22 mars 2014

Défi #291

 

"Comme c'est beau

ce que l'on peut voir comme ça

à travers le sable, à travers le verre

à travers les carreaux"

.............

 

Chagall

 

A vous de continuer à votre façon

"La chanson du vitrier" de Prévert

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

Posté par MAPNANCY à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Maéva (Célestine)

cél

Tu es petite, je suis grande. Tu possèdes les yeux sombres d’une fille d’Espagne, j’ai le regard clair de mes lointains ancêtres des landes de Galway.

Tu n’as pas encore d’enfants, moi j’en ai trois, dont un fils de ton âge. Tu commences ta carrière et j'entrevois au loin le fanion à damier.

Et pourtant, Maéva, qu’est-ce qu’on se ressemble ! Comme je retrouve en toi les fougues et les impatiences de mes débuts !  Comme je sens bouillonner dans tes paroles les mêmes convictions, les mêmes enthousiasmes qui m’animent encore au bout de trente ans. Le même goût du travail bien fait.

Comme j’ai envie de te dire, à l’instar de Gabin dans « un singe en hiver », s’adressant à un Belmondo ténébreux et flamboyant « Tiens, t’es mes vingt ans ! »

Peu à peu, j’ai découvert que nous étions en phase : même humour, même amour de la langue française, même goût des bonnes choses et des plaisirs de la vie. Tu es aimée par tes élèves. Je le vois bien.

Et puis, aujourd’hui, je t’ai vu pleurer, déstabilisée par un de ces malandrins de l’administration, un de ces ronds-de-cuir pisse-vinaigre qui se croient autorisés à démonter les jeunes collègues en leur imposant leur point de vue étriqué de « bureaugrattes » et en les décourageant du haut de leur fausse autorité.

 Mais que savent-ils du plaisir, du bonheur d’enseigner ? Ne t’inquiète pas : leurs pinaillages de psychopathes flexionnels sont peanuts. Ce n’est que l’écume de leur bave devant ton talent naturel. Moi je sais que tu ne te décourageras pas. Que tu seras une institutrice exceptionnelle. Une de celles qu’un enfant n’oublie jamais.

Aujourd’hui, j’ai compris que dans mon école, tu étais, malgré les apparences, celle qui me ressemble le plus. 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [52] - Permalien [#]
Tags :

Se canto, que canto (par joye)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags :

Une marmite sarthoise (Joe Krapov etc.)

22 mars 2014

Se sont assemblés pour concoter une marmite sarthoise

 

Flash

DDS 290 marmite sarthoise


Vegas sur Sarthe ; Titisoorts ;
Joe Krapov ; Sebarjo

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :


Chronique de la snob (JAK)

Ce matin j’étais en retard à mon rendez vous chez  Tond2atifs,  le salon tendance  de mon quartier : on n’y  rattrape chaque jour les coupes de clientes désespérées.

Dédaigneusement, Marco, le créateur en chef me  toisa d’un regard sombre de mépris : je n’étais pas une habituée des lieux,  et ma coupe justement laissait à désirer. Chez lui,  il faut faire chic d’emblée si vous franchissez son seuil.

 Le snobisme règne dans ce quartier BCBG. Je me demande d’ailleurs pourquoi je m’y balade si souvent... Il faudra que j’en parle à mon Psy.

Je m’installais sur un fauteuil design très confortable.

Les ciseaux  de Marco s’exerçaient sur la tête de Miss Mijaurée, tout de rouge vêtue,    qui marivaudait d’aise sous les badineries qu’il lui susurrait à l’oreille. Un coup de peigne par ci- un peu de laque par là, il édifiait un parfait chignon de chipie.

Un jeune dandy entra, attirant tous les regards : c’était l’ami de notre Miss Mijaurée, homme à tout faire,  il  ramenait le petit chien de Madame, cabotin et aboyant pour se faire remarquer.

Le toutou  s’était rendu, lui aussi chez  son figaro  attitré. .

 

jak1

Je n’en revenais pas il était copie conforme avec sa patronne !

-Alors là me suis-je-dis, quel mimétisme : tel chien telle maitresse !

J’enchainais, ricaneuse, la remarque :

-Pas étonnant : Qui s’assemble se ressemble,

 

Mais à tout bien considérer, je bannis aussitôt cette pensée, car au fond,  que faisais-je moi-même dans ce salon, si non m’agréger  avec les « ceusses »   qui certainement me ressemblaient.

Mon psy le lendemain me rassura : nous les humains nous éprouvons  ce besoin de nous confronter aux mêmes genres, cherchant  des  affinités de caractère, ses similitudes de coutumes, de mode, de passion…, copiant, singeant…

Mais, pourquoi,  paradoxalement   les contraires également nous attirent comme l’aimant.

 

Le hic c’est de s’accepter d’être tel, et de pouvoir  en rire à gorge déployée, et bienheureux celui qui a trouvé le juste milieu entre ces deux contradictions

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

1 - Assemblage (titisoorts)

Au début, j'ai commencé plutôt tranquille, il m'arrivait de sourire, bercé par mon berceau. Le temps a fait le reste. Nous portons en nous et sur nous, un sac à dos. Au commencement il y avait nous, et des rouages, des vis que nous ont légué nos parents, le tout, mélangé dans le sac. Le problème c'est que nous n'avons pas de mode d'emploi, alors, tant bien que mal, nous essayons telle vis, tel rouage. Il en suffit d'un qui ne soit pas convenablement positionné, pourtant pour nous, tout a l'air d'aller bien, on ne s'en rend pas bien compte, c'est là que les parents interviennent, et commencent par nous serrer la vis.


Nous pouvons de nous même le deviner, il suffit d'écouter et d'entendre les autres " Hé gars, çà tourne pas rond chez toi..."
Et à partir de ces moments, soit vous démontez et remontez, pour éviter que tout parte de travers, soit, vous continuez votre route, le sac au dos, droit devant, avec encré les mots je suis comme je suis. Vous pouvez avoir, dès la naissance la bonne combinaison, des rouages au bon endroit, sauf qu'il en suffit d'un voilé, pour que la vie soit moins facile. Vous pouvez donner quelques tours de vis pour parfaire le réglage, l'avoir plus fin, et vivre le tournevis à la main dans une continuelle perfection d'imperfection.


Et, lorsque vous en avez plein le dos, plein le dos de les porter, garder votre sang froid, ce ne serait pas bien de péter un boulon. Peut être simplement pourriez vous, changer de direction, changer quelques habitudes, vous verrez le sac s'allégera de lui même. Avec le temps qui passe, la hotte se remplit de rouages, d'expériences de la vie, d'expériences de l'amour, un rouage bien huilé et tout roule comme sur des roulettes. Par manque de fonctionnement certains peuvent se gripper, un grain de sable, un grain d'amour, un grain de folie.


C'est bien, de sans cesse fouiller dans son sac, pour parfaire l'assemblage. Il m'est déjà arrivé dans ma vie, d'imbriquer un rouage du cerveau, plutôt vers le bas ventre,  je sais, je ne suis qu'un homme, nul n'est parfait. C'est se mettre des bâtons dans les roues. On ne sait pas, on fait ce qui semble être bien pour nous, déjà pas si mal. En mettre trop n'est pas toujours le mieux, pour se retrouver sur le bord du chemin la cinquième roue de la charrette.


 Je sais bien qu'il va falloir du temps pour me connaître, pour savoir à qui je ressemble vraiment que je sois moi, que je me ressemble, que je me reconnaisse. Je sais aussi que le temps m'est imparti, il se peut qu'un jour je réussisse à m'assembler convenablement. On dit bien "qui s'assemble se ressemble".

ti01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Bongopinot

bon01bon02bon03

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags :

Rendez-vous (MAP)

Bien souvent et très régulièrement

 ils se donnent rendez-vous à la fin de la semaine

  et partage un goût commun 

pour l'écriture sous toutes ses formes  !

Vous avez deviné je le sais ! 

Voici quelques unes de leurs bonnes petites têtes :

 

T 10

 

T 10

 

T 10

 


T 10

T 9

 

T 11

 

 

 

 

 

 

T 5

 

T 6

 

T 7

 

T 8

 

 

T 1

T 2

 

 

 

T 3

 

 

T 4        Amitiés à toutes et à tous !!! 

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Prudence Petitpas

Jumelles comme deux âmes
Qui se comprennent sans mal
Jumelles comme deux sœurs
Qui s’aiment de tout cœur…

Jumeaux comme deux cœurs
Qui s’enlacent sans peur
Jumeaux comme deux êtres
Qui jamais ne regrettent
De vivre l’un dans l’autre
De s’aimer l’un et l’autre…

Jumelés dès leurs jeunes âges
Deux âmes dans les nuages
S’envolent de leur cage
Se cherchent sans relâche…
Jusque dans les entrailles
De cette terre sauvage
Où la vie les a cueillies
Où la nuit les a saisies…

Deux âmes dans ce paysage
S’accordent de leur partage
Se volent leurs sourires
S’envolent pour mourir
Là-haut dans les nuages
Où l’amour n’a pas d’âge
Et dans ce ciel sauvage
Elles ne seront plus jamais sages…

pru01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags :