On me dit que la fin du monde, c’est pour bientôt.
Ça c’est vraiment chouette, j’paierai plus mes impôts,
Ni taxe d’habitation, ni la foncière, ni mon gigot,
J’f’rai une teuf d’enfer et j’boirai au goulot !

J’verrai plus ma belle-mère et j’boufferai des fayots,
J’mangerai du vrai beurre et pas de la margo,
J’irai plus à la gym, j’fumerai tous les mégots,
Et puis, pendant qu’on y est, j’irai pas au boulot !

Mais si les Mayas, c’étaient juste des escrocs ?
Si les soi-disant experts n’étaient que des gogos ?
Et pis, si qu’on est tous morts, c’est pas très rigolo.
C’est juste avant Noël, on aura peut-être pas de cadeaux ?

Moi j’m’en fous, j’me mettrai à côté de Bruce Willis,
On sera, bien sûr, sauvés par Denzel, ou peut-être Will Smith,
On sera qu’une douzaine, ou alors bien vingt-six…
Comme faudra repeupler, on fera des câlins productifs.

En attendant le 22, j’peux faire mon cinéma,
J’crois pas qu’ils aient l’horloge divine, les Incas,
Z’ont bu trop de peyotl ou mâché trop de coca.
On n’en sait fichtrement rien, c’est bien mieux comme ça !