Brouillonne allons voir si le brouillard

Qui se matin avait larmoyé

A terni la robe grise de l’ondée

A point perdu cette vesprée

Les plis de son nuage embrouillés

Et sa fraîcheur à la vôtre pareille.

 

Las, voyez comme le brouillard

En peu de temps dévaste l’espace

Brouillonne, le brouillard a pris place

Las las, les larmes des nuages se brouillent

Ô brouillard vraiment marâtre Nature

Puisque les pleurs au vent se fanent

Du matin jusques au soir en tourment.

 

Donc, si vous me croyez, brouillonne

Tandis que le brouillard fleuronne

En toute violente nouveauté blafarde

Brouillez, brouillez votre opacité

Avant que  la  brume n'évapore

Votre  brouillard et ne dessèche votre cumulus.

 Lilou avec la complicité involontaire

d'un certain Pierre de Ronsard