16 novembre 2013

Défi #273

"J'entends marcher dehors. Tout est clos. Il est tard.

Ma lampe seule veille...."

-extrait d'un poème de Marc Alyn-

 

Magritte 1

 

A vous d'imaginer la situation !

Envoyez vos participations à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

Posté par MAPNANCY à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Télé Réalité (Célestine)

cél

Kevin :   Aaaah ! J’ai dormi comme un noir ! mais…Qu’est-ce que tu as, Ashley ? Tu fais une tête de six pieds et demi !

 Ashley : Oh, Kevin, tu sais quoi ? Steven me trompe avec Stéphanie.

Kevin : Ça alors, c’est la cerise sur le chapeau ! Tu es sûre ?

Ashley : j’en mettrais ma langue au chat !

Kevin : Chut ! parle moins fort, les murs ont des orteils !

Ashley : Je savais que c’était la décatombe, cette émission ! Mais là, c’est l’étincelle qui fait déborder le vase.

Kevin : C’est vrai qu’il n’y est pas allé avec le dos de la main morte !

Asley : Tu me diras que les goûts et les couleuvres...Mais, bon, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi cette bimbo ? Elle a pas inventé le fil à couper le plomb, tout ce qu’elle cherche depuis le début de l’émission, c’est à courir le billet doux avec tous les mecs…mais c’est vieux comme mes robes, sa technique !

Kevin : Ouais, c’est connu comme le houblon. Je voyais bien qu’il y avait anguille sous cloche…

Ashley : Mais il va voir de quel doigt je me chauffe ! Il ne va pas longtemps me faire prendre des WC pour des latrines ! S’il croit que je vais attendre les calanques grecques pour réagir ! Il se fourre le doigt dans l’oreille !

Kevin : c’est vrai qu’il est fier comme un bar tabac, il faudrait lui rabattre son baquet… Quand je pense qu’il t’a juré le grand amour, il dépasse les borgnes ! Mais moi je suis là, si tu veux que je te console…

Ashley : Oh, t’es gentil, toi, Kevin…Tu vois, tu crois que tu as une amie, mais se faire des amies, ici, c’est la croix et la galère…Autant chercher une aiguille dans une meute de chiens…

Kevin : t’as raison ! Moi aussi je suis déçu par les autres. Avant qu’ils soient  réglos, les moules auront des gants !  Mais toi, Ashley, tu n’as pas la langue dans ta bouche, je te fais confiance, 

Ashley: C'est vrai, Kevin,  je suis têtue comme une moule. La vengeance est un poulet qui se mange froid.

ndlr: toute ressemblance avec des cerveaux en coquille de noix ne serait que pure coïncidence.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [38] - Permalien [#]
Tags :

Le Lutinoix (Djoe L'indien )

Dans cette noix, va donc savoir ce qui se cache !
Sa coque dure est un rempart pour le curieux
Qui aimerait percer à jour ce mystérieux
Délice brun qui le provoque, un rien bravache.

Mais attention ! L'objet est traître et se défend !
Prends un couteau pour séparer cette coquille
Et le parquet de rouge sang tu remaquilles,
Poussant un cri qu'on croirait ouïr un olifant...

Oui mais alors, cette noix-là, que contient-elle ?
Approche-là de ton oreille, écoute bien :
N'entends-tu pas comme un murmure, un presque rien,
Une chanson toute en douceur. Mais que dit-elle ?

Oh là ! Manant prend garde à toi, car ce secret
Est bien gardé. C'est un lutin d'humeur badine,
Un brin espiègle et qui je crois quelques fois dîne
Du sang perlant au bout du doigt d'un indiscret.

Mais si tu sais bercer la noix de ta comptine,
Son habitant, qui est curieux, veut écouter ;
La coque s'ouvre et laisse voir un farfadet,
Un peu fâché d'être tiré de sa routine.

Or le lutin, si dans le fond n'est pas méchant,
Je vous l'ai dit un peu plus haut est un espiègle
Qui s'affranchit sans foi ni loi de bien des règles
Lorsqu'il s'agit de se moquer d'un mécréant ;

D'une voix basse il psalmodie une formule
Et sa magie, en un sursaut, sort de la noix !
Se lève alors au fond du bois un vent sournois
Qui t'enveloppe et tout à coup te change en mule...

Etre curieux est un défaut qu'on dit vilain,
Et si tu sais ce que cachait ce fruit à coque
Te voilà beau, broutant ton herbe... Et tu t'en moques :
Tu n'iras plus enquiquiner d'esprit malin...

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :

La 11.258ème noix (MCL)

MCL

Quelques journalistes, triés sur le volet, avait été autorisés à pénétrer dans le saint des saints. L’aile du bâtiment G, hautement sécurisée, était réservée au personnel habilité. Pour la première fois, le professeur Garamont allait donner une conférence de presse et dévoiler la nature des recherches qu’il menait à bien depuis plus de quinze ans. Le petit groupe s’engouffra dans l’ascenseur, qui les conduisit jusqu’au dixième sous-sol.  Alphonse Garamont les attendait devant une porte munie d’une plaque dorée sur laquelle on pouvait lire : UNITE DE GENIE INFORMATIQUE. Un bip aigu retentit et la porte s’entrouvrit.

Les dimensions de la salle étaient impressionnantes. Elle était constituée de hautes armoires métalliques séparées par plusieurs allées. La configuration rappelait ces datacenters permettant de stocker des zettaoctets de données. Un murmure s’éleva parmi les visiteurs.

— C’est bizarre, on n’entend rien. Aucun bruit de soufflerie.

— On dirait qu’il n’y a aucun système de refroidissement, chuchota un autre journaliste.

Ces remarques firent sourire le professeur Garamont. D’un geste bref, il leur fit signe de s’approcher.

— Je ne vous ferai pas de grands discours. Regardez plutôt ! ajouta-t-il en ouvrant un grand tiroir.

Une vingtaine d’objets de forme ronde étaient disposés sur une plaque munie de trous, parfaitement alignés.

— Mais ce sont des noix ! s’écria un rouquin, les yeux écarquillés.

— Oui et non...

— Mais où sont les ordinateurs de nouvelle génération ? fit une jeune femme.

— Vous les avez sous les yeux !

Alphonse Garamont souleva délicatement la demi-coquille de l’une des noix. Son contenu ressemblait à s’y méprendre à un cerneau, à la différence que celui-ci palpitait. Un réseau complexe de filaments bleutés scintillait en cadence à sa surface. Tous les regards étaient concentrés sur cet étonnant petit objet, comme hypnotisés. Le professeur, fier de l'effet produit sur son auditoire, poursuivit.

— Je vous présente le plus petit et le plus puissant ordinateur conçu à ce jour. Nous avons enfin réussi à franchir les limites du 0 et du 1 que le bit nous imposait jusqu’à présent.

— C’est un ordinateur quantique ?

— Mieux que ça, car ce n’est pas tout.

Tout le monde écoutait, dans un silence religieux, empreint d’admiration.

— Cet ordinateur est à mi-chemin entre l’électronique et l’organique. Il est autoalimenté et donc complètement autonome. Plus besoin d’alimentation électrique, comme vous pouvez le constater par  vous-mêmes.

— Mais d’où tire-t-il son énergie ?

— Secret de fabrication ! le coupa le professeur avec un sourire entendu. En revanche, je peux vous annoncer que ses applications sont multiples. Sa puissance de calcul le place devant les plus gros calculateurs, il est doté d’une capacité d’apprentissage qui en fait le plus élaboré des systèmes experts, et enfin il peut être implanté dans le cerveau de tout être vivant pour en développer les capacités. A terme, il pourra même remplacer complètement un cerveau déficient.

Quelques chuchotements timides reprirent, jusqu’à ce que la jeune journaliste ose poser la question qui brûlait toutes les lèvres.

— Et vous avez déjà fait des tests sur un être humain ?

Alphonse Garamont se pinça les lèvres.

— Pour l’instant, je ne peux pas vous en dire davantage, mademoiselle...

— Corinne Page, répondit-elle.

Devant la mine dépitée des visiteurs, il ajouta :

— Vous serez invités très prochainement à une démonstration. A présent, je vous invite à vous diriger vers la sortie.

Corinne se retourna une dernière fois et compta mentalement le nombre d’ordinateurs  qui devaient être hébergés dans cette salle.

— Mais que vont-ils pouvoir faire de tout ça ?  s’interrogea-t-elle, légèrement troublée.

Alors que les portes se refermaient, les filaments bleutés de l'ordinateur stocké dans la coquille de noix n° 11.258 virèrent au rouge sang. Le système était en surchauffe. Personne n’assista au phénomène, pas un capteur ne détecta l’anomalie. Quelques instants plus tard, tout rentrait à nouveau dans l’ordre.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :


Histoire à la noix (Électre)

***

La noix. Bien cachée dans une enveloppe qui vous brunit les mains et qui a cette odeur un peu âcre et huileuse- il y a trop longtemps que je n'ai pas senti cette odeur, la semaine prochaine avec ce qui sera tombé de l'arbre des voisins ce serait plus facile à dire... la noix fait semblant d'être verte mais tourne assez vite au noir, et révèle après quelques efforts et beaucoup de brou qu'elle est en fait brun clair, presque beige ; que de subterfuges pour cacher les cerneaux - cuisses tapies au creux de la coquille, enveloppées (encore !) d'une peau un peu amère que d'aucuns ont encore la patience de décortiquer pour arriver au blanc du fruit souple et frais - j'ai même rencontré des gens qui ôtaient la peau des noix sèches... mais si on décortique encore un peu les choses, on trouvera peut-être

un escargot ayant perdu sa noix de beurre parti comme de juste de Grenoble (d'où sont les noix) se rendant du côté de Bourg, (pardon, de Brou) en y mettant de l'huile de coude, et qui sur une coquille de noix voyageait, sans queue ni tête, embarqué malgré lui dans une histoire à la noix; on lui avait bien dit qu'il allait y passer s'il retrouvait sa noix de beurre mais il s'obstina tant et tant à force d'huile de coude et sur sa coquille de noix, qu'il arriva à Brou et réussit contre toute attente à ranger le beurre dans la noix la noix dans la coquille la coquille dans le brou l'huile dans le coude et le tout sur son dos croyant échapper par là aux hélicivores. Mais les nucivores le dévorèrent avec sa noix de beurre et son huile de coude et l'escargot se dit qu'il avait été bien noix d'écouter l'histoire jusqu'au bout et qu'il aurait mieux fait de filer avec sa noix de beurre et son huile de coude loin de tous ces mots en vore et de cette histoire à la noix.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

noyer le poisson (titisoorts)

Vous pouvez passer près de la flore et ne jamais les entendre. Pourtant un jour, que je traversai la forêt, je les entendis. Peut être se sont ils habitués à ma présence? Au début je me retournais, je croyais que quelqu'un me parlait. Mais non, c'était dans l'air, des informations " forcez encore trois nuits sur la chlorophylle, la photosynthèse doit être parfaite, forcez sur le feuillage l'été va être sec". Ça n'arrêtait pas, un flot de parole ininterrompu " les feuilles, préparez-vous, la pluie arrive, juste après la fin du prochain coup de vent". Lorsque Je me déplaçais l'intensité changeait. Je décidais d'en rechercher la source. Je me suis retrouvé devant un immense noyer, les voix venaient des coquilles de noix. Des milliers de coques qui parlaient à l'unisson. Serait-ce la voix de Mère Nature? Mère nature qui détermine ses derniers réglages. D'une racine, surmontée d'un tronc, avec en continuité des bras, des branches qui se croisent et s'entrecroisent. Au bout, des feuilles, comme des paumes de mains qui se creusent pour recevoir l'eau. Et au milieu de tout cela, les cerneaux de noix, encore une faute de frappe de Gutenberg, les cerveaux de noix, qui à l'unisson se rallient, pour trouver des solutions, aux problèmes contre nature. Nous avons du chemin à faire pour arriver à leur niveau, faire de l'ombre, cela reste pour eux une protection pour leurs semblables, pour nous, humains, c'est tout autre chose. Peut être trouverez-vous cette réflexion à la noix, pourtant, écoutez bien la forêt, elle en a des choses à nous apprendre.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

Yannick Noix ? (Joe Krapov)

DDS
272 noix

23 lignes pour dire ce qu’il y a à l’intérieur d’une noix ? Mais on me demande l’impossible, là ! Et ce n’est pas parce qu’à la ligne 3, ayant répondu « un cerneau », je poserai un point final et mon stylo, loin de là !

C’est plutôt qu’à jouer sur les mots, ou avec eux ou même ici avec leurs lettres on risque d’aller se planter bien plus loin que sous le noyer !

Car dans NOIX il y a ION, ce petit truc dont je ne sais rien mais qui intéressa tellement Etienne Klein, le physicien de France-Culture, qu’il en fit sa professION et nous régale d’anagrammes si bien troussées que je ne rate plus jamais la conneXION sur sa chronique du jeudi matin.

En parlant de trousser, il y a un X dans NOIX et c’est l’occasion d’évoquer Marcel Stroskane, un personnage de fiction qui se fait des films X dans sa tête. L’outil dressé droit comme un I en permanence, les deux NOIX pleines comme des O de spermatozOÏdes prêts à hurler Banzaï, scout toujours prêt pour le cOÏt, il est aussi nul que neuneu mais pas aussi nuirisible que son modèle dans le réel qui chercha des NOIses à la NOIre Nafissatou. Marcel préfère Sophie Tell, la fille au gars Guillaume qui sous l'arbre halète.

DDS 272 Argus

Il y a aussi dans la NOIX la vache la plus connue de la mythologie et des cruciverbistes. En un mot et en deux lettres, c’est IO qui nous fait penser à Argus, un type qui avait cent yeux tout autour de la tête mais qu’Hermès parvint à endormir pour lui subtiliser la génisse à lui confiée par Héra pour la rendre à Zeus. Pour le punir Héra lui vola ses yeux afin d’en parer la queue du paon et en plus elle lui supprima son bonnet rouge, sa carte professionnelle de bouvier et sa subvention de Politique Agricole Commune, d’où l’expression « PAC ôtée à l’Argus » (je vous l’avais bien dit qu’on s’en éloignerait, du noyer ).

neil-
young-vs-neil-old

Enfin dans NOIX il y a INOX, abréviation sans doute aucun d’INOXydable et je ne connais pas plus INOXydable que ce vieux Young, l’uncle Neil qui chante que la rouille ne dort jamais, que cette nuit (NOX en latin) c’est la nuit et qu’il vaut mieux brûler d’un seul coup que de se délaver. Je ne comprends pas trop cette philosophie à la noix parce que brûlé ou délavé, ton jean est foutu ! Encore que maintenant, on les porte déchirés. Avant on était entourés de locdus, maintenant on est cernés par des loqueteux !

DDS 272 Xoxo

 

Et puis dans sa coquille de NOIX, dans son bateau d’amour, il y a aussi XOXO qui écrit sur les murs qu’elle aime son Max un max !

 


Avant que je n’atteigne ou ne dépasse la 23e ligne, qu’il me soit permis de mentionner, plutôt que la chanson de Charles Trénet, le sketch de Chanson Plus Bifluorée car pour ma part je ne peux jamais entendre parler de noix sans fredonner « Casser la (les ?) noix » sur un air de Patrick Bruel ni penser à Marie-Hélène Arotine, au stage folk, aux tables de la MJC, au dulcimer, au grand-père de Bernard Lavilliers et aux châtaignes bouillies dans les narines !
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

Sur un air de G-Brassens………. (Sergio)

Que des poètes en léthargie

S’usent les neurones, suant

Des philosophes confis au Brandy

Se prennent les pieds dans le tapis

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Non certes le défi du samedi

Nous voit, tout nu, ravi au lit

Mais pourquoi se tordre la cervelle

Les synapses, surtout pour des noix

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Si on l’agite au demeurant

Approchant son oreille, écoutant

On n’entend rien, c’est déroutant

Encéphalogramme plat, néant.

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Que comme la reine d’Angleterre

Avec ses étranges chapeaux verts

Ridée, cernée, un teint de terre

Elle ne lâche rien, si fière.

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Même auscultée au stéthoscope

Par un professeur disciple d’Hérodote

En vers chantés, même en prose

Le prosateur en reste morose.

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Mais aux grands maux, les grands moyens

Sous un bombardement hertzien

Même sous scanner herculéen

Du vide, du néant, du rien.

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Toute la communauté des défiants

Agitant leurs synapses, suant

Butte sur ce mystère, pantelant.

Leurs sourires idiots se figeant.

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Que certains, irrités et fiers

Envisagent de la jeter aux fers.

D’autres, aux limites, flanchant des nerfs

Pensent avec joie au feu nucléaire

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

Que des adeptes de la fumette

La consume dans une pipette

Et imagine sous leur casquette

Surprendre la belle. NIET.

Il y a peu de chances qu’on cerne le cerveau des noix

ser01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Si t'étais une noix (par joye)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags :