Je cours.L'environnement où je suis, n'a plus d'importance. Mon subconscient a prit le relais. Mes pensées défilent. Mon coeur bat régulièrement, tranquillement. Le temps n'a plus d'importance, dans quelques instants je vais reprendre conscience et profiter de l'endroit où je suis, au milieu des pins. Regarde ces pins majestueux, laisse tes soucis de côté. Regardes ces arbres qui fiers comme des totems géants, veillent de toutes leurs hauteurs. Le paysage est magnifique; les couleurs d'automne sont présentes, changeantes à chaque instant. Parfois vous tombez sur des parcelles de jeunes pins qui dans un fouillis de fougères ressortent leurs têtes. 

J'étais bien, et tranquille sur un parcours que je fréquente depuis plus de vingt ans. Les paysages ont bien changé depuis ce temps. J'aurai pu mettre un bout d'étoffe ou bien un objet m'appartenant sur un petit pin de l'époque. Il serait maintenant à plus de vingt mètres, à mirer les paysages environnants. Les chemins sablonneux défilaient sous mes pieds. J'écoute une émission en différé. Le principe, est un invité reçu par Frederique Lopez ainsi que des chroniqueurs humoristes. Il y a au milieu un érudit, soit en philosophie,en histoire, en science, un astro physicien etc etc. Il nous raconte avec des mots simples par exemple le boson de Higgs, la connaissance à la porté de tous. 
Avant j'écoutais plutôt AC/DC et j'ai remarqué que mes pulsations s'affolaient lorsque je courais. 
J'ai bientôt fini de courir, je vais rentrer, la nuit va bientôt m'envelopper dans sa boîte noir. Mes pulsations ne vont pas s'accélerer quand je vais t'embrasser. Ou sont nos folles années, ou le simple fait de pensée à toi, me déglinguait le coeur. Je reste imperturbable. J'ai beaucoup d'habitudes à changer, ce  tam tam régulier dans ma poitrine s'enflamme doit s'emballer dans un rythme africain, un rythme endiablé, juste pour t'aimer.