Je suis seul dans cette maison perché sur une colline, loin de tout. Seul un long chemin non bitumé me relie au village. La nature est belle, le silence est paradisiaque.

Cependant si un bruit se fait entendre, notamment la nuit tombée, je m’inquiète.

 Justement, cela fait des semaines que tard le soir, j’entends un bruit de pas, comme si quelqu’un marchait tout doucement, avec parfois quelques petits crépitements légers. J’aurais préféré un timbre plus net, plus décidé, car si doucement, ça amplifie mon angoisse. Au village, une rumeur court, que des habitations ont été cambriolées. Ce qui n’est pas fait pour me rassurer.

 Cette nuit, je panique, car ces sonorités sont plus fréquentes que d’habitude. Que faire, aviser la police? Et s’il en était rien, j’aurais l’air stupide. Sortir de la maison pour regarder? Nenni, je n’ai pas le courage, ne sait-on jamais.

 Subitement, ça grésille sur le pas de ma porte. C’est sérieux. Mon adrénaline monte, ce qui implique que je dois ouvrir à cet inconnu, tant pis, je n’ai plus rien à perdre, je tire la porte avec violence.

 Oh stupéfaction! Je découvre un petit être avançant tout doucement à quatre pattes. Il s’agit d’un petit chat, tout maigre, qui semble n’avoir pas mangé depuis des lustres. On devine même ses os à travers la fourrure. Je constate rapidement qu’il est presque aveugle, toutefois il rentre en étant guidé par la chaleur. Je le nourris avec ce que je trouve, il boit.

 Depuis ce jour-là, j’ai un nouveau compagnon, il s’appelle Velours, il ne me quitte plus d’une semelle, enfin d’une patte, je ne suis plus seul.

 Je t’aime fort Velours!