14 septembre 2013

Défi #264

Rêve ou réalité ?

-Défi proposé par notre amie KatyL-

 

Rêve K

 

Merci de nous faire rêver et de partager vos interrogations

 sur la source de nos rêves à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt

 

 

 

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Un jésuite (Célestine)

cél

 

Un petit matin d’octobre au collège Saint-Sulpice.

Saint Supplice disent les élèves...

Le redoutable père Gilbret, vieux professeur de lettres atrabilaire, rend leurs rédactions à ses élèves.

                       ***

 

Ah ! Monsieur JC… (Oui, notre ami a signé sa copie de ses initiales…Sans doute a-t-il cru spirituel de jouer avec leur sainte homonymie…)

Je lis votre chef d’œuvre, monsieur JC :

 

"Alors, tous les arbres frémissent"... 

Voilà un incipit d’une navrante banalité (mais oui, voyons, c'est de la bouillie, de l'image d'Epinal... du Richard Clayderman! Que dis-je, du Clayderman ! C’est de l'André Rieu! ) Et pourtant  ce n'est qu'un désolant début, et vous n'avez encore rien entendu...

 

"...Le grand  véréfour"...

Mon pauvre ami...qu'est-ce que c'est que cette élucubration? Je suppose que vous parlez d'un oiseau! Mais enfin,  il  en manque, honnêtement,  des espèces de grands oiseaux, dans le dictionnaire ? Ah mais, jeune impertinent,  la vérité scientifique ne vous inquiète guère, apparemment ! Vous aviez le choix entre le grand tétras, le grand duc, le grand lagopède des Alpes...vous rendez-vous compte que vous avez tout bonnement créé une espèce? Vous prendriez-vous pour Dieu le père? Décidément, quelle prétention... quel blasphème!

Où en étions-nous ? 

 

"Qui porte le nid"...

Ah oui, le nid...c'est sans doute pour cela que j'ai pensé à un oiseau. Mais c'est une fâcheuse association d'idée, en fait. Car enfin, d'où tenez-vous qu'un oiseau "porterait" son nid? Il le construit, soit, il l'arrange, il l'orne de duvet...mais le porter... Vous avez déjà essayé, vous, de porter quelque chose SANS BRAS sombre idiot? Avec seulement deux misérables ailes? Et d'ailleurs, où le porte-t-il comme ça? Il ne pouvait pas réfléchir ce crâne de piaf,   à choisir un emplacement convenable, avant de le bâtir ?

Tssss...Bon admettons. Je poursuis:

 

"Retient son souffle..." Oui, retenez-le, je vous le conseille, car vous n'êtes pas au bout de vos peines! Il me faut, pour ma part, avoir le cœur bien accroché pour supporter les apnées répétées que me provoque la médiocrité galopante des élèves, de nos jours...le niveau baisse, hélas, si lamentablement…

 

"Se referment les tapinoufles..."

Mon dieu, mon dieu...mais mon pauvre ami,  il va vous falloir m'expliquer ce que c'est encore que ces fariboles ?  En voila bien d'une autre! Qu'entendez- vous donc par ce substantif farfelu? Des fleurs? Des vêtements ? Des chaussures? Des habitations exotiques? Des bouches en cœur? Des coquillages? Et pourquoi se refermer comme ça, tout à trac? 

Croyez vous qu'il suffise d'aligner des syllabes sans queue ni tête pour faire une rédaction ? Des tapinoufles...pourquoi pas des zycomeles ou des rubidanes? Vous voyez? Moi aussi, je suis capable d'inventer des mots, c'est à la portée  du premier imbécile venu! Vos camarades apprécieront, j'en suis certain, combien vous sombrez là  dans la plus consternante des facilités... Mais attendez la suite:

 

" ...Et les ronils à pois bleus .... " alors là, c'en est  trop! Je crois hélas que je vais devoir en référer à Monsieur votre père, au sujet de certaines substances illicites qu'il doit absolument vous défendre d'absorber. Une petite conversation qui je l'espère vous remettra les idées en place...ne me dites pas que vous n'étiez pas sous l'emprise d'une quelconque drogue pour écrire ce genre de délire ! Des ronils à pois bleus...ciel! Cela change à tout le moins des sempiternels éléphants roses! J'aurai vraiment tout ouï dans ma carrière! Nous nageons en pleine fièvre, c’est un accès de paludisme...je présume que vous vous  procurez cette espèce de champignons hallucinogènes sur internet, ce fâcheux support de Satan? Pffff. 

 

...s'évanouissent". Apothéose de la nullité...on n'a plus d'idée, alors on fait s’évanouir le sujet...Point final  du "chef d'œuvre" de notre jeune ami. Eh oui, tout à une fin, et cela abrège heureusement  nos souffrances respectives... Je crains fort que ce ne soient vos chances de passer dans la classe supérieure qui s'évanouissent ...je vais même vous dire crûment  la vérité: 

Ce n'est pas avec ça que vous réussirez dans la vie, Charpentreau!

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Participation de Sebarjo

Alors tous les arbres frémissent,
le grand véréfour qui porte le nid
retient son souffle ;
se referment les tapinoufles
et les ronils à pois bleus s'évanouissent.

Les prunels de leurs battements d'ailes
Égaient les haisselles et les taillissons,
Virevoletant de mauviettes en luzerons.
Et sous les fougerolles, les chanterelles
Ocrent harmonieusement l'humus tapi
De la forêt, reposant comme à l'an gui.

Y glissent les vipeuvres discrètes
Rampant après les crapouilles vertes
Qui cocassent à tue-tête
Leurs mélopées inertes.

Les chevrolets batifolent avec des bichons
Tandis que des sangliers-lions
Déviolinent l'automne
Aux couleurs autochtones.

Les hirondiaux laissent là ce décor,
S'emplanant pour quitter le nord
Et rejoindre le beau Sphore,
La Corne d'or ou les açores.
Mais comme ils ont tort
De délaisser alors un tel trésor !

Car ce lieu fantasmagique c'est mon reinaume :
Mes bosses et landes brétiliennes,
Les mystères que chiffrent mon génome
La sève qui roucoule dans mes veines.

Alors, que tous les arbres frémissent,
Que le grand véréfour qui porte le nid
Retiennent son souffle ;
Que se referment les tapinoufles
Et que les ronils à pois bleus s'évanouissent !

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Alors ... (MAP)

Alors tous les arbres frémissent

 

Le grand Véréfour

 

les tapinoufles

et les ronils à pois bleus s'évanouissent.

 

Ronil

C'est alors que dans la forêt des mille Futés

on peut assister à la naissance de la Minaliole des Etoupes

 

Minaliole des Etoupes

 

sous la surveillance bienveillante du Grand Clotamarre

 

Clota

 

et de son fidèle Vinpliatule !

 

C'est moi

 

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99 dragons : exercices de style. XIV, Néologismes (Joe Krapov)

DDS 263 Vaillant 17

Alors tous les arbres frémissent, le grand véréfour qui porte le nid retient son souffle ; se referment les tapinoufles et les ronils à pois bleus s'évanouissent car jamais en cette contrépétrie d’effroi on ne vit pareil harnachement à un vertugredin.

Sa cavale d’abord, à la robe caparaçonnée d’arvers, semble très inédite : elle piaffe d’archifougue et gerbedécume aux nazebroques. La princefesse que l’hérosantidote vient sauver des griffes du dragontrançonneur n’en revient pas. Le léquidé vaillant semble doué de parole et son chevaliaucheur joint le rutile à l’agréable, question zyeutage. Mais seront-il assez costarcostauds, cachevalier et monture pour vaincre le bestial ?

C’est qu’on en a vu défiler des présomptueurs et des sivains dont le cracheur de feu n’a fait qu’une bouchée mais ce vertugredin-là semble d’une autre marietrempe.

Les désossetilités dont elle, la princefesse, est l’enjeu ne tardent point d’ailleurs à s’engamélanger.

Georges de Lydadirl à dada – car c’est bien de lui qu’il s’agite –sort sa colicauchemarde et en fiche un grand coup dans l’oeiltorv de la bête.

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En retour le crachebousin pyrocrashe mais la cavale-star n’a pas été nourri à la petite bière. Le léquidé en pétard jeumpe par-dessus les flammèches.

Georges lance un deuxième assaut et qui n’est pas de courtoisie. Il tambourpiffe les écaillharissures, il tranchetronche à tout va, il déshydrate de l’herne à ne plus savoir où amidonner de la tête. Bientôt le bestial entailladé paindépisse le sang de partout. Dans un dernier sursaut il fait jaillir de son mâchecoulis une dernière pétarasade de pestepétrole enflammé. Mais le cachevalier est déjà descendu de son Jolisauteur et grimpant tout le long de son échine à pied, il lui troue le conservelas d’un grand coup de ramasse-bourier.

Le dragontrançonneur sonné chancelle du Colbacktowhereyouoncebelong puis s’écroule d’un seul coup aux pieds du Souveraindanlfroc qui n’en revient pas.

Alors les circonspectateurs se lâchent ! Ils poussent un grand charivhourra, portent l’hérosantidote en triomphe et viennent le déposer aux pieds de la princefesse pour la grande aubescène du deux.

- Maintenant vous êtes mienne, dame Cucunégonde, déclare le gagnagalant à la belle, puisque vous étiez le bélenjeu de ce combat. J’ai bien hâte c’est vrai que nous nous ébatifolions sous votre baldaquin mais avant que je soye d’une humeur fortaquine, mon estomac crifamine. Vous voudrez bien vider la bête et m’en cuire les partigrasses. Pendant cestuy temps que cela cuillera, votre paternul et moi-même allons zapouiller devant ménestrelles et tapeurs de baballes. Surtout, réservez-moi les solilesses, Mapoulette !

Facrotale erreur d’aspicologie !

La princefesse s’empare d’un grand couscoussier de marque Marmitondorg et le lui balance en travers du frontal pas à l’Apache.

- Hola Machoguilhomme, on ne m’a pas demandé mon sentiment et je ne suis poinct du genre à en faire. Nenni suis le grolo du loto, la falote du phallo, le cache-pot du charlot ! Damnature sur toi pour ces puanpropos !".

Elle l’éméleftourbit, le matducouloire, l’ourlette, l’upperpacute, le chassériaute et l’isaure par la fenêtre.
Se relevant du tadpurin dans lequel il est chu, il lèvepouce et dit :

- Poinct ne battrai femmenifleur en reprépousailles, ce n’est point dans mes uscoutumes, je prèfère laisser péronchonnelle à paternul. J’ai dû me tromper d’espastempe ! Ou alors estions ici en pays de galette complète Mandingue ? Je préfère m’esbigner les rougnolles avant qu’il ne m’en outrecuise plus ! Adieu vat, follegensses !".

Et de fait tandis qu’il s’éloigne dans le soleil couchant en chantant « Aïe ! Me poure l’aune, zoo me nuit, Saint-Georges suis » les Libyens trop affamés déchiquètedugrallent la carcasse du monstre pour transformer les écailles en porte-clefs alors que ni serrure ni clé n’ont encore été inventées en cestuy temps et découpent l’amibidoche de ce gros mouton pour en faire haricomestible.

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- Si tu veux mon avis, cow-boy, lui confie un peu plusloin sa cavale, il y a une Gilberlafaille dans le continuum spécieux-temporal. Va savoir, si j’en juge d’après la façon dont je claudikadicke, si nous ne sommes pas dans un univers paracoudanlèle ! Peut-être même erratiquons-nous dans une nouvelle de Joe Krapov !

- Par Tout Matisse et Bel Eros ! Si tu as raison, Jolisauteur, dis moi donc ce que j’ai fait au Seigneur pour mhériter cela ?

- Je ne sais pas mais vlà l’boute, dit le cheval en partant au gallo.

DDS 263 dragon rouen

 

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Ballade sous un arbre (Minuitdixhuit)

 

 

Alors tous les arbres frémissent,

le grand véréfour qui porte le nid

retient son souffle ;

se referment les tapinoufles

et les ronils à pois bleus s'évanouissent.     

L’empendulé à sa cravate,

serré, s’est arrêté de brimbaler ;

les dames-oiselles, de leurs spartiates

empoignées, portent des heurts pour l’ébranler.

Alors seulement il bave la liqueur poisseuse.

D’ores

et déjà, les calandrelles turlutent, joyeteuses,

en extripant les Mandragores.

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Participation de Prudence Petitpas

Alors tous les arbres frémissent
Le grand véréfour qui porte le nid
Retient son souffle ;
Se referment les tapinoufles
Et les ronils à pois bleux s’évanouissent…

Alors tous les arbres se hissent
Les petits juvénours  expriment
Leur envie sauvage de grandir ;
Et la course à la hauteur
N’a de champion que la grandeur…

Alors certains arbres sans malice
Abandonnent  l’ascension au zénith
Et penchent la tête sur le côté ;
Ainsi s’envolent les espoirs de conquête
Et les piafons à queue verte, disparaissent…

Alors les grands arbres réagissent
Le grand triomphamour est en marche
Ils aident un à un les plus petits
A porter haut, leurs atours…
Au dessus d’eux,
Tous  les moineaux se réunissent…


Mais ce grand vent qui tourne, tourne
Décide de faire tout capoter
Et tous les nids sont tombés
Ainsi se clôt le sprint au sommet ;
Et dans les fourrés,
Les pies jacassent, jacassent…
A se fendre le nez ….

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Participation de Mamido

Mami

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Histoire maboule (Vegas sur sarthe)

Quand le soir tombe à la renverse
et que des sentiers de traverse
pousse le chibre de la Terre
adultère


Le paysan lève le nez
poussant ses boeufs aiguillonnés
vers une dernière loupiote
maigriotte


Le troufignon pousse son cri
c'est le début du safari
ça jase, ça hue, ça bouboule
maboule


Alors tous les arbres frémissent,
le grand véréfour qui porte le nid
retient son souffle ;
se referment les tapinoufles
et les ronils à pois bleus s'évanouissent...

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