1925

Un corsage plat de garçonne
La cigarette, un sautoir
C’est pour elle qu’il abandonne
La fiancée aux beaux yeux noirs

Assise sur le tabouret
Genoux croisés, l’œil qui charbonne
Dans le fastueux cabaret
Où la musique charlestonne

La femme fatale en cloqué
Lamé d’argent et jupe courte
Tape des mains, croise les pieds
Tourne en corolle et le déroute

Peut-on parler d’amour ou non
De désir ou de maléfice ?
Il ne connaît que son prénom
Mais il est possédé, l’artiste !

Les jambes longues qui cadencent
Le rythme endiablé de la piste
L’entraînent à jamais dans la danse
De cette année contorsionniste...