30 mars 2013

Défi #240

Valise enchantée

Affiche du nouveau spectacle de Marionnettes au Jardin du Luxembourg à Paris

Qu'y-a-t'il donc dans cette valise enchantée ????

Nous attendons avec curiosité vos réponses à

samedidefi@hotmail.fr

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Se sont acheminés vers leur but :

Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

cheminée

Venise ; Vegas sur sarthe ; Adrienne ; EVP ;

Droufn ; Porphyre ; Cavalier ; KatyL ; Sable du

temps ; Prudence Petitpas ; Anémone ; Sandrine ;

Poupoune ; Joye ; Flo ; MAP ; titisoorts ; Walrus ;

Vanina ; Célestine ; tiniak ;


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échos logiques - (tiniak)

Je t'ai connue plus sobre et moins sujette au vent
ma rage, au demeurant prête à jeter l'opprobre
- et comme !
sur l'impudent écu d'outrages anonymes

Quelle paix d'apparat, tel un vol d'étourneaux
entre des cardinaux négociant leurs climats
chez l'Homme
dévoya le lent flux des cycles en abyme ?

Tandis que la saison s'octroie quelque douceur
chargée de ces humeurs favorables aux fièvres
sous un ciel de laiton qui s'est mordu la lèvre
une journée sans nom étale ses langueurs
en fumées indociles...

Septentrion s'ennuie près de l'Ourse Polaire
Ils attendent la nuit pour lancer des clins d’œil
dans l'idée qu'ici-bas une âme les recueille
puisque c'est notre lot dans ce coin d'univers
et pour cause !

(Quoi ! Vous je ne sais pas, mais regarder le ciel
jamais ne me suffit à me donner ma dose
d'éternel
mais j'en cause)

L’Austral en prend aussi, vlan ! derrière la nuque
et mange sa perruque aux crins blancs, déjà roux
Tu nous l'auras prédit, mais jusqu'à quand, Guru
pourrons-nous déguiser sa tragédie de stucs ?
Ah, sentences !
qu'on ignore à vouloir trop se flatter la panse !

Tandis que l'oraison s'attribue des hauteurs
l'ineffable primeur de respirer l'air pur
une journée sans nom s'arroge des voilures
dérobées à des ponts d'escales sans valeur
au blason mercantile...

Et quoi ! mettre à l'amende un monde industrieux
crachant des miséreux sur d'impropres séquelles ?
Parlez-moi de vœux pieux ! En ai plein la sébile
À nous, Fatalités; l'espoir est trop aux dieux !
Piétinons dans la file

Et quoi ! choper Untel en le priant « Môssieu
ce papier tant graisseux mérite la poubelle »
et s'attirer - au mieux ! un regard imbécile
un juron - « va au pire !..." » : un geste belliqueux
suivant l'autre, puéril ?

Je t'ai connue plus faste et mûre, cependant
ma verve réfutant l'idée qu'on n'est que nombre
- et sombres !
et pas foutus de chanter de concert

Perdure, Anonymat ! Eh, Planète, sanglote !
Moi, les nerfs en pelote, ai cessé le combat
M'en va
soldé mon dévolu, m'être, les yeux au Vers
et Ça ira !

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Jane (Célestine)

« Jane ? Jane ! que faites-vous à cette fenêtre ? C’est dangereux, voyons !

-Oh, père, laissez-moi encore un peu rêver !

-Vous êtes une idiote, ma fille ! A-t-on idée de rêver en regardant les toits gris et sales de Londres ! »

Jane a posé son visage aux grands yeux bleus sur ses mains en corolle. Elle a trente-six ans désormais, mais la voix de M. Banks, son père bien aimé,  résonne toujours à ses oreilles…Elle rêve à Bert et à Mary, elle rêve de retourner promener ses chaussures vernies et son chapeau à ruban parmi les ramoneurs enchifrenés de suie…Elle aimait tellement Mary et sa façon de faire de la vie une aventure permanente…

Hop, le saut dans les dessins éphémères des dessinateurs de trottoirs…la promenade  au pays des  fées, le monde où tout est possible, les douceurs enchantées de l’enfance, le morceau de sucre qui aide la médecine à couler…

Et puis la mélodie des cheminées, quand Bert, éclairant, lumineux sourire, son visage noir de ramoneur,  les emmena, Mickaël et elle, à travers Lodge Lane et Harrington Park…

♪ Chem cheminée ♪ chem cheminée ♫ chem chem cherry…♫♪

Il lui a semblé l’espace d’un instant apercevoir le parapluie magique de Mary et ses drôles de pieds indiquant tout le temps 10 heures 10…

Jane a les yeux humides, devant Londres et ses milliers de cheminées comme des soldats au garde-à-vous qui veillent sur l’âme de la Cité.

 Une goutte de pluie a dévalé sa joue. Le temps fraîchit. Il va pleuvoir.

 

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Si j'avais eu le temps... (Vanina)

Si j’avais eu le temps, je vous aurais parlé de la cheminée de notre maison de vacances avec dans la pièce voisine, un four à pain. Malheureusement cheminée et four utilisaient le même conduit, ainsi lorsque nous utilisions la cheminée, la pièce du four se retrouvait enfumée et vice versa… Très vite, le four fut condamné puis utilisé pour ranger les outils… Quant à la cheminée ? L’été, elle sert de garde-manger !

Si j’avais eu le temps, je vous aurais relaté la soirée entre copains cavaliers, dans une belle maison en pleine forêt, devant un grand feu de cheminée, et j’aurais évoqué cette poignée, de gros sel, jetée dans le feu pour en raviver la flamme vacillante malgré le bois restant.

Si j’avais eu le temps, je vous aurais parlé à nouveau de la cheminée de notre maison de vacances où, un été, le petit ami de ma sœur puînée, un chiroptophobe, vint dîner. Une pauvre chauve-souris, sans doute attirée par la lumière, arriva dans la salle à manger par le conduit, provoquant les cris de notre ami, les cheveux dressés sur la tête. Je revois mon père ouvrant la porte puis, l’épuisette à la main tenter d’attraper l’animal qui volait en tous sens apeuré. Il lui fallut plusieurs minutes pour l’attraper et le libérer au plus vite dans le jardin.

Si j’avais eu le temps, je vous aurais conté la cheminée de la maison d’adolescence de mon Amour. Lorsque nous y mangeons avec son frère et toute la famille, comme je suis la plus frileuse, le plan de table me met au plus près de son foyer qui me réchauffe.

Si j’avais eu le temps, je vous aurais raconté comment à la lecture de cette consigne m’est revenue en tête la chanson de Mary Poppins « Chem cheminée, chem cheminée, chem chem cherry (…) le Père Noël n’est rien qu’un ramoneur, mais un ramoneur qui rime avec bonheur (…)» que j’ai si souvent fredonné en écoutant mon 33T Disney*.


*Voici la version à laquelle je fais référence :

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Cheminées (Walrus)

Cheminée

Je suis né au milieu d'un champ de cheminées
Cachant le ciel de leurs vomis empoisonnés.
Les nuits étaient zébrées de lueurs rougeoyantes
Et l'air était rempli d'une rumeur grondante.
Des enfants aux pieds nus allaient rampant sous terre
Extraire le charbon comme au fond d'une tombe.
Aujourd'hui, tout est calme et les cheminées tombent
Et des ouvriers pleurent : ils regrettent l'enfer !

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Grand tirage (titisoorts)


Le soir où l'on s'est rencontré
c'était plutôt foyer fermé
tes longs cheveux couleurs bistres
tu m'as prise pour un cuistre

Et bien avant que l'on s'embête
nous deux nus sur la peau de bête
viens près de la cheminée
oui viens on va se réchauffer

Je pensais au feu à la bûche
cette soirée pleines d'embûches
pas avec ce dîner d'hiver
qu'on pendra la crémaillère

la nuit ne s'annonçait pas hot
j't'imaginais près de la hotte
portefeuille en hérisson
resto payé à l'unissons

Et bien avant que l'on s'embête
nous deux nus sur la peau de bête
viens près de la cheminée
oui viens on va se réchauffer

C'est bien plus tard près de l'âtre
j'étais devenu bellâtre
toi chaude comme la braise
viens que je te mette à l'aise

mais pourquoi rien n'a fonctionné
pourtant une belle soirée
réussir à t'acheminer 
à côté de ma cheminée

Eh bien avant que l'on s'embête
nous deux nus sur la peau de bête
viens près de la cheminée
oui viens on va se réchauffer

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Questions d'enfant (MAP)

- Oh regarde Maman l'éléphant et sa cheminée toute recourbée !!!!

éléphant

- Ce n'est pas une cheminée c'est sa trompe !

- Et là, le gros rhino il a aussi une petite trompe toute pointue !!!

 

rhino

- Ce n'est pas un trompe, c'est une corne !

- Oh là là !!! C'est compliqué et là sur le bateau le tuyau noir avec un petit parapluie au-dessus, c'est une trompe ou une corne ???

bateau

- Ah, eh bien là c'est vraiment une cheminée !!!!

- PFFFIOUUUUUU !!!! PFFFFFIOOOUUUUUUU !!!!! PFFFFIOU !!!! PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF !!

- Qu'est-ce que tu fais Jojo ?

- Ben, j'essaie de lui apprendre à fumer, elle est trop petite pour savoir !!!!!

 

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Histoires de cheminées (Flo)

Histoires de cheminées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Florange n’est plus ; l’industrie française est dépecée par un capital mondial, par un de ses pairs, si jeune que notre Président pensait s’adresser au fils alors qu’il s’agissait d’un des fondateurs de ce machiavélique système économico-financier. J’imagine le coup de vieux pour ne pas dire le coup de grisou. Adieu donc, cuillères durables pour percer le mur de pierre ou de verre, rappeuses à fromage en acier éternellement transmissibles aux générations successives, aiguilles creuses pour rapiécer nos houilles et ainsi, se démarquer par et dans notre ingéniosité. Fumée volée aux hauts fourneaux, voilà ce qui est retenu pour raconter cette première histoire de société, pour ne pas dire de cheminée.

Miro regarde Flo. Pas sa frange, mais ce qu’il y a dedans. Il supplie : « Racontes une histoire plus perso ». Alors Flo regarde et se voit avec Kako dans la cuisine équipée d’une chaudière à bois qui chauffe toute l’eau et toute la maisonnée. C’est l’heure du petit déjeuner. Pendant que Flo touille son café au lait, Kako prend le crochet en métal pour ouvrir les deux volets en fer, emboîtés et articulés l’un à l’autre par deux fines soudures. Il se rend compte alors qu’il n’y a plus de feu ni de flammes, juste quelques braises enfouies dans les cendres. Espiègle, le grand frère veut se faire apprenti laborantin. Il ouvre le placard à produits dangereux et prend l’alcool à brûler. « On va faire un essai » dit-il.

Flo se rapproche de lui comme s’il s’agissait d’une assistante. Il verse la moitié de la bouteille. Nous nous penchons par-dessus la chaudière entrouverte. Nous regardons. Rien. Un peu déçu de cette absence de réaction chimique, il voit la boîte d’allumettes à côté de la cuisinière. « EUREKA ». Le petit sourire en coin, l’illumination de la solution émerveille son visage d’enfant. Il allume l’allumette et la jette dans la chaudière. Nous nous penchons à nouveau par-dessus la chaudière. Et là, pas le temps de dire « oh, y’a rien » car une énorme flamme jaillit et nous brûle sourcils, poils des bras et quelques mèches de cheveux. Nous avions donc fait une connerie.

Nous voyons au loin notre père arriver. Vite, nous nous réinstallons sur la table de la cuisine. A tourner le café au lait comme si de rien n’était alors que la cuisine empestait le porc brûlé et que les copeaux de poils fondus surnageaient dans le bol. Le père apeuré avait vu une flamme de 20 mètres sortir du conduit de cheminée alors qu’il descendait le chemin pour entrer tranquillement à la maison. A la question « qu’est-ce qui s’est passé ? », nous avions feint l’ignorance sans savoir ce qu’il avait pu voir.

Quelques décennies plus tard, la chaudière à bois a été remplacée par la chaudière à fioul. Là, je n’étais pas à ses côtés. Mais j’entends un grand « BOOM ». J’entre dans la même cuisine et je vois les sourcils de mon père fondus !
Et comme le défi demande plusieurs histoires, je finirai par celle-là, jamais Flo ne laissera passer l’interdiction des cheminées et de leurs feux même s’ils présentent une certaine dangerosité car le feu et sa maîtrise représentent un cycle fondamental dans l’histoire de l’humanité.

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CHEMINÉES DU MATIN (joye)‏

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