12 avril 2014

Défi #294

minuscule

 

Petit cheval

adressez vos participations à

samedidefi@gmail.com

merci et

à tout bientôt !

 

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Métamorphoses d'une statue (MAP)

La Duchesse d'Orléans - Before After

 

La Duchesse d'Orléans - Après

 

La Duchesse d'Orléans - Copie bleue

 

La Duchesse d'Orléans - Copie Bleu et blanc

Au choix .....

 




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La Libellule et le Doryphore (Célestine)

 

libellule

 

Au départ, ils sont si différents que l'on se demande ce qu'ils pourraient bien avoir à se dire.

Une qui est toute en douceur, en délicatesse, un corps qui danse sous le charmant désordre des dentelles, un don certain pour le bonheur, une grâce singulière, elle volette de fleur en fleur, légère et court vêtue. 

Un qui aurait plutôt la grâce d'un diplodocus ou l'air plein de dédain d'un dromadaire, le cheveu embroussaillé, le réveil difficile et l'œil ombrageux. Causant comme une pioche. Avec un mépris affirmé pour tout déballage intempestif de sentiments. 

Au demeurant, pas de danger qu'ils se rencontrent. Elle est libellule, il est doryphore, lui c'est l'ours et elle la poupée.

Mais c'est compter sans Cupidon et son arsenal de flèches assassines. Un petit débrouillard, celui-ci!  Il adore quand il y a du défi, du doute, de la difficulté. Il aime acoquiner les âmes de façon improbable dans ce dédale d'individualités.

Ça y est, vingt dieux, il leur en a décoché deux, tout pile dans le cœur, un vrai boulot de dingue! D'une précision drastique. C'est drôle comme ça le rend radieux, les métamorphoses de l'amour! C'est gagné! La belle volage interloquée, entrouvre ses ailes, le bougon célibataire endouci, sort de son cocon. C'est l'échange des fluides: elle devient doryphulle, il devient libellore. L'amour, ça vous change une bestiole!

Y a plus qu'à les laisser se découvrir, se désirer, mêler tendrement leur pâte dentifrice et leur mousse à raser...l'éternelle et folle histoire du monde se joue, là, dans cet échange de regards où l'on entend soudain comme un éclair blanc exploser et distiller l'amour dans le ciel crépusculaire... Le déclin du disque solaire qui s'effondre sur la ville annonce une nuit délicieuse.

Pendant ce temps, le sale petit bonhomme est déjà reparti décalquer d'autres irréductibles avec son arc en bandoulière et son bandeau sur l'oeil. La désillusion viendra peut-être. La distance...le divorce peut-être...Cupidon s'en fout. Il s'en bat les élytres. Il ne gèrera pas. Pas que ça à faire, non plus. Et puis quoi encore? Le SAV, c'est pas son rayon.

 

doryphore

 

 

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Mes métamorphoses (KatyL)

 

k01 A ma naissance

k02 Adolescente en jeune-fille « fleur bleue » romanesque, libre, rêveuse…

k03 Jeune fille poète et peintre un peu chanteuse et danseuse aimant la nature, les pièces de théâtre !!! Et rêvant du  prince charmant !

k04 Femme à cheval (sagittaire) et le 1er amour au galop !

k05 Et deux garçons plus tard transformation en maman

k06 Puis le temps des larmes,k07

Femme pluie de pleurs !!....

k08 Et la chrysalide décide de voler de ses propres ailes, Femme libre !

k09 Le temps du renouveau de la création totale

Femme Artiste qui apporte son « savoir » aux autres

k10 Le temps des difficultés il faut se battre Femme lionne !

 

k11k12

La bataille de la vie nous oblige à sortir parfois les griffes.( les miennes ne sont pas acérées)

Mais très vite la lionne est repartie pour laisser place à :

k13 Une femme mûrie par la vie et les émotions, devenue sereine, et qui aime faire de sa vie un art de vivre et de son art , sa vie !

katyL

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Participation de bongopinot

bon01

 

Je pousse la porte d’un piano bar

Où il n’y a pas une seule âme

Seul un piano en habit noir

Au beau milieu d’une pièce calme

bon02

Je viens m’asseoir face à lui,

Mains posées sur ses touches ébènes,

Et aussitôt elles se mettent à jouer une mélodie

Moi qui ne suis pas musicienne.

 

Soudain le piano devient banquise

Et des pingouins en salopettes

Sur cette glace douce et exquise

Glissent et tournoient, faisant des claquettes

bon03

Suis-je envoutée et prise dans un sortilège

Mais peu importe je profite du spectacle

Et la banquise fond et le piano redevient sage

Les pieds dans l’eau une musique arrive et m’encercle

 

Et les touches du piano s’étirent et s’allongent

Comme c’est beau toutes ces rayures en noir et blanc

 J’attends que la métamorphose  opère

Profitant de ce moment impressionnant et charmant

bon04

Mon esprit erre sur une musique de Chopin

Soudain se dresse devant moi un couple de zèbres sereins

Enlacés dansant tendrement, leur regard un peu chagrin

De savoir que la métamorphose ne durera pas

bon05

Effectivement en un instant tout est revenu à la normale

Et un homme fait son entrée en belle tenue

Il est venu nous jouer son récital

Et comme il se doit je le salue.

 

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Joplin, Missouri (2011) (par joye)

Atmosphère des métaphores

Estompera les hématomes :

Trophées de morphèmes,

Les marmots emportés.

Athées amères

Après photo ?

Trop près,

Pas top.

Cruelle nature qui prend un papillon et le retransforme en larve...

joplinImage retrouvée sur Google Images.

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La colère de Petra (Nhand)

Les vents, menaçants de colère,
Déforment la ligne des eaux ;
La houle s’enfle et s’accélère,
Les vagues deviennent ciseaux.
Au port, les bateaux s’entrechoquent,
Dansent la valse des courants
Et même, parfois, se disloquent,
Finissent en débris errants.
L’océan vient à la conquête
Des lieux qui furent nos abris,
Le littoral se déchiquète
Sous des embruns toujours plus gris.
Qu’adviendra-t-il de notre plage ?
Petra s’en moque éperdument,
Comme à force de dessablage
La dune tombe doucement.
Le beau tableau se défigure
Tout autour du môle blessé
Et l’oiseau de mauvais augure
Annonce un été cabossé.
Quelle triste métamorphose,
Tant de stigmates sont parlants !
Résigné, le géographe ose
Penser à corriger ses plans.

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Métamorphose (EVP)

 

Fini les griffes noires des arbres lacérant un ciel de perle.
Fini le givre endiamantant le bas du carreau de la vitre.
Fini le vent coulis rougissant le nez, mouillant de cristal les yeux.

Ça a commencé à bas-bruit, une brume de pétales blancs sur l’amandier.
Ça a continué par le rose insolent du prunus endimanché.
Ça s’impatientait en bourgeons, en chatons tumescents et fébriles.

C’est là, explosion jaune des forsythias, mauve des glycines, violine des
Grappes de lilas.
C’est là, ramures d’acajou, bouquets délicats des cerisiers, céladon des
Jeunes feuilles encore froissées.
C’est là, l’herbe drue et tendre éclaboussée de pâquerettes, où le merle
Bravache, gobe le ver gigotant.

Métamorphose enchanteresse des saisons.

Dans la glace, une saison de plus sur mon visage.
Le temps a plissé ici, affaissé là.
La maladie a raviné ici, creusé là, boursoufflé ailleurs.
J’essaye d’être indulgente à ce que je vois.
Si la vie a quelque prix, c’est la monnaie qui me reste que voilà.

Pour le reste, l’éclair dans le gris-vert des yeux,
Fulgure toujours contre l’injuste, le cupide, l’ambitieux
L’égoïste et l’insincère.

Métamorphose bien incomplète d’une vieille pas encore sage !!

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Ci-lombalgīt Joe Krapov (Joe Krapov)

la-metamorphose-des-cloportes-a02

Il suffit de changer une ampoule dans sa salle de bains et on se retrouve métamorphosé en Clo-Cloporte. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Franz Kafka, spécialiste du genre qui eut sa petite heure de gloire jadis en raison d’un numéro de transformiste qu’il exécutait dans un cabaret de Prague.

C’est avec des jeunes sots qu’on fait des vieux cons. Cela, c’est paraît-il, de Louis Aragon. Moi je me fiche de cela comme de mon premier slip aéré – c’est aussi de lui – mais mon dos, non : avec le temps, va, comme tout s’en va – oui, gagné, Léo Ferré ! -, il paraît que ma colonne vertébrale a perdu sa courbure en chemin. Pour apprendre cela l’iatrophobe militant que je suis a dû avaler une couleuvre supplémentaire après le dernier lumbago subi et prendre rendez-vous avec un kinésithérapeute-ostéopathe. Très sympa, le gars, pour une fois !

Ca ne m’a pas fait perdre le sens de l’humour pour autant ! Quand je suis rentré de la première consultation j’ai demandé à Marina Bourgeoizovna : « Tu n’aurais pas un annuaire du téléphone pour que je me lave les dents ? ».

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes mais Joe Krapov si. Pierre Lescure et Philippe Gelück aussi. C’est pourquoi il partage ses images, ses citations de Louis Aragon, ses délires verbaux et désormais ses cours de maintien pour internautes à mal de dos récurrent avec vous.

- Chaque fois que vous vous laverez les dents, conseille l’ostéopathe sarthois de Rennes, vous mettrez un annuaire sous vos orteils. Cela vous aidera à retrouver la cambrure naturelle de la colonne vertébrale.
Et de fait, à part les taches de dentifrice sur le pyjama ou sur le pull le matin, ça marche !

La deuxième visite a eu lieu vendredi dernier. Ce soir-là j’ai appris à me métamorphoser en chevalier servant. Toutes les dames qui passent par ici savent très bien que leurs désirs sont des orgues et que je me ferai un réel plaisir d’en jouer. Désormais je pourrai pour elle, en plus, mettre un genou en terre, poser sur le tapis le cœur que j’avais sur la main, appuyer mes deux mains sur l’autre genou allonger vers l’arrière la jambe avec le genou en terre en la faisant glisser, cambrer les reins et me casser la gueule sans me faire mal aux seins : c’est juste vous qui vous fendrez les côtes en regardant le tableau.

DDS 293 ASTERIX_SPHINX-1

Et puis j’ai aussi appris à me transformer en sphinx. « Chic ! se disent les messieurs qui passent par ici, il va enfin la fermer, celui-là ! ». C’est vrai, je les comprends, je suis comme ça, moi aussi : quand on en a plein le cul d’entendre des gens bavards parler pour ne rien dire, on rêve de voir le sphinx se taire.

Mais vous allez voir que ce n’est pas si évident. Pour faire le sphinx, on s’allonge sur le ventre. On pose les deux bras étendus devant soi et on relève la tête. On rapproche les bras en pliant les coudes, on prend appui sur les avant-bras et on relève la tête au maximum.
- Voilà, c’est tout, ça fera 72 euros.
- Rapace !

Nân, je déconne. Le praticien qui m’a avoué être né à 72300 La Chapelle d’Aligné ne me demandera qu’à la 3e et dernière séance en mai de les.
(Oui, de les aligner !)

Pour terminer, puisque me voilà devenu sphinx, je ne résiste pas au plaisir de vous soumettre à la question. Notre atelier d’écriture « en vrai » du mardi à la salle Mandoline s’est en effet métamorphosé la semaine dernière en fabrique de questionnaires cinéphiliques. A vous, cher(e)s Oedipes in the dark, de donner les titres des films évoqués, ci-dessous

Une robe blanche soulevée au-dessus d’une bouche de métro ?

Un charlot portant moustache joue au ballon avec un globe terrestre ?

Un défilé de mode ecclésiastique avec des chasubles qui clignotent dans un film italien du siècle dernier ?

Un parapluie orné d’un perroquet au bout du manche et ce perroquet parle à une dame à chapeau chargée d’éduquer deux enfants ?

Un rideau de douche et un couteau ?

Quatre notes d’harmonica dans un film de Sergio Leone ?

Un couple qui écarte les bras au milieu de l’océan ?

Jean-Paul Belmondo avec le visage peint en bleu ?

Une femme nue allongée sur un lit et qui demande à son amant « Est-ce que tu les aimes, mes fesses ? » ?

Deux hommes dans un canot à moteur. L’un des deux, habillé en femme, enlève sa perruque et dit : « Je suis un homme ! ». L’autre répond « Personne n’est parfait ! » ?

Un gamin tout nu dont le nom évoque un chapeau a bien du mal avec le conditionnel ?

Un type en pantalon bleu à rayures blanches fait tomber le nez du sphinx ?

Si le nez de Liz Taylor n’avait pas été ce qu’il fut, la face du monde en eût été changée ?


P.S. Je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler des métamorphoses de libido vide en désir de rata et que je n’ai pas placé non plus « Métamorphose où j’ai mon doigt ! ». J’espère que d’autres y auront pensé à ma place !

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