08 février 2014

QUEL CHEMIN prendre ? (KatyL)

k1

Aucun de ceux indiqués

 

Je reste au milieu des croisements et des routes, et dans «  LA LUMIERE »

Ne pas choisir pour être ouverte à tous

k2

 Je veux vivre avec elle, en elle et aller vers elle ensuite….

 

katyL

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Carrefour (EVP)

Il m’a dit, mon très bel amour
Rendez-vous au prochain carrefour
J’ai attendu dehors et puis encore attendu,
Je ne l’ai jamais revu.
J’ai fait tous les rayons,
Des caleçons jusqu’aux bonbons,
Des légumes aux fromages
De la viande aux laitages,
Pour le beau garçon
Je suis marron !
Mais pour les courses : C’est bon !!

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Le rond (Fairywen)

Un rond.

Tout rond.

Et ron, et ron,

Petit patapon.

Ah non,

Ca, c’est une chanson.

Donc, un rond.

Un rond fripon,

Avec des rayons

Qui partent dans toutes les directions.

 

Un rond en jaune colorié

Sur une feuille de papier.

Un rond vers le ciel dirigé,

Un rond gai et léger.

 

C’est un soleil, bien sûr,

Un soleil en quête d’aventures,

Un soleil à suivre, c’est sûr.

 

Alors embarquons

Dans toutes les directions

Montrées par ce rond

Fripon.

 

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STOP (par joye)

Il pleuvait à seaux. J’étais fatigué du long parcours, mes yeux pulsaient encore du mouvement hypnotique des essuie-glaces contre le pare-brise, alors j’arrêtais pour boire un café dans un de ces station-service qu’on trouve à tous les carrefours dans les grandes villes.

Je sirotai la boisson, un de ces cafés noir-dégueu qui vous font tant de bien au milieu de la nuit, le chemin à moitié entamé, à moitié terminé.

Je la vis près de l’entrée. À peine seize ans, me disais-je. Cheveux trop longs, jupe trop courte, des petites chaussures ridicules, cette espèce de godasse de merde pas chère qu’on trouve dans les magasins bon marché et qui ne protège les petits pieds de rien du tout.

Son tout était triste et mouillé comme un chat sauvage surpris par une averse.

J’attendis cinq minutes. Elle ne vint pas me demander du feu.  

Elle regardait le parking devant comme si elle attendait quelqu’un. Tôt ou tard, le propriétaire allait lui dire de dégager.

C’est dingue à quel point un homme peut s’imaginer héros. J’allais lui proposer de m’accompagner jusqu’à Chicago. Si elle allait vers Chicago. Elle allait vers Chicago, certainement.

New York la boufferait crue et elle le savait. Les filles comme ça le savent toujours.

Je me levai.

Il était temps que je reparte. On m’attendait là-bas.

Je m’approchai de la sortie. Je ne dis rien à la fille, mais je sentis qu’elle tremblait.

Je ne la regardai pas.

J’ouvris la porte, délibérément.

Elle ne bougea pas. Je cours vers ma voiture et me jetai dedans.

Encore trois minutes et elle serait là, à côté de moi, encore tremblante, comme dans un film de Tarentino. Et je l’amènerais à Chicago.

Je démarrai la voiture. Le moteur me murmurait encore, les gouttes tombaient encore sur le pare-brise comme de grosses larmes stupides.

Pendant quelques secondes, je restai hypnotisé de nouveau par le wap-wap des essuie-glace, et la pluie, et la petite stoppeuse qui n’allait pas vers Chicago.

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La Croix Poëlon (Epamine)

ep01

"Tu m'écoutes ?

- Fiche-moi la paix, je travaille !

- Bon, est-ce qu'aujourd'hui, tu vas enfin te décider ?

- Me décider à quoi ?

- A admettre que mon idée est lumineuse !

- Quelle idée ?

- L'idée de changer d'horizon, de partir à l'aventure, de prendre la route !

- Pour aller où ?

- Ben justement, c'est la question que je te pose régulièrement : où aller ?

- Nulle part !

- Rrrhôôô ! Tu m'énerves ! "

Et une fois encore, il se lance dans une interminable description de l'agitation permanente du carrefour de la Croix Poëlon, du va-et-vient incessant des véhicules et des piétons. Il se plaint de l'insupportable et longue immobilité de leur vie et évoque avec envie ceux qui ont la chance de pouvoir choisir leur destin en prenant tel ou tel chemin grâce à leur clignotant.

"Nous aussi, on clignote, mais on reste toujours au même endroit ! J'ai les jambes qui me démangent, moi, j'te f'rais dire ! J'ai envie d'ouvrir la fenêtre et d'aller voir ailleurs si la route est plus belle."

La réponse est des plus cassantes : "Tu ne pourrais même pas aller voir les voisins d'en face sans te faire écrabouiller et ce, même en passant sur le passage pour piétons. Déjà que tu n'es pas très épais…

- Oh, je t'en prie! Tu t'es regardé ? Tiens, justement, parlons-en de ceux d'en face. Aucune imagination, aucun esprit d'initiative : ils font, à la seconde près, exactement la même chose que nous…

- Parce qu'on fait un truc utile…

- Et qu'est-ce qu'on fait ? Cent fois, mille fois par jour, on fait la même chose : quand je fais coucou aux passants, tu te planques et dès que tu te montres à la fenêtre, tout rouge d'émotion, moi, je dois disparaître! Idem la nuit ! On dirait les affreux gugusses de ces vieux coucous suisses qui n'arrivent jamais à sortir en même temps de leur cabane en bois… Encore heureux que nous, on n'a pas, comme eux, les grosses pommes de pin qui pendent ! Franchement, on s'enquiquine ici ! En plus, on ne nous voit jamais ensemble et je suis sûr que tout le monde pense qu'on ne peut pas se supporter!

 - Ce qui n'est pas complètement faux... Je te rappelle qu'on sauve des vies. Et si tu dis un mot de plus, c'est rouge de colère que je vais être et toi, tu vas être vert de trouille!

- D'accord, d'accord!... Je me tais!"

Deux secondes plus tard:

"Et si on pensait à nous avant de sauver la vie de gens qu'on ne connaît même pas, hein ? Bon, allez, je te rappelle vite fait mon idée : à gauche, on va faire un p'tit tour à Tours; à droite, on va à Chartres; en face, on va à Langennerie et derrière, c'est Vernou. Hihihi!

- Tu m'énerves avec ton "Derrière, c'est vers nous!" Change de disque! Essaye: "Et derrière, c'est Vouvray!" Mais en fait, ne dis rien parce qu'on ne va nulle part. On reste ici pour remplir notre mission ! Et je te signale qu'on connaît les gens : y'a la p'tite mémé au chien qui pisse, le jeune homme qui court, les deux adolescentes qui traversent en téléphonant, le couple d'amoureux qui s'bécotent et la classe du lundi… T'en veux encore ! Maintenant, tais-toi, je bosse ! "

Un silence pesant s'installa quelques instants, puis:

"Jusqu'à ta dernière étincelle de vie, ils vont te voir sans jamais te regarder ! Ils marchent vite, roulent vite, passent vite, vivent vite et ils se moquent pas mal de nous ! Et nous, par tous les temps, même si y'a pas un chat, on doit faire notre job!  

Ah ! Comme j'aurais aimé habiter dans ce coin, avant l'arrivée des voitures, des poteaux électriques, du goudron et des passages pour piétons… Quand ce carrefour s'appelait encore la Croix Poilon et pas la Croix Poëlon, l'Augustin traversait la croisée des chemins avec son tombereau tiré par sa bourrique et s'arrêtait en plein milieu pour discuter le bout de gras avec la Zélie. Le vieil Anselme posait sa brouette au milieu de la route pour reposer son dos usé et s'essuyait le front avec son mouchoir à carreaux. Les gamins jouaient sans danger aux billes le long du trottoir, sur la chaussée. Et là, juste au-dessus de nos têtes brillait une lanterne à gaz accrochée au mur…

- Mais qu'est-ce que tu racontes? Et d'abord, c'est qui Augustin, Zélie et Anselme ? Et c'est quoi cette histoire de lanterne à gaz?

- Un mercredi, quelques gamins du lundi sont venus juste ici, à nos pieds, avec de vieilles cartes postales. Je les ai observés et je les ai écoutés. Quand je les ai vus s'en aller, j'ai vraiment eu envie de les suivre…

- Bon ! C'est bien joli tout ça mais tu me raconteras ta belle histoire de carte postale plus tard ! Allez, hop ! Moi, je suis complètement éteint. C'est à ton tour de briller, mon bonhomme !

- C'est fait, ça y est, je suis vert !"

ep02

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Je suis elle et elle est moi (Sandrine)

Où je vais ? Je ne sais pas, je suis la direction que m'indique Emma. Et si je ne reste pas immobile, imbécile, en regardant le doigt de dame Phore, je ne sais pas vraiment où me conduisent mes pas.
Emma est feutrée, très feutrée, elle parle peu, très peu pour un guide... Lorsqu'elle parle, il me faut au moins un lustre (à l'étalon du temps, ça dure tout de même cinq ans) et parfois même quelques chandelles pour décrypter ses propos étranges. Alors je la suis, je ne me pose plus trop de questions, parfois j'en invente une, juste pour entendre le son de sa voix et jouir du souvenir d'une voix aimée et disparue, c'est ma grand-mère qui me parle du fond de sa tombe, au fond de mon cœur et elle rit et je ris, et elle pleure et je pleure.

Parfois, je me cabre un peu, je refuse d'avancer... Emma délasse mon soulier, ôte le caillou réfugié dans ma chaussure, change la couleur de mon lacet, panse mon cœur puis me prend quelques temps dans le cocon de ses bras et me murmure "n'aie pas peur, vas-y ma douce, ce chemin-là, c'est le tien, quand il faut y aller, il faut y aller" et je finis toujours par me jeter à l'eau sans bouée ou par sauter à cloche-pied sur un fil du rasoir jeté au dessus de deux ou de dix falaises.

Emma m'emmène dans l'alchimie des rêves sur des sentiers de prose et de poésie, peuplés de laine... Elle m'emmène caresser des chimères, découvrir des choses extraordinaires, je cueille en chemin des merveilles, j'enfourche un nuage, je nage dans l'encre sombre et illuminée, je...
Où je vais ? Je ne sais pas, je suis Emma...

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Déboussolé (Walrus)

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Allez! On va encore avoir des problèmes avec le JEP...

Mais non pas les Jewish European Professionnals ni les Journées Européennes du Patrimoine et encore moins le Journal de l'Ecole Polytechnique lequel a mis la clef sous le paillasson en 1939, mais bien le Jury d'Ethique Publicitaire.

Comment ? vous n'avez pas ça en France ? Vous avez bien raison, de toute façon, ils ne servent à rien qu'à embêter le peuple parce qu'on favoriserait Carrefour au détriment des autres grandes chaînes de distribution et toutes ces sortes de plaisanteries.

Ils me la baillent belle au JEP, vous avez déjà essayé de simuler l'aiguille d'une boussole avec le logo de Mammouth, d'Auchan ou de Leclerc vous ?

Car, pour revenir au sujet de la semaine, c'est bien une boussole gigantesque qui occupe le centre de ce fameux carrefour. Carrefour que personnellement j'aurais plutôt appelé un rond-point, mais je ne suis qu'un béotien et ne suis pas issu de la belle ville de Nancy dont l'université est le berceau du Trésor de la Langue Française Informatisé, ce monument de la lexicologie qui reste néanmoins assez vague sur la distinction à faire entre les deux appellations mais dont j'ai retiré l'intense satisfaction d'apprendre qu'un carrefour est de plus grandes dimensions qu'un croisement.

Quoi ? Vous trouvez que je fais dans la digression abusive autant que tarabiscotée ? Merci ! Merci !! Merci !!!

Merci d'apporter de l'eau au moulin de mon affirmation qu'on ne lit pas impunément Marcel sans y gagner quelques manies déplaisantes dont celle que vous venez de constater n'est pas la moindre, accompagnée comme il se doit de celle qui consiste à nier Boileau, lequel, dans son art poétique, soulignait, se montrant pour l'occasion plus scientifique que poète, que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et à présenter au lecteur consterné des phrases qu'il faut patiemment détricoter telle la fine équipe d'enquêteurs Ouatelse et Ouatson chers à l'un des participants de ce blog si l'on veut en deviner le sens pour peu qu'il s'y en trouve un.

Retour sur image !

On nous demande de choisir la bonne direction. Comme il y en a cinq, c'est pas gagné, d'autant qu'on ne prend même pas la peine de nous dire par laquelle de ses branches on est parvenu au cœur de cette étoile routière, ce qui aurait déjà permis d'éliminer une direction pour peu que le héros de cette histoire (dont on ne dit d'ailleurs rien non plus) ait de la suite dans les idées et ne soit pas du genre à faire demi-tour (à moins bien sûr qu'il ne soit venu jusque là exactement pour ça : faire demi-tour grâce à un rond-point sans prendre le risque de manœuvrer au milieu de la circulation). En bon enquêteur, je ne puis me permettre de négliger cette hypothèse et me voilà Gros-Jean comme devant ! Devant toujours cinq possibilités.

C'est beaucoup trop pour moi, ça risque de me faire perdre le nord, par bonheur, il y a la boussole, c'est toujours ça (mais à quoi peut bien vous servir le nord si vous ne savez où aller ?). Je vais donc renifler de ci de là, faire semblant de chercher, on finira bien par arriver à la prescription, ou à tout le moins au prochain défi, et là, ça ne passionnera plus personne cette croisée des chemins...

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Participation de JAK

jak

Chez les frénétiques   de Sam’défi

A compter de ce samedi 2 février minuit

Rien ne va plus, je vous le dis.

Regardez l’image dont nous sommes nantis

Encore une idée, de cette chère MapNancy

Fol ding géniale de photos,  elle nous enjoint

Obligatoirement  de composer sur un Rond-point

Un rond point me direz-vous ?...Y a danger !

Rudement  risqué. . .  Circulez y a rien zieuter !

 

 

 

 

Et en Tanka

 

Rond-point dans la ville

Accrochage passionnel

Pare-chocs cabosses

Occasion accidentelle

Amour naissant dans la rue

 

 

 
 

Pardon chère MapNancy, pour fol ding c’est pour les besoins de la cause, tu l’auras compris :o)

Jakgiratoire -A vous de trouver la bonne direction !Défi #284

 

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Rue des boulets ( Vegas sur sarthe)

“A votre place, j'aurais tourné ici, chef”
“Quelle place? Où avez-vous vu une place, Ouatson?”
“C'est une expression inspecteur, une manière de dire que si j'avais été assis au volant donc sur votre siège je...”
“C'est hors de question Ouatson! JE conduis et VOUS me guidez! Et éteignez-moi ce foutu GPS qui ne bave que des âneries”
“Comme vous voudrez chef, voilà!”
Clic
“Gira a la izquierda”
“Articulez mon vieux!”
“Euh... j'ai rien dit chef, c'est le GPS”
“Eteignez-moi ce machin avant que je l'arrache du tableau de bord, et rappelez-moi ce que vous a dit votre indic?”
“Il a dit de prendre à droite au premier carrefour après Auchan, chef”
“Faudrait savoir! C'est Carrefour ou c'est Auchan?”
“Ben au carrefour chef... comme un carrefour. Un genre de giratoire avec un édicule...”
“Restez poli, Ouatson! C'est déjà assez chiant comme ça!”
“J'essaie d'aider chef”
“Vous n'allez quand même pas m'en faire un sketch, Ouatson! Par contre on n'entend pas grand chose derrière... Vous en pensez quoi, Ouatelse?”
“Euh... je referais bien un tour de plus, inspecteur”
“M'étonne pas d'une femme! Tous les prétextes pour se pomponner dans le rétro”
Soupir
“Si vous preniez ici chef, la rue des boulets?”
“Je la prends tous les jours Ouatson, tous les jours, cette rue des boulets”
Soupir
“Ca serait pas ça notre carrefour, chef?”
“Non, ça n'est pas NOTRE carrefour, ce n'est qu'un croisement”
“Euh... c'est quoi la différence chef?”
“On dit carrefour en ville et croisement en campagne, mon vieux... ou bien le contraire. Voilà c'est malin! Avec vos questions tordues, j'ai raté l'intersection!!”
“C'est pas grave chef, on en trouvera d'autres... enfin je veux dire qu'on fera demi-tour au prochain rond-point”
“Au prochain quoi?”
“Euh... rond-point chef ou plutôt croisement... parce que là... on est sorti de la ville et...”
“Je croyais vous avoir dit de ne pas m'en faire un sketch, Ouatson! Comment on rebranche ce foutu GPS?”
Clic
“Umgehung Rechts”
“Articulez mon vieux”
“Euh... j'ai rien dit chef, c'est le GPS”
“Et ça voulait dire quoi?”
“On dirait comme du croate, chef”
“Vous êtes sûr? Et vous Ouatelse, vous en pensez quoi?”
“Euh... si j'étais à votre place je referais bien un tour de plus, inspecteur”
Soupir
“Trouvez-moi quelqu'un qui cause français là-dedans, Ouatson sinon je jure de vous inscrire à un cours de croate dès demain!!”
Clic
“Faites demi-tour dès que possible”
“Depuis quand vous donnez des ordres, Ouatelse?”
“Euh... c'est pas moi chef, c'est votre GPS... moi j'aurais plutôt refait un tour de...”
“Ca va, ça va... c'est quoi le nom de cette rue à droite?”
“Euh... la rue des boulets, chef!”
Soupir

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Participation de Venise

J’aurais fait rire un chien  de chasse s’il m’avait surprise en train de chercher mon chemin.

Mais au fond  de moi j’étais ravie d’une telle ignorance.

Je savais préserver la surprise l’interrogation et la leçon que m’enseignerait

Mon  hésitation à faire le bon choix.

C’est entre deux coussins de nuage que j’ai opté pour le clin d’œil du soleil.

J’ai alors trottiné sans hâte aucune jusqu’à  apercevoir les ARBRES.

Ormes, frênes, hêtres, platanes, Tout ce qui me manquait était là

La lenteur, les murmures du vent, le silence.

Et au loin les grands épicéas au coude à coude  pareil à des fantassins de FRÉDERIC de PRUSSE.

Tout m’invitait ici à une paresse mentale et je me disais que ce départ était comme une nouvelle naissance et ce monde était encore trop neuf pour que j’en fasse le récit

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