15 mars 2014

Défi #290

 

"Qui s'assemble se ressemble " dit-on !

Pouvez vous nous en fournir la preuve ? 

Qui s'assemble

Bonne recherche à toutes et à tous !

Envoyez vos participations à l'adresse habituelle : 

  samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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Chat-cariâtre (Célestine)

Cher Monsieur Eksioglu,

Je viens par la présente vous poser réclamation pour les conditions inhumaines dans lesquelles vous faites travailler les gens.

A la base, il s’agissait, d’après vous, d’un travail de tout repos. Pourquoi pas une villégiature ou une sinécure ? Que nenni !

Je me suis posté devant le trou comme vous l’aviez précisé sur la feuille de route.

Dans l’exacte position du tirailleur couché qui reste là, sans se tirer, d’ailleurs. Vous ne vous imaginez pas les crampes que j’ai endurées, le dos en compote et le poil mité. Et tout et tout.

Je me suis caillé les moustaches toute une nuit, j’ai guetté, guetté à m’en fendre les pupilles dans le sens longitudinal. Ou perpendiculaire.  Rien.

Rebelote le lendemain. Et les jours suivants. Toujours rien. A part ce truc indigeste et qui pue, qui sort du trou à heure régulière en poussant des sifflements. Un train…non mais je vous demande un peu. Pourquoi pas une poêle à frire ou une bombe à raser ?

Je vous préviens que cela ne se passera pas comme ça. J’ai fait appel au puissant SNCREC, le Syndicat National des Chats Rayés En Colère.

J’exige ma ration de souris fraîches. En lieu et place de cette mauvaise plaisanterie.

Je vous prie d’agréer, etc etc bla bla bla de toutes façon, avec votre nom à coucher dehors, si ça se trouve vous pas comprendre ce que moi vouloir dire. Hein ? Xénophobe moi ? Pourquoi pas mythomane ou schizophrène ?

cél

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Participation de Prudence Petitpas

 Après maintes ruses plus ou moins légales et honnêtes de notre bon gros matou, ce chat fatigué, usé, découragé n’arrivant toujours pas à attraper cette satanée souris, qui ne le ménage pas et lui envoie des pieds de nez à longueur de journée, n’en peut plus de cette chasse et catastrophé par ses piteux résultats, se désole sur son sort : il ne mange plus, ne dort plus, il déprime complètement et plus rien ne l’intéresse, même la télé, ne le concerne plus, encore moins les dessins animés de ce bêta de gros Tom auquel il ne veut surtout pas s’identifier… Il pleure donc sur son sort, et maigrissant à vue d’œil, notre adorable souris ne le reconnaît pas, et trouve le jeu un peu trop ennuyant depuis que son matou préféré ne s’intéresse plus à elle….

De son trou de gruyère, elle le voit se morfondre et se demande comment rendre l’énergie et la bonne humeur à ce chat décomposé … quel drame que de perdre son meilleur ennemi, sans avoir terminé la partie.

Un jour, pleine de courage, elle s’approche de lui, sur ses gardes tout de même, de peur que cette accalmie ne soit qu’un piège de la part du matou, elle n’est plus qu’à quelques centimètres du museau dont les crocs reluisent au soleil, mais dont la réaction se fait attendre, en effet, de sa léthargie, il n’est même pas sorti, et les yeux mi clos, il semble bien ailleurs, ce pauvre petit chat malade…

Tellement enfoui dans ses pensées, il ne s’aperçoit pas que l’être tant désiré est si proche de lui, et que de ses petits bras croisés, elle le toise et se demande comment le faire réagir… faisant le tour de sa tête de la pointe de ses petites pattes, la souris, grimpe délicatement sur la pelage du chat, qui ne se retourne pas, tant il est déprimé et sans réaction. Puis prés de son oreille, de sa petite voix, elle se met à lui parler  tout doucement, feignant de n’être que sa conscience. Le gros chat ferme les yeux, et se croyant dans un rêve écoute distraitement cette petite voix venue de nulle part et qui lui dit quelques mots du genre : gros matou, petit chat de gouttière, ton plus grand désir n’est-t-il pas d’attraper cette petite coquine de souris, et de la croquer toute crue ? Ne vois-tu pas que ce jeu t’épuise et qu’elle est bien plus forte que toi ?

 Le chat dans son semi sommeil, lâche quelques larmes et la souris pleine de remords se penche plus avant vers son oreille : je te propose un deal : tu commences par limer tes grosses griffes trop pointues, ensuite, tu râpes tes crocs venimeux contre un mur bien crayeux,  puis, tu oublies ta fierté de gros matou dodu, et tu deviens tout doux comme un agneau, tout gentil comme un ange, tu me ménages une petite place entre tes grosses pattes de velours, où je me loverai alors, délicieusement, sereinement, ne craignant plus rien de tes actes, puisque la violence serait bannie de ta personnalité. Tu m’apporterais chaque jour, un morceau de fromage, gruyère ou parmesan, et même du saint Marcellin, ou une bûche de chèvre dont je raffole, puis tendrement tu lécherais de ta langue râpeuse juste comme il faut ma petite frimousse, tous les matins, afin de me réveiller en douceur, et de me laisser m’étirer de plaisir après chaque petite sieste… Tu me caresserais de tes moustaches délicatement sur tout le corps et murmurerais des mots tout doux dans le creux de chaque oreille, mais sans les mordiller, ou alors seulement quand tu sentirais le moment pour le faire, et puis tu ronronnerais de temps en temps, mais pas trop fort, pour ne pas m’empêcher de dormir, juste comme une berceuse, et je fermerais les yeux de douceur, et rêverais aux mille merveilles que j’aimerais que tu me fasses encore….

En échange : je te laisserais m’attraper délicatement de tes deux grosses papattes, et tu pourrais m’avoir constamment à tes côtés, quand tu te lasserais de m’avoir si près et de ne plus faire d’exercice, je ferais semblant de m’échapper, te donnerais juste le fil à retordre qu’il faut pour que cela reste un jeu, et je te laisserais de nouveau me prendre à ton piège, comme une petite souris docile que tu croirais avoir domptée… 

Toujours endormi, le chat opine de la tête, le contrat est signé, il est d’accord sur tous les termes, la souris  est à lui….

Le chat entrouvre les yeux, son odorat ne le trompe pas, c’est bien une souris qu’il sent et ce rêve bizarre qu’il vient de faire ! Il se retrouve tout penaud, tout étourdi comme si une souris lui avait grimpé sur lui pendant la nuit, comme si une petite bestiole de rien du tout, était là sur son dos et lui parlait à son oreille, comme si…. Et à ce moment là, Tom voit Jerry le toiser de haut, enfin plutôt notre gros chat se retrouve devant la plus merveilleuse des souris, à deux mini-mètres de son nez, et comble des souris, elle lui sourit… Il tend un peu la patte, n’y croyant pas, se pince de l’autre le museau, souhaitant ainsi finir ce rêve, mais elle n’a pas bougée, elle est toujours là, le sourire aux lèvres, le regard bizarre, comme si elle était d’accord pour se faire attraper. C’est un piège se dit le félin, dès que je vais tenter une approche plus directe, elle va s’envoler comme une bombe et je vais encore me faire ridiculiser par ce petit bout de rien du tout, à moins que, à moins que…Il ouvre alors la gueule dans l’espoir de la voir s’y engouffrer, et la souris s’approche de ses grosses dents pointues, sans frayeur dans le regard, sûre d’elle, elle ose même lui dire : bonjour mon gros matou chéri, alors bien dormi ? Croyant qu’elle se moque, le chat referme la gueule sur cette effrontée, mais au moment où il croit la croquer il entend à nouveau dans le creux de sa conscience les termes du contrat, que distrait il a signé… Il desserre  alors les crocs et mal à l’aise sourit à cette impertinente, qui bien que vaillante, commençait à croire au pire… Mais se reprenant très vite, elle lui susurre : je suis à toi, dans les termes du contrat, notre deal est en place, montre toi correct et je ferai de même, ne te dérobe pas à ta promesse et nous allons vivre tous les deux des moments plus que fabuleux dans le respect de chacun et peut être plus si affinité…

Et le chat et la souris vécurent heureux pour le restant de leur vie, ils ne firent pas d’enfants, de peur de perturber à nouveau les concessions faites ensemble et de réinstaller entre eux et leur progénitures leurs instincts sauvages.

Il ne serait pas de bon augure qu’un gros matou mange son petit sous prétexte qu’il ressemble à sa mère….

 

Et voici pour Katyl, notre beau matou au fusain, que j’ai eu beaucoup de plaisir à peindre…

 

pru01

 

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MATOU PREMIER (Sergio)

Il était une fois, à l’aise dans son quartier

Un matou, éduqué, portant beau, bien coiffé

Le minet bien sapé, affichait, sourire lifté

Toute sa scolarité. Il sortait d’HEC.

 

Il faut dire que dans sa vallée

Seul, il pouvait clamer, à la face de ses amis

Monsieur, moi Matou premier, je suis greffier

Ses copains de communale tournaient, végétaient à « little italy »

 

L’arrogant accumulait fortune & impertinence

Enfonçant ses voisins qui rouillaient en silence.

A force de vanité, une vague d’inimitié

Enfla, enfla & se mit à rouler.

 

Perché sur son olympe, le félin suffisant

Ne sut lire l’annonce de cette forte houle.

En secret, sachant, toute la communauté

Ourdit contre le minou une terrible souricière.

 

Lui ayant expliqué que de ce tunnel

Déboucherait bientôt une souris, une reine.

& qu’elle était pour lui, pour lui le superbe.

Il lui suffisait donc de se jeter sur elle.

 

Mistigri, insouciant, assourdi par sa gloire

Bien que souffrant c’est sûr, du complexe d’Icare

Se ruât sans comprendre sur sa prise débouchant.

E = m * v² .Dure leçon de physique.

 

Sa suffisance reçue la masse d’un TGV

Multipliée, augmentée de sa vitesse au carré.

Sous tant de joules, écrasé on déclara le minet,

Le vaniteux minaudant, désormais décédé.

 

MORALE –

Un peu d’humilité évite le TGV.

 

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Gürbüz Doğan EKŞİOĞLU (par joye)

etoile

Dans l’univers du talent nu,

Gürbüz Doğan EKŞİOĞLU

Est un artiste très assidu !

Il aime les chats, c’est convenu,

chat 1

Les trains aussi, cet EKŞİOĞLU !

train 1

Prenons ce tableau farfelu,

saugrenu

Et celui-ci, bien saugrenu,

pasteque

Son monde est tellement biscornu

biscornu

Qu’on le croit timbré, cet EKŞİOĞLU !

timbré stamp

 

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99 dragons : exercices de style. 21, Conte animalier, ferroviaire et Lucky Lukien (Joe Krapov)

On venait de quitter l’Iowa. Depuis que l’on avait posé des rails sur la prairie, le train traversait d’Est en Ouest les Etats enfin unis d’Amérique, histoire de confirmer ce que cette sentence du Sussex susurre même aux sourds : « il faut bien que les guerres de succession et de sécession cessent sinon c’est du souci incessant». On était en 1878 et si on ne se battait plus depuis plus de dix ans entre Nordistes et Sudistes, on n’était pas sortis de l’auberge pour autant vu que les guerres indiennes avaient pris le relais. Enfin bon, ça faisait un an que les Sioux et les Cheyennes du Nord s’étaient rendus. On allait pouvoir assister à une autre ruée vers l’or dans les Black Hills.

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A l’arrêt de Mitchell, une femme jeune et jolie, vêtue d’une robe mauve, d’une grande capeline assortie et coiffée d’un chapeau à rubans était montée dans le wagon. Elle l’avait balayé du regard, s’était installée sur la banquette vide tournant le dos aux quatre employés de banque qui jouaient aux cartes. Elle avait sorti un livre de son sac et s’était mise à lire.

Johnny Horse était le seul autre occupant du wagon. Il décida de tenter lui aussi sa chance. Il vint s’asseoir en face d’elle et la dévisagea le plus innocemment du monde.

- Bonjour, dit-il. Tu t’appelles comment ?
- Je m’appelle Lily Lasouris. En fait non, je m’appelle à nouveau Lily Saint-Georges.
- Tu es française ? C’est un pseudonyme ?
- Saint-Georges est mon nom de jeune fille mais je suis la veuve du sergent Lasouris. Et toi, beau blond, comment t’appelles-tu ?

 

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(Les Anglais et les Américains en viennent d’autant plus vite au tutoiement que dans leur langue le « vous » de politesse ne les étouffe pas : il n’existe simplement pas. Cela donne de piquants dialogues comme :
- Permets que je te baise, baronne, le bout des doigts ?
- Fais, Dulogis ! (Car le maréchal se nomme ainsi).
- Les yeux dans les yeux, je te jure que je n'ai jamais eu de compte en Suisse !

- Il y en a un peu plus. Je te le laisse ?
- Comment as-tu trouvé le Minnesota ?
- En remontant le Mississippi !)

- Je m’appelle Johnny Horse. Je reviens d’un stage de pâtisserie orientale que j’ai effectué à Davenport dans l’Iowa. J’ai pris ce train pour rejoindre mon salon de thé à Rapid City. C’est quand même super le train ! Autrefois on était obligés de prendre la diligence pour faire ce trajet. Et toi, Lily, où vas-tu ?
- Je vais derrière les Collines noires, à Gilette. C’est là que mon mari a rendu l’âme. Je vais me recueillir sur sa tombe et après je m’installerai là-bas pour évangéliser les Cheyennes.
- Evangéliser les Cheyennes ? Après qu’on les a exterminés et parqués dans des réserves ? Je trouve ça un peu Sioux, comme démarche, pour ma part.

Lily ne répondit pas.

- Tu n’as donc peur de rien ? Ne sais-tu pas que plus on va vers l’Ouest, plus il y a de dangers ? Il y a sans cesse du grabuge à Pancake Valley : quand ce ne sont pas des voleurs de chevaux, c’est une alerte aux Pieds bleus ! Et puis toute cette lignée de hors-la-loi, Jesse James, Billy the Kid… sans compter que les Dalton courent toujours !
- J’ai une lettre de recommandation pour le lieutenant Chicken au 20e de cavalerie. Il était sous les ordres de Custer avec mon mari à Little Big Horn. Il pourra me protéger, m’offrir une escorte en cas de besoin.
- En tout cas, tu n’es pas rendue, le voyage est encore long. Sans compter qu’il y a un passage dangereux après Canyon Apache. Et puis… il y a Gulliver.
- Gulliver ? Qui est-ce ?
- C’est une espèce de dragon, un monstre sanguinaire qui dévore tout ce qui s’aventure sur la voie ferrée.
- Tu racontes des bêtises, Johnny ! Tu essaies de me faire peur pour me détourner de mon projet, de ma mission. Je parie que tu es célibataire et que tu rêves de te trouver une bonne petite épouse bien soumise pour tenir ton saloon !
- C’est un salon de thé, Lily, tout ce qu’il y a de plus honorable, destiné aux dames de la ville et pas un abreuvoir à cow-boys.
- Ta ta ta ta ta ! C’était bien essayé mais n’y songe pas, même en rêve ! Et à part ça, à quoi il ressemble ce Gulliver ?

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- C’est un chat sauvage du Kansas. Un chat géant qui a la particularité d’être tigré et omnivore.
- N’importe quoi ! Un chat omnivore ! Pourquoi pas un cochon avec des bottes rouges pendant qu’on y est ? Que veux-tu qu’un chat, même géant, puisse faire à un train lancé à toute vapeur sur ses rails vers les promesses de l’Ouest ? Un chat sauvage du Kansas ! Many Dick Rivers to cross ? C'est pas sérieux ! Tiens, je veux bien parier avec toi, Johnny Horse ! Si un jour je rencontre ce Gulliver, je reviendrai m’engager comme femme de mauvaise vie dans ton saloon, foi de Lily Saint-Georges !
- C’est un salon de thé, mais pari tenu, je t’engagerai comme cuisinière pour faire des gâteaux.
- Maintenant, si tu veux bien me laisser lire ma bible, Johnny, je t’en serai reconnaissant. Au moins, là-dedans, il n’y a pas d’histoires aussi abracadabrantesques !
- Mais certainement. Lis, Lily !

Un peu dépité, Johnny retourna s’asseoir à sa place initiale, il posa son front contre la vitre et regarda défiler le paysage.

 Plusieurs heures après le train s’arrêta à Rapid city. Johnny prit sa valise et en passant au niveau de Mme Lasouris qui lisait toujours, au lieu de soulever son chapeau, de lui souhaiter bonne route, d’échanger un mot d’adieu avec elle ou de lui reparler de leur pari, il se contenta de faire un signe de croix.

Ce geste, bien que discret, n’échappa pas au regard de la jeune femme. Elle eut un regret. Il était mignon, ce beau blond mais un peu trop craintif, un peu trop crédule et finalement très, très voire beaucoup trop popote. Elle avait besoin d’aventure pour sa part, sans cela elle n’aurait pas épousé un militaire. Et si c’était pour ouvrir un salon de thé, elle pouvait tout aussi bien faire ça sur la côte l’Est.

La souris bibliophile se replongea dans son livre sacré. Le train se remit en marche. Vers la fin de l’après-midi on atteignit les premiers contreforts montagneux des Collines noires. Cela faisait déjà très longtemps qu’on ne voyait plus ni fermes ni barbelés sur la prairie. Un peu avant Sundance, comme le soir tombait, le train pénétra dans un tunnel.

DDS 289 Gurbuz Dogan Eksioglu

Quand la locomotive et les wagons furent ressortis à l’air libre, le chat géant donna un coup de patte qui fit dérailler le convoi. Puis Gulliver croqua Lasouris, les employés de banque, le jeu de carte, la bible, le wagon, la loco et même le tender avec la réserve de bois et de charbon. A quoi ça servirait sinon, d’être Chat sauvage du Kansas, omnivore et tout le temps affamé ?

Puis il s’en alla ronronner d’aise ailleurs et l’auteur posa sa plume. Lui aussi était satisfait de cette variante dans laquelle le dragon n’a rien d’effrayant, Saint-Georges ne remporte pas la victoire, les animaux ne se font pas bouffer, enfin si mais pas tous et pas comme on s’y attend, et la population autochtone qui n’a rien demandé à personne peut continuer à fumer son calumet électronique (ou pas) en paix.

 

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Un livre dont vous n'êtes pas le héros...sauf si vous êtes un chat (Epamine)

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Yurdagül et Asmar, les jumeaux de la maison, passent presque tout leur temps libre dans le grenier - leur grenier - et je ne sais pas ce qu'ils y font. Les parents y montent parfois avec des cartons et redescendent en faisant des commentaires du genre: "Wouaouh!", "Coooool!", " Génial!"...    Pour moi, c'est bof et charabia!
Pour protéger leur mystérieux trésor des mains du petit dernier, le frère et la soeur ferment soigneusement la porte à clé dès qu'ils quittent le grenier et accrochent la clé (dont le porte-clé est un petit cochon rose à bottes rouges!) à un clou. Tel un sanctuaire, le haut lieu est ainsi protégé non pas par un chaouch mais par un cochon botté, bien à l'abri de tous les dangers.

A l'abri ? Que nenni ! Car ce serait sans compter Attila, le chat ! Attila, ça vous parle? Sanguinaire, sournois, barbare, sans pitié, griffu, les dents acérées, le pelage hérissé à la moindre contrariété, faisant frémir et frissonner tous ceux qui osent l'approcher... Eh bien, Attila, c'est moi! Eu égard à mon caractère belliqueux et à mon attitude toujours martiale, on m'évite et moi, je mène une vie de chat,  de pacha voire de padişah !

Il a, l'Attila-là, croquettes à volonté, eau fraîche, litière propre, balle à grelots, souris pouêt-pouêt, fil et laine et ficelle en pelotes, herbe et arbre à chat, coussin, panier, griffoir... Mais aucun lien tendre avec les bipèdes: pas de caresses, pas de mamours, pas de gratouillis car jamais, jamais, je ne les gratifie du moindre ronron ni ne fais la chattemite. Par vengeance sans doute, ils m'ont accroché un GPS autour du cou, un Gros et Puissant Système d'alerte sonore: une clochette qui ne tintinnabule pas mais qui CARILLONNE! Je me déplace donc toujours nonchalamment pour passer inaperçu...

C'est qu'à part gober les souris après avoir cruellement joué avec elles et faire mes griffes partout sauf sur mon griffoir et de préférence dans de la chair humaine, je n'ai qu'une idée en tête: monter dans le grenier ! Chaque jour, dès potron-minet, je grimpe les escaliers mais la porte est désespérément close. En catimini, quand il n'y a plus un chat dans la maison à part moi, je tente ma chance mais redescends toujours fort chagriné et déçu. Quand les deux sont là-haut, je guette en espérant trouver la porte entrebâillée, bernique! Pourtant chafouin, je n'ai jamais pu, hélas, me glisser furtivement à l'intérieur quand la porte s'ouvre en haut car cela se produit toujours quand je croque mes croquettes en bas...

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Mais aujourd'hui, Rrrôminet, le dieu des chats, est avec moi: quelqu'un a oublié de fermer la fenêtre du grenier...

Souple et agile comme tous les félins, je joue à chat perché et me retrouve vite chat de gouttière puis chat de grenier! Que l'on joue la chaconne d'Amadis, je suis au paradis! Après quelques entrechats deci, delà, pour me sentir vraiment chez moi dans cet endroit, je réalise enfin ce que font les jumeaux dans leur repaire: ils ont construit, pour moi, un grand labyrinthe à chat avec des petits chemins, des cachettes, des ruisseaux, des tunnels et... des trous de souris! Voilà pourquoi ils ne voulaient pas que j'entre: c'est une surprise! Mais maintenant que j'y suis, je vais en profiter... Greffier dans l'âme de père en fils, je suis toujours friand de quelque vile forfaiture sur la famille Trotte-menu. Aussi, je m'installe félinement près d'un chas de mur de belle taille, à l'arche maçonnée de pierres et de carton. Le décor est planté... Je suis prêt à bondir...

J'attends... j'attends... j'attends... Pas de bruit au fond du trou, pas le moindre grignotis, aucune odeur alléchante... Je m'impatiente! Je ne peux rester sur mon quant-à-chat et je fais stupidement tinter ma clarine...

"Je l'entends! Il est là-haut, dans le grenier! s'écrie Asmar. Il est passé par la fenêtre qu'on a laissée ouverte! Zut!! 

- Heureusement que tous nos trains sont arrêtés!" ajoute Yurdagül."

A. Les enfants attrappent le chat. Déduisez 10 points d'endurance de votre feuille d'aventures.  Rendez-vous au 302.

B. Le chat s'échappe par la fenêtre. Ajoutez 10 points d'habileté de votre feuille d'aventures. Rendez-vous au 322.

 ;)

 

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Le chat et le train (bongopinot)

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Le Chamin de fer    par bongopinot

 

Je suis le chat siamois

Et je suis  chaf de gare

je travaille près des voies

Attention au départ

 

J’aime  les trains électriques

Et avec  mon ami Pierre

 je vous jure que c’est magique

Car notre train arrive à l’heure

 

Lorsqu’il passe un tunnel,

Je l’attends, je me tapis

C’est mon moment solennel

Et jamais je ne m’assoupis

 

bon02

 

De mes pattes je bouge les rails

Et pierre fait siffler le train

On rigole on se chamaille

Et c’est doux comme un refrain

 

Regardez mon chemin de fer

Moi je suis le chaf de gare

Et Pierre est garde barrière

Et notre train accélère

 

Mais jamais il ne déraille

Et jamais il ne défaille.

C’est le train du bonheur

Et de la bonne humeur !

 

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Ronron (MAP)

D'où vient le RONRON du chat ?

C'est qu'un jour, il avala

un train -et tous ses wagons-

qui passait par le salon !

A son bord moultes souris

qui en furent bien marries !

Oh OUI !!!

 

On est bien marries

.................................................

Je suis bien contente

 

 

 

 

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