cél

Toi qui sais m'enluminer en jouant sur ta guitare des notes qui n'existent pas, quand tu étends ton bras de nuit, les étoiles qui se décousent comme des boutons de vermeil tombent sur mes draps et mes yeux..

Toi dont le bras peut attraper sur la dernière étagère du salon la boîte à bonheur en fer-blanc que ma grand mère avait cachée pendant la guerre, c'est tout un doux parfum d'antan que tu libères de tes doigts et qui s'échappe dans le vent.

Toi qui peux m'ouvrir tes bras comme de solides branches où se blottissent les années comme de grands oiseaux sauvages, je pars de ton épaule nue avec mon petit sac à dos, de velours vert comme tes yeux, traversant les forêts salées les déserts d'or et les taïgas, les îles aux volcans enfiévrés, je m'en vais jusqu'à tes mains qui me font entrevoir le ciel.

Toi dont les bras me font un pont ...Si tu savais comme je me fiche que tu n'aies pas le bras long!