11 janvier 2014

Défi #281

Donner une (ou plusieurs interprétations)

de la célèbre locution française :

Avoir le bras long !

Bras long

Bonne recherche et à tout bientôt

à l'adresse habituelle :

samedidefi@gmail.com

 

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Vladimir (Célestine)

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Vladimir Kostorikov s’exprimait dans un russe très pur. Il vivait seul, ne mangeait que de l’esturgeon et ne détestait pas aller voir, une fois par semaine, les petits rats du Bolchoï agiter leur gambettes sous leur tutus de parme et d’or.

Vladimir Kostorikov n’était pas heureux. Pour autant, il n’était pas malheureux non plus.

Il n’était ni gros, ni maigre. Ni vieux, ni jeune. D’humeur égale, aucune pensée ne l’agitait jamais.  D’aussi loin qu’il se souvenait, il n’avait jamais éprouvé aucun de ces sentiments turbides qui étreignent les hommes, comme la jalousie, la cupidité ou l’amour.

Peu à peu, son visage sans expression s’était figé, à force de ne rien exprimer.

Il ne se souvenait même plus avoir eu quelque chose d’humain, il y a très longtemps.

 

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En passant (Électre)

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Il courait depuis un bon bout de temps, quand un tableau accrocha son regard. Il passait souvent par cette galerie, sans jamais, ou presque, pouvoir s'y arrêter, et par conséquent n'avait jamais remarqué ce tableau jusque-là.

C'était... mais bon sang, il le connaissait pourtant, c'était... il était bien élégant, dans sa chemise à jabot laissée visible juste ce qu'il fallait par la veste... (évidemment, il lui manquait un peu de cou, mais tout de même - et puis ça lui permettait d'utiliser un kaway quand il pleuvait, à lui) ... c'était... mais bon sang, si, pourtant ! Il devait perdre la mémoire -- enfin, tant qu'il ne se mettait pas à perdre la tête, ça pouvait aller... Il se remémora d'un coup le bal --- la Reine avait piqué une colère car elle estimait que les tresses de la princesse lui faisaient de l'ombre, il s'en était fallu d'un cheveu... et l'autre était venu avec... avec... mais si, son acolyte, qui ce jour-là portait un costume très élégant et aurait séduit toutes les femmes de la soirée s'il n'avait pas passé son temps à les assommer de discours... l'autre, le tout doré... avec un prénom qui commençait par un chiffre... il brillait de mille feux et on ne voyait que lui... mais le petit gros du tableau qui l'accompagnait avait fini par attirer son attention, par contraste, en quelque sorte par son silence --- il faut dire qu'il n'avait pas grand monde avec qui converser, le pauvre... quoique --- ne l'avait-il pas vu partir avec une carte à la fin de la soirée --- quelqu'un qui avait fini par déchiffrer son babil incompréhensible ? Ce n'était pas comme lui... toujours à courir, pas moyen d'avoir du temps pour lui...

Il sursauta tout d'un coup. "En retard ! En retard !" s'exclama-t-il avant de repartir comme une flèche. Un peu plus tard, une jeune fille passa dans la galerie. Elle ne leva pas les yeux sur le tableau --- mais aurait-elle pu percevoir le regard curieux qui la suivait en se demandant ce qu'elle pouvait bien vouloir à ce lapin ?

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MON DERNIER DUC (par joye)

OVALE

(en robotage à Robert Browning)


Là, peint au mur, c'est mon dernier duc,
Ne le croirait-on pas vivant ? Cette œuvre
est une merveille, savez-vous ? Les mains de  Hillary White
se sont affairées une journée entière, et le voici, en pied.
Vous plairait-il de vous asseoir et de le contempler ?
J'ai dit « Hillary White » à dessein, car, voyez-vous,
aucun non-Défiant n'a jamais lu ce visage ici décrit comme vous le faites,
la profondeur, la passion, la détermination de cette consigne
sans se tourner vers moi (car personne d'autre ne tire le rideau,
comme MAP et Walrus viennent de le faire pour vous)
et avoir envie, l'eussent-ils osé, de demander
comment semblable Défi était venu ; vous n'êtes donc pas
le premier à relever ce Défi. Monsieur, ce n'était pas
la seule présence des Défiants qui jetait cet éclat
de métal sur la joue dudit Duc. Peut-être
Sieur Walrus avait-il eu l'occasion de dire : « Le jabot
du duc couvre trop sa pomme d’Adam » ou « Le Défiant
ne peut espérer reproduire cette lueur d’inox
qui se meurt au bas de sa gorge ».
Pure courtoisie, pensait-il,
(assez pour susciter ce texte par joye). Cette image,
comment dirai-je ? nous faisait peur bien vite,
était trop aisément imitée ; tout ce qu'il r-2-dé-2gottait
il l'appréciait et ses circuits partout vagabondaient.
Monsieur, c'était un hit ! Ma faveur à ses électrodes,
le couchant de l’Alderaan à l'ouest,
l’immense wookiee qu'un sot empressé
avait invité au Défi samedien, la page blanche
qu'il inspirait autour de la terrasse, tout cela, chacune
de ces petites choses appelait sur sa sphère le même bip-bip,
ou, du moins, un cri robotique. Il remerciait C-3PO,
fort bien ! Mais ses mercis, je ne sais trop, c'était comme si
mon texte de tant de lignes, on le mettait au même rang
que celui de tout un chacun. Qui se serait dressé pour blâmer
semblable broutille ? Eussiez-vous eu la facilité d’expression
(dont les Défiants sont bien capables) pour lui signifier
votre volonté et dire : « Voyez-vous, votre portrait
me dégoûte ; ici vous dépassez les consignes,
et là vous ne les respectez pas – et si le duc se fût
laissé sermonner et n'eût fait assaut d'esprit
contre vous et, parbleu ! eût su faire ses excuses –
c'eût été en quelque sorte s'abaisser ; et j'ai comme principe
de ne jamais m'abaisser. Oh, Monsieur, bien sûr, il bipait
à mon passage, mais qui donc passait sans
que naquît une guerre des étoiles ? Cela empira mal ; je donnai mes ordres.
Tous les bips s'arrêtèrent, à jamais. Et le voici,
comme vivant. Vous plairait-il de vous lever ? Allons à la rencontre
des autres textes en bas (et en haut)…

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Participation de Sebarjo

 

Le Portrait de Gorian Dray

 

portrait_robot

 

 

Ce matin-là, il n'était pas utile que je me regarde dans une glace pour savoir quelle tête j'avais. C'était un de ces matins qui succèdent à une nuit cauchemardesque, avec ses pluies furieuses et torrentielles qui semblaient si sempiternelles que si on avait murmuré cette chose à l'oreille du milieu d'une rivière, elle ne l'aurait pas crue !

Comme on dit communément, j'avais la tête dans le Q. Une chape de plomb pesait sur mon crâne, une barre d'acier frappait en cadence mes sinus et quel enfer ! Une pince monseigneur m'arrachait les tempes. Le temps ainsi ponctué me semblait infiniment long et vide. Invivable tant son poids était insupportable.

Et là, je me suis dit – car je ne sais pas comment mais, si aucun son ne sortait de ma bouche sans une déglutition possible, j'arrivais encore à me dire des choses aussi farfelues qu'elles fussent (intérieurement, bien que je ne sois pas particulièrement introverti, ni égocentré sur mon Moi ; ce qui était le plus fou) – qu'il suffirait d'un signe. Qu'il suffirait de presque rien, de simplement mettre les points sur les I. Qu'il suffirait d'allier le Q et le I pour récupérer un peu de quotient intellectuel. Insurmontable ?

Après un tel effort, dans l'immédiateté instantanée, on pouvait dire qu'en plus de la douleur, je subissais comme une anesthésie cérébrale, ce qui peut sembler paradoxal mais ce qui était bien pire que ça. C'est dans cet état de feuilles mortes que j'ai ramassé mes épaules afin qu'elles se lovent hystériquement contre mes lobes duveteux et que je me suis mis à chanter (mentalement puisque je le rappelle, j'avais perdu la voix de la raison. C'est malheureusement pourquoi vous n'aurez pas le loisir d'ouïr une reconstitution sonore ici bas. Néanmoins, vous pouvez y lire une transcription textuel) :

 

 Parce qu'avant la fête on est au faîte
A pile ou face, on renverse la tête
Parce qu'on n'arrive pas toujours à être
Soi-même ou même cet être
Qui est l'essence de notre existence
Si différent de notre paraître

Alors on pense Alors on pense Alors on pense
Alors on pense Alors on pense Alors on pense

Parce qu'après la fête on n'est plus au fait
Parce qu'on perd la face, on perd la tête
Parce qu'on arrive tout juste qu'à naître
Sans jamais parvenir à n'être
On reste loin à des kilomètres

Alors on pense Alors on pense Alors on pense
Alors on pense Alors on pense Alors on pense

 

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R2D1; R2D2; aire de Detroit (titisoorts)

Je me sens si seul dans cette cellule. Ma vie était si belle, si enjouée. Je n'arrive vraiment pas à m'y faire, me retrouver là, au beau milieu de cette prison, je regarde une photo. Je secoue la tête, comment, comment en sommes nous arrivés là. Pourtant toutes les idées qui m'ont poursuivi viennent d'un film"Star wars" et plus particulierement d'un petit robot, R2 D2. Il m'a fasciné et bien fait rire. Mais le rire n'est plus au goût du jour, il en est même devenu amer. Nous avons profité de la faillite, nous avons profité de Détroit, lorsqu'ils ont déposé leur bilan. La ville n'était plus que misère et abandon, les grandes marques fermaient, les usines désertées se multipliaient. Et nous, nous au milieu de ce chaos, des âmes fantômes errantes, ne plus savoir quoi faire. Pourtant cette ville à fait de si grandes choses: c'est un Français qui a bâtit Détroit de ses mains, Ford, fleuron y avaient ses usines, Madonna, Eminen, Stevie Wonder, Tom Selleck y ont vu le jour. Au tout début, nous étions des pionniers, nous avions réussi à fabriquer des robots pour le travail domestique. Chaque année, ils devenaient de plus en plus sophistiqués, à croire que nous frôlions la perfection. A l'image des humains, fiers de pouvoir commander des êtres aussi intelligents, le monde entier nous les arrachaient. Nous avions même réussi, à leurs inculquer des sentiments. Des sentiments  dans de la ferraille si froide, inerte. Mais pourquoi avoir été si loin. Leur façon de nous écouter, de nous regarder surpassaient la nôtre. Ils arrivaient à ressentir, au son de notre voix, notre état d'âme . Ils nous mettaient en garde. Et de domestique, ils se sont transformés en psychologue, de la compassion dans une machine, mais maintenant que j'ai le temps de penser à tout cela, c'était n'importe quoi. Les années passèrent, nous dépérissions , eux se régénéraient. Et au milieu de tout cela nous, moi je travaillais d'arrache-pieds, je te délaissais pour ma réussite, laisser une trace dans ce monde. Maintenant au fond de ma prison, je m'en mords les doigts, je suis mélancolique, triste de ne plus t' avoir à mes côtés. C'est ma punition, mon fardeau, encore plus terrible que d'être enfermé. J'entends des pas dans le couloir, la porte s'ouvre, c'est bientôt la fin.
- Celui là, on doit le démanteler, entièrement et tout effacer, ordre du juge"
- Mais qu'a-t'il fait?
- La ségrégation robotique interdit toute relation amoureuse avec le genre humain , il est tombé amoureux de sa maîtresse, il est persuadé d'être l'homme de la maison.
- Regarde le, comment il est habillé avec son jabot !
Le monde s'écroula, lorsque, dans le couloir de ma mort, je vis le reflet de mon image...

 

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Cyborg 1° (Sergio)

Il était sans voix, la face  figée, la bouche bée .le visage du nouveau président de la république venait d’apparaitre à l’écran .un observateur aurait pu croire qu’il venait d’avoir un AVC. La peur le tétanisait sur place. Ce qu’il avait redouté depuis des décennies venait de se produire. Les hommes dans un ultime relâchement, agissant comme des enfants gâtés, gavés de publicités et d’informations manipulés avaient  abandonnés le pouvoir politique aux machines. Bien sûr on leur avait expliqué que cette mesure transitoire était mise en œuvre pour leur sécurité, en fait surtout la sécurité sacro-sainte du système financier mondial. Des experts prototypes, diplôme de grandes  écoles & costume gris, leur avaient expliqué doctement que le monde était au bord de la faillite, que la dette accumulée des états devenait insoutenable et qu’il fallait donc agir de façon méthodique pour exécuter un transfert  de cette dette collective vers une prise en charge individuelle. Bien sûr on ne faisait pas supporter ce fardeau aux populations défavorisés, néologisme technocratique qui voulait dire «population tellement lessivée depuis leur naissance dans des quartiers & des écoles de merde qu’elle n’a plus que son slip sur elle »

Depuis les années 1950-60 il avait vu poindre le complot .depuis ces années ou le Professeur Georges Lane avait introduit le miracle de l’analyse stochastique pour que les intervenants en bourse puissent bénéficier d’indicateurs techniques  très réactifs dans le but d’anticiper les retournements de tendance.

Les mathématiques financières dès cette époque étaient devenues un débouché envié des têtes de promo des   grandes écoles. On avait utilisé des génies qui auraient pu utiliser leurs géniales compétences pour lutter contre la faim dans le monde ou réfléchir à l’adaptation des habitats au vu des changements climatiques à venir. Non en les appâtant avec des montagnes de € ils avaient mis au point des algorithmes permettant de domestiquer le hasard & l’incertitude et permis à des machines informatiques de prendre le contrôle sur les flux monétaires mondiaux. Dans un premier temps  ils avaient mis au point le Trading automatisé en laissant l’algorithme décidé seul des aspects de l’ordre  mais encore sous le contrôle des hommes. Cela avait si bien marché que gavés et gras comme le Senat de la Rome antique les hommes politiques avaient abdiqué, en silence bien sûr. Ils avaient sabordés les banques nationales qui intervenaient sous leur contrôle pour la bonne marche de la société et abandonné aux marchés financiers  ce pouvoir.

Aux environs du passage du siècle collaborant avec les majors de l’informatique ils mirent au point le HTF ,en français Trading Haute Fréquence. Dès ce jour des machines  prirent des décisions complexes afin d’émettre des ordres sur la base d’informations reçues par voie électronique avant que des opérateurs humains ne soient capables de traiter les informations observées.

Les ordres de la clientèle doivent être rassemblés, appariés ensuite exécutés puis imputés sur chaque compte de donneur d’ordre .Les THF s’intercalèrent alors dans ce laps de temps et par une succession ultra rapide d’ordre de vente & d’achat appliquèrent des stratégies gagnantes. Quand ces stratégies furent appliquées à des valeurs représentant des cargaisons de riz & de céréales cela se traduisit, après explosion des cours par des émeutes de gens qui mourraient de faim en Indonésie ou en Afrique de l’ouest. Ces dommages collatéraux n’impactèrent pas le moral des cyborgs qui étaient engagés dans une course de vitesse pour détecter des anomalies dans le marché et les exploiter. Le plus rapide gagnait.

Ces nouveaux maitres prirent bien soin de gaver les banquiers, décideurs politiques et autres traders pour qu’ils puisent et se repaissent sans contrainte dans cette immense masse financière qu’ils créaient de façon artificielle.

Par la même ils s’assuraient, même en cas de crise  de ne pas subir de contrôle des castes dirigeantes qui étaient censées les diriger.

Il avait essayé d’avertir de ce danger, avec quelques autres mais ils avaient prêché dans le désert. Un psychologue canadien robert Hare avait déclaré que 10 % des traders pouvaient être qualifié de psychopathe. Maladie grave qui se caractérise par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de comportement humain. Il avait essayé de faire savoir qu’en 2013, 85% des bourses étaient des marchés entièrement électroniques sans lieu d’échange physique et que 90% du flux émanait de HTF. En 2011 le temps moyen de détention d’une action était de vingt deux secondes.

Las il avait essayé une autre stratégie. Le 06 mai 2010 en rebondissant furtivement sur des dizaines d’adresse IP spoliée pacifiquement  il avait introduit une micro modification dans les algorithmes des 2 contrats E-mini S&P 500. En une fraction de seconde le programme avait vendu soixante-quinze mille contrats, emballant la machine en épuisant le nombre d’acheteurs potentiels. Par réaction dans une immédiateté parfaite les autres machines se mirent à vendre de manière agressive en entrainant le marché dans une spirale de baisse. En un instant, qu’il savoura goulument  la valeur du contrat passa de six milliard de dollars US à deux, soixante-cinq milliards. Il pensait naïvement qu’une enquête allait permettre de mettre à jour le danger de ces systèmes.  Il ne put que constater que l’ensemble des intervenants, medias en tête mirent toute la responsabilité sur un lampiste qui se serait endormi à son poste de travail le doigt appuyé sur une touche de son clavier. Ce dernier fut littéralement lapidé. Tout le monde goba cette fable moderne et retourna à ses rêves de solde prochaine.

Et la sur son poste de télévision s’affichait en habit de bourgeois le nouveau président : Cyborg 1°.

Il n’avait plus qu’une possibilité pour sortir de ce cauchemar. Il passa plusieurs courriels cryptés et ……..

Mais c’est déjà un autre défi ………….

Avertissement

Ce texte relève de la science-fiction & toute ressemblance avec des situations ou faits réels ne peut être que fortuite !!!!!!!!

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Un passe-temps robot-r'hâtif (Joe Krapov)

DDS 280 R2D2 duke Hillary
white

- Eh bien dites donc ! On dirait que cela vous a plu, Duchesse !
- Je crois que ça relève de l’indicible tant c’était bon !
- Je commence à comprendre pourquoi c’était si moteur pour certains humains.

- Et c’est encore meilleur quand cela a, comme pour nous aujourd’hui, le goût de l’interdit.
- Il n’y aurait pas moyen de remettre le couvert en inversant les rôles ?
- Cela demande qu’on sorte d’abord de cet univers-là.
- Je n’ai pas bien compris ce qui s’est passé sur la fin. C’était un peu comme une décharge électrique et puis mes batteries se sont trouvées soudain complètement à plat. Plus qu’à plat, même !
- Je vois d’ici le tableau. De la rigueur dans l’effort puis de la rigidité dans le cadavre !
- Mais, Duchesse, je ne suis pas mort !
- Non, monsieur le Duc R2-D2. Moi non plus mais je crains fort que nous n’ayons été punis pour avoir pénétré dans ce lieu interdit et surtout voulu goûter aux secrets des humains.
- Punis ? Pourquoi ? Comment ?
- Essaie un peu de bouger pour sortir de ton cadre !
- Merde ! Tu as raison ! Je suis coincé !
- Nous sommes coincés ! Moi aussi je suis condamnée à rester immobile.
- Mais qu’est-ce que c’est que cet univers ? On a traversé quoi en cogitant ?
- On ne dit pas « cogitant », on dit « coïtant ».
- On est passés dans une dimension différente ?
- Il me semble que oui. Ca a un vieil air de …
- Un air de quoi ?
- Un air de 2D, R2-D2 !
- Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Appeler le gardien du Musée ?
- Il n’y en a sans doute plus dans ce monde-ci. Tu as vu la poussière par terre avec la trace de nos pas ? Je crois plutôt qu’il va falloir s’en remettre au Deus ex machina.
- Et quand est-ce qu’il vient, lui ?
- En général, à la fin de la pièce.
- Et c’est quand, la fin de la pièce ?
- Je ne sais pas. Quelques années-lumière ?
- Mais je ne vais pas pouvoir attendre tout ce temps sans bouger !
- Sois philosophe. Tire parti de la situation. Fais comme moi !
- Et qu’est-ce que tu fais de beau, madame la Duchesse C-3PO ?
- J’essaie de sourire !

 

DDS 280 Joconde C3PO réduit

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L’air de… (EVP)

-           R2D2 mon ami, mais que fais-tu dans cette tenue ?

 

-          Ah ! Tu peux te moquer C-truc, toi l’humanoïde

Tu ne crois pas que parfois, je rêve d’hémorroïdes ?

Si ce réalisateur t’avait donné l’allure d’un aspirateur,

N’aurais-tu nulle aspiration à cette heure,

A te prendre pour un noble d’autrefois ?

Te vêtir de velours et de baptiste à plis plats ?

Crois-tu avoir belle allure avec ton slip en rhodoïd ?

Ta couleur jaune d’or et tes yeux celluloïd ?

Franchement, c’est d’un vulgaire !

Sors-toi de ton quotidien si ordinaire !

 

-          R2D2, tu m’insultes ? Tu veux mon pied au fût ?

Quelles sont ces idées alambiquées, ces coquecigrues ?

Reste le gentil robot que j’ai toujours connu,

Jouet d’enfant, sympathique et culcul.

 

-          Non C-truc je ne suis vraiment plus le même

Ma pensée s’est élevée à cause de R.E.M

Je suis sur le défi du samedi, j’me la pète,

Lucas, c’est fini, J’me shoote à l’épithète,

A l’adverbe adéquat, à l’adjectif ronflant,

Il me faut c’est sûr, le costume correspondant.

 

-          Va donc Nilfisk de soubrette, prétentieux,

Tonneau clignotant, robot de mes deux

Si je te débranche, vieille branche,

Ce sera une autre paire de manche !!

 

-          NON !  NON ! SAL….GLING !!

 

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