Décembre frissonne qui déjà finit l’automne
Les feuilles sanglotent et pleurent leurs plus belles parures.
Le vent fripon les soulève, elles dansent une chaconne.
Puis tombent et éteignent doucement leurs dorures.

Sèches et brunes elles recouvrent l’allée forestière
Semblant faire édredon aux châtaignes, aux marrons.
Dans un ultime cadeau elles réchauffent la terre,
Faisant barrage au gel mauvais, au temps félon.

Sur ce tapis tu marches, promeneur solitaire,
Inconscient peut-être du sacrifice consenti
Des ornements des arbres, de leurs somptueux habits.

Tu les vois tristes en leur humilité d’hiver,
Ton écharpe couvrant ton nez déjà rougi,
Tu ne songes qu’au thé fumant et aux petits biscuits.