Derrière l'escalier se cache le mystère
De tes yeux de jasmin et tes couettes de blé,
Des couleurs que le vent d'un ballet endiablé
Vola à ton sourire au parfum légendaire

Sur la plus haute marche apparaît, droit, Cerbère,
Fier gardien de ton âme ; et mes yeux éplorés
Ne savent plus que faire, et j'ai beau implorer
L'accès à ton jardin rien ne sait le distraire...

Quel est donc ce secret de nuages voilé
Qui tant pèse à ton coeur que tu vis en recluse ?
Libère donc Cerbère et descends les degrés,

Sème derrière toi tout ce dont on t'accuse,
Cueille au bord du sentier les couleurs du printemps
Et laisse l'escalier s'éteindre sous le temps.