C’était il y a très très longtemps dans un pays loin loin d’ici.
Un méchant roi avait décidé d’interdire les contes, les poèmes, les chansons, les histoires imaginaires.
Seule était autorisée l’Enarcholalie et ses langues dérivées : Le chêne, le platane, le tilleul et jusqu’à l’acacia pourtant réputé si dur.
Du coup, c’était partout et en tous lieux la même histoire ; piapiapia…Démocratie, piapiapia…Libéralisme, piapiapia…Economie, piapiapia…Sacrifices, piapiapia…Lendemains radieux, piapiapia…Promis la Lune !!

Mais les pauvres habitants du royaume, lassés d’entendre toujours la même antienne s’endormaient debout, dès qu’ils écoutaient un discours officiel.
Du coup, la production avait terriblement chutée et surtout, surtout on ne faisait plus rien de neuf, on n’inventait plus, on ne créait plus.
Le jour où l’on vint dire au roi qu’il n’y avait plus une seule richesse à s’approprier et qu’il n’y avait plus rien non plus à s’acheter avec sa fortune il fit un A.V.C. (Arrêt Verbal Carabiné) de plus, cela contamina toute sa cour aussitôt. Ce fut un grand silence

Dans ce silence, les gens s’éveillèrent en souriant.
Bientôt on entendit la voix cristalline d’un enfant qui chantait :

 « Espoir,  espoir, il n’est pas trop tard.
Donnez-nous du rêve et de belles histoires,
Enchanter le monde n’est pas le compter
C’est s’émerveiller et puis raconter. »

 

Espoir, espoir, il n’est pas trop tard,
abracadabra, voilà mon histoire !