Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin !
On m’a piqué le scoot’ qui m’échut par larcin !
Je l’avais trafiqué encore plus beau que neuf.
Il n’est pas pire affront, même de pécho ta meuf.
Pour un gars d’la cité que de se faire tirer.
Ce qu’il a bien acquis, en toute malhonnêteté.

Vais-je donc, comme un bouffon, aller sur mes deux pieds ?
Ou pire encore, prendre le bus avec toutes les mémés ?
Faudra-t-il, en piéton, que je vende mes barrettes ?
De celles qui font rire, pas pour se faire des couettes.
Ça me gave que des potes, peut-être même des frères,
S’en prennent à notre outil pour faire des affaires.

On est ici dans la téci, pour faire gentiment le trafic,
Et faire peur aux trimeurs, aux concierges et aux flics.
Mais un voyou pédestre, tu peux plus le respecter,
Et le plus dur, ce qui te ferait presque chialer
S’il ne te restait  rien qu’un soupçon de dignité,
C’est qu’à ton tour, toi aussi, tu peux te faire niquer !

T’as plus qu’à te payer, en cachette - oh le ridicule !
Chez le marchand, honnêtement, un nouveau véhicule.
Mais vous avisez pas d’aller cafter ça dans l’quartier,
Ou je vous plante ma plume, j’aurais aucune pitié !
Gaffe ! Celle qui sévit sur ma page est toute pointue,
Empoisonnée d’idées tout à fait hurluberlues !!