12 avril 2014

METAMORPHOSE (Lorraine)

Je suis un zèbre, bien campé sur mes sabots, la pelisse ornée de bandes verticales noires et blanches, broutant les pâturages africains, très affectueux, aimant la compagnie de mes semblables…

Non, ceci n’est pas une petite annonce, je ne recherche pas l’âme sœur, simplement je me présente.  Tel que je suis ? Plutôt tel que j’étais…Car le jour du printemps, quand tout le monde dormait, je suis devenu papillon.

Je suis  sur votre épaule. Si vous bougez, je m’envole. Et je me pose avec douceur sur la rose ouverte dont le parfum m’enivre. S’iIl faut longtemps à la chrysalide pour devenir un papillon libre, moi, il m’a suffi d’un instant.   Désormais mon envol se rit des clôtures et des grilles, se roule dans les effluves multiples des jardins fleuris, et dépose au bout de mes ailes une senteur de lilas.

Devenir un papillon m’a été donné comme un cadeau. J’étais las de marcher sous la brûlure du soleil, j’enviais le vol des oiseaux, si légers et prompts à repartir, je virevoltais dans mes rêves. Aujourd’hui, je remercie le génie qui m’a transformé. Grâce à lui j’invente des paysages, je flâne par-dessus les clochers et m’endors dans l’herbe pure de ma méditation. Je change de couleur la nuit, mon bleu se satine, mon œil perce l’obscurité, je rencontre des ombres, je leur parle et elles se confient. Un papillon peut tout entendre. Et j’apporte un peu de miel aux solitaires qui croisent ma route.

Un zèbre, moi ? En voilà une idée ! D’ailleurs, c’est quoi, un zèbre ?...

 

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Participation de JAK

293 mets ta morphose

 

 

293 telegram et texte

 

Télégramme aux défiants

Stop

Impossible écrire

Cerveau en ébullition

Hôpital d’aliéné prescrit

Après essai d’imiter Ovide

D’Auguste  jusqu’à aujourd’hui

A la semaine prochaine si guérie

 

Jakenjachère

 

*Définition -morphose (n.f.)

Transformation progressive d'une image en une autre par traitement informatique.

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Les métamorphoses d'une métamorphose (Epamine)

Dans un mûrier

"Chrysale, mets ta morphose si tu sors ce soir!

- OK, Docteur Imago! Je file avec mon quant-à-soie!"

 

Dans la cour du lycée

" Mais... t'as Morphose comme prof de philo ?

- Perdu! Anne a Morphose! Moi, c'est Lullose!"

 

Dans le Cercle des Aèdes Disparus

"Mets ta mort fausse, Sénèque !

- Non, Socrate! Moi, c'est Ovide!

- Je l'ai toujours dit: Je ne sais qu'une seule chose, c'est que je ne sais rien! "

 

Chez les Bruce

Jean: Je n'ai aucune idée pour le prochain OSS.117!

Josette: Je pense qu'il faut que tu le mettes à Morphose!

Jean: "OSS ose à Morphose"...Bof!

Josette: Et que penses-tu de "Métamorphose à Formose"?...

Jean : Bien vu, ma Josette!

 

 Au bureau des archives

"J'ai relu le dossier F.K. : douloureuse métamorphose!

- De quoi tu parles?

- Du cas F.Kha!"

 

Dans les coulisses de l'opéra

"Wouaouh! Méga morphose, Odette!

C'que t'es belle en cygne laqué!

- Oui, je ne suis pas comme tout le monde!"

 

Sur le ring de Real Steel

"Tes coups le mettent amorphe... Ose!" lança Max à son père.

Et d'un ultime uppercut, Atom envoya Zeus à terre.

 

Sur un plateau de tournage

"Allez, Métha, mords Phoz !

- Mais il ne m'a rien fait!

- Je sais mais c'est écrit dans la bio(s)cénose!"

 
giambattistatiepoloLa métamophose de DaphnéApolo Dafne
Ovide - La Métamophose de Daphné  (Livre I, 452-567)

 Pas de bol pour Apollon !

La belle a changé de tronc !

 

 

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Strobe effect (Vegas sur sarthe)

En créant le zèbre zébré, le Tout-Puissant ne se doutait pas qu'il créait du même coup la polémique. Si une légende africaine pose la question de savoir si le zèbre zébré est blanc à rayures noires ou noir à rayures blanches, bien des savants même noirs se sont faits des cheveux blancs sur la question.
On a longtemps cru qu'il avait inventé le code-barre (*) pour identifier chaque zèbre zébré mais c'est plutôt dû à un gros coup de lassitude car si on sait que le Créateur a attendu le quatrième jour pour nous pondre les zanimaux beaucoup ignorent qu'ils sont nés par ordre alphabétique, ce qui fait que le zèbre zébré arrive presque en queue de peloton, juste avant le zébu ou “zépusoif” et la zibeline.
Le zébu est un beau-vidé, moins beau quand il est plein contrairement à la zibeline qui est plus belle vidée c'est à dire en pelisse ou en étole, mais ce n'est pas le sujet.
Il n'empêche que seize points au scrabble dont dix pour le 'z', ça valait le coup d'attendre!
Le zèbre zébré peut aussi remercier le Créateur de lui avoir imaginé ce motif et lui éviter toute confusion avec le panda, la girafe ou le dalmatien.
Bien plus tard viendra l'écossais ou Tartan - à ne pas confondre avec Tarzan, ce fils d'aristocrates anglais - et de plus on s'en fout.
A sa naissance le zébreau zébré n'est pas zébré mais noir, vraiment noir et révèle ses fameuses rayures à force de se frotter aux rugueux arbres africains qui deviennent noirs à leur tour, comme toute l'Afrique.
Puis vient l'heure du casse-croute de la hyène et celle de prendre la fuite en utilisant ce qu'on appelle en dialecte zèbre le “Strobe effect” ou effet stroboscopique.
Pour le zèbre zébré, là où y'a d'la hyène y'a pas d'plaisir et il lui faut user d'un stratagème très efficace pour rendre floue son image et fou son prédateur!
Il doit trouver la vitesse précise à laquelle le phénomène de crénelage - dû à l'imbrication l'une dans l'autre de deux fréquences stables dont la plus élevée demeure inférieure au double de la plus basse - le rendra “quasiment” invisible aux yeux de la hyène dépitée.
En fonction du “quasiment” c'est à dire de l'obtention de la bonne vitesse de course, la hyène est plus ou moins dépitée et le zèbre zébré plus ou moins mangé: c'est ce qu'on appelle l'équilibre plus ou moins écologique.
On serait sur le point de prouver que les rayures noires et blanches déplaisent particulièrement aux insectes piqueurs et porteurs de maladies mortelles, mais ceci est une question de taon...
On pensait également que le croisement de deux zèbres zébrés pouvait donner une grille de mots croisés ou de sudoku. Il n'en est rien. Leur croisement ne donne qu'un mokitu ou “mot-qui-tue” qui n'a rien à voir avec le scrabble.
Le sujet des rayures du zèbre zébré a de tout temps inspiré les hommes comme Coco Chanel et Jean-Paul Gaultier dont la célèbre marinière portée par Montebourg fait aujourd'hui la fortune de la bonneterie quimperloise Armor Lux, comme quoi la métamorphose mène à tout.
(*) Les scientifiques peuvent désormais lire les rayures caractéristiques des zèbres zébrés (25 à 43 raies) comme des codes-barres pour recenser une population grâce au logiciel open-source StripeSpotter.
A noter que j'ai essayé StripeSpotter sur mon chat. Ca ne marche pas.
(**) Le zèbre zébré est communément appelé Pléonasme.

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Métamorphose (EnlumériA)

     Depuis qu’il avait rencontré Leslie, Dominique n’existait plus pour lui-même, il ne vivait plus que par elle, à travers elle, de par la grâce de chacun de ses regards, de chacune de ses paroles. À ses yeux, un seul geste, par sa main esquissé, suscitait un univers gracile et vertueux. Leslie incarnait tout ce que Dominique admirait de toute éternité chez une femme. L’élégance d’esprit et de cœur, la mélodie de sa voix et la cascade rouge de ses cheveux sur ses épaules. L’irradiation de sa peau d’albâtre et ses yeux céruléens illuminés de bonheur faisaient de Leslie, Ève ultime aussi bien qu’absolue Lilith, celle par qui le scandale d’une beauté surhumaine déchire les mondes.

     Ils avaient fait connaissance au détour d’un vernissage. De découvertes en confidences, de petites attentions en sourires complices, un incommensurable amour naquit dans le cœur de Dominique. Une espérance inouïe l’accompagna jusqu’au jour terrible où il déclara ses sentiments. Comment décrire l’effondrement de son âme lorsque Leslie, désemparée par sa déclaration, lui révéla son homosexualité. Ce n’était pas négociable. Elle prononça alors cette phrase caricaturale qui alimente les plaisanteries de fin de soirée, lorsque chacun raconte son plus beau râteau, sa veste la plus seyante : « Je préfère qu’on reste amis ».

     À cette annonce, il se recroquevilla comme une rose défunte. Une souffrance abjecte hantait ses jours et ses nuits. Les anxiolytiques les plus puissants n’y pouvaient rien ; les psys en perdaient leur latin. Chaque soir, au crépuscule, la lance de feu d’Azraël s’enfonçait toujours plus profondément dans sa poitrine. L’air fuyait ses poumons, son estomac refusait toute nourriture. Seuls ses yeux, véritables fontaines de larmes, lui rappelaient qu’il vivait encore, telle une ombre au Shéol.

     Et puis un jour, il en eut assez de saigner. Puisque la médecine des hommes ne parvenait pas à éradiquer cet amour létal qui le rongeait, il décida de s’en remettre à ce Dieu autiste auquel certains prêtent existence. Qu’avait-il à perdre ?

     Sa prière, chuchotée du bout des lèvres, n’en fut pas moins péremptoire. 

     « Seigneur ! Si tu existes, fais quelque chose pour moi ! »

     Comment expliquer ce qu’il ressentit. Était-ce un effet de son imagination ? Un symptôme de son mal-être ? Allez savoir. Le fait est qu’il crut qu’une poigne d’acier arrachait une araignée gigantesque de cet endroit incertain qu’on nomme for intérieur, pour, l’instant d’après, y placer quelque chose de doux et réconfortant.

     Quelques semaines passèrent. Il ne souffrait plus et songeait déjà à reprendre son travail. Tout semblait normal jusqu’à ce que la gardienne, d’un air inquiet, lui demanda s’il souffrait de la gorge. « Votre voix. Elle n’est pas comme d’habitude. On dirait que vous avez mué. »

     Il s’aperçut bientôt qu’il n’avait plus besoin de se raser. Sa chevelure devenait plus épaisse, plus soyeuse. Il se réveillait le matin dans un lit maculé de poils tombés pendant la nuit. Son teint s’éclaircissait, sa peau s’adoucissait. Ses hanches s’arrondissaient et ses pectoraux se transformaient en petits seins. Son sexe s’étrécissait de jour en jour jusqu’à se résorber totalement. Dans la rue, les voisins ne le reconnaissaient plus.

     C’est lorsqu’il prit conscience qu’il devait renouveler sa garde-robe qu’il réalisa l’ampleur de sa métamorphose.

     Alors son cœur bondit de joie et Dominique sut qu’elle pouvait recontacter Leslie.

 

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Le grand galop chromatique (Emma)

Je l’savais bien que j’aurais pas dû risquer “le grand galop chromatique” ! tout ça à cause de Maman et ses sirops fortifiants, remèdes de cheval, oui !
 


permis de conduire un orchestre jean poiret... par susacacon

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Bizarre... (Walrus)

Oui, j'ai dit "bizarre...", comme c'est étrange, n'est-ce pas ?

Moins cependant que ceci : quand j'entends "métamorphose", ce n'est aucune des histoires des quinze livres d'Ovide qui me vient à l'esprit, malgré que j'aie "fait" Latin-Math.

Non, moi quand on me dit "métamorphose" je pense "cloportes" !

Comme quoi, d'avoir transpiré sur Daphné ou Philémon et Baucis ne vous empèchera jamais de prendre comme référence Granier-Deferre parce que vous savez distinguer l'essentiel de l'accessoire et préférez les dialogues d'Audiard aux gérondifs de l'auteur de l'Ars amatoria.

 

Et d'ailleurs, si je ne pense pas cloportes, je pense morphing d'avantage encore qu'Ovide, car on n'assiste pas à la naissance puis aux balbutiements, à l'explosion enfin, de l'informatique sans en être profondément marqué (j'allais dire "imprégné" mais des esprits moqueurs du sud auraient vite fait, eux, de penser "Pastaga" et toutes ces sortes de choses).

Informatique dont les applications vous feraient comprendre que les claviers sont de drôles de zèbres...

zebre

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Participation de Venise

Ce jour là je vivais plus intensément

Choisissant les notes cool de Neil Young

Ces chansons reprise à deux voix.

Donnaient à ma vie du génie

Les jours sont passés dans le désordre de ma vie, et je continue à fondre ma voix dans la sienne, faible et irrésistible à la fois.

Et peu à peu j’ai perdu mon corps dans un champ de coquelicot

Ve1

 Mon âme ensoleillée  par la musicalité de ces textes baignait dans de grands espaces bleus de silence.

Je découvris que la vie n’était plus fâchée avec moi.

 

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Participation de Fairywen

 

18 ans…

 

18 ans… 18 années pour que le bébé que je tenais dans mes bras se métamorphose en une belle jeune fille… Ca fait un choc, quand même… Non pas que je sois une nostalgique de la période couches-culottes, tu me connais, ma fille, mais quand même… On a beau dire que ce n’est qu’un chiffre, que rien ne change puisque tu ne gagnes pas encore ta vie, quelque part, ça marque… J’ai mis côte à côte une photo de toi sur ton cheval à bascule, quand tu n’avais pas encore un an, une photo de toi sur ton poney dans le jardin, et une photo de toi sur le cheval de ton père, ce grand alezan que j’adore tant que je ne suis pas dessus (je préfère mon bai ou la grise familiale, tu le sais !!). C’est vrai, les années ont passé, tu as changé, mais je retrouve toujours tes yeux, ton sourire… Il y a des choses qui ne changent pas, pour nous tes parents, et quelque part, la jolie jeune fille reste l’enfant qu’on prenait dans nos bras pour lui raconter une histoire ou lui faire un câlin. Tu tiens un peu de moi, un peu de ton père, beaucoup de toi. Tu es unique.

Oui, tu t’es métamorphosée, bientôt tu prendras ton envol, et la maison sera bien vide sans toi, mais la vie est ainsi, les enfants grandissent et s’en vont, et il n’y a aucune amertume dans ces mots que j’écris. Tu sais que nous serons toujours là pour toi.

 

Tu sais que nous t’aimons.

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