cél

Je l’ai bien regardée, contemplée, admirée, à travers mes pupilles en fente cillée, sourcillée, zébrée, lui faisant mon regard vert opalin, coquin, mignardin qu’elle adore. J’ai arrondi adouci amolli mes pelotes pour promener velours sur sa peau blanche.

J’ai ronronné roulé enroulé mon poil de touffe noire et douce comme soie au satin de ses jambes. J’ai miroulé, miauliné, mignonné mon museau de cuir rose et noir, triangle mou tout froid tout humide contre sa douceur angevine et j’ai langué, léché, léchouillé ses doigts de mon fin papier de verre âpre et scroutch scroutch scroutch sur le fin nylon de ses bas noirs résillés, elle a hurlé.  

J’ai trembloté, agité vibré vibrillonné mes fins longs cils moustaches chatouillantes affolantes sur sa joue rose, rosie, enrosie de plaisir

J’ai cru qu’elle aimerait mes papouilles léchouillantes papillonnantes, mes câlins charmants, chatonnants  ronronnants.

 Je me suis fait des idées…Elle m’a flanqué dans le jardin.

J'ai pas compris.

Elle avait dit : « Ce soir, je chatte pendant une heure ».

Et elle a pris son ordinateur.

Non. J’ai pas compris…