Je m’étais installée dans un hôtel au bord de la plage d’ABOU D’ABHI.

            Le matin j’étais le plus souvent seule au bord de l’eau alors que le soir il y avait un peu plus de monde et je devais bousculer les enfants qui barbotaient dans l’écume des vagues.

            Un matin je fis une bien étrange rencontre.

            Un enfant journal.

Il était incapable de me donner son nom et j’étais assurée de son improbable identité.

            Est – il Pakistanais Bangladais ?  Nul ne le savait.

      Il disait se rendre en ville pour faire des courses et prendre des nouvelles.

-          Je voulais lui emboiter le pas, mais il replia si vite ses feuilles de journaux qui lui tenaient lieux de silhouette que je le perdis de vue un instant.

-          Il accéléra soudain son pas

-          soudainement l’enfant journal manifesta une inquiétude vive . Sa robe de papier commençait à prendre feu à cause d’un mégot mal éteint sur le trottoir.

-          Avec mon don de seconde vue, j’accourus pour sauver sa robe qu’une colonne d’oiseaux de mer commençait à agacer.

-          Il m’était difficile d’apercevoir son visage de papier alors j’emboitai son pas à distance .de telle sorte que s’il s’était retourné qu’il ne s’alarme point. Il ressemblait à un léopard des neiges perdu en plein ÉMIRAT ARABE ;

-          Une sorte de peinture rupestre échappée d’un paysage fossilisé ondulait devant moi S’il s’était prêté à la conversation et que mes paroles l’eussent froissé il serait où aujourd’hui ?

-          Il  prit soudain l’allée centrale qui mène au palais princier et accéléra le pas comme un chef d’État.

-          Le prince rebelle arrive criait on dans la cour du palais le prince rebelle revient !