Au détour d'un livre
Dormait une pensée
Entre des pages tendres
Nonchalamment couchée.
 
 
La main qui l'avait prise
Et doucement posée
Entre les lignes grises
Pour la laisser rêver,
 
 
Se doutait elle un jour
Que l'ouvrage serait
Tout entier retenu
A son souffle ténu.
 
 
Et que nulle autre page
A mes yeux n'aurait plus
Un aussi beau langage
Que celle qui fut,
 
 
Cette fleur sauvage
Que tes doigts ont tenu
Compagne de voyage
Et de tes yeux émus.
 
 
Maman tu aimais tant
Ces simples fleurs des champs
Et le parfum fidèle
De leur grand coeur vibrant.