Sur la fleur de velours, je graverai ton nom.
Quand la vie aura tu aux branches ses violences,
Le vent autour de nous sifflera nos silences,
Sur la table de bois, contre les murs, sinon…

Dans l’arbre on squattera un tendre cabanon.
Appartements, maisons, déchus sans virulences
D’un cocooning ouaté filant nos indolences
En maille retournée, en mortaise et tenon…

Je viendrai dans tes bras, ma bouche sur la tienne,
Mes mains à tes poignets, pour que je t’appartienne,
Volant sur le tapis, pour ta soif étancher…

Tu seras contre moi, ma douce magicienne,
Les fagots dans le poêle et l’amour au plancher
Brûlant à tout jamais notre douleur ancienne…

Cavalier