Debout au milieu de la pièce, mon cheval à bascule prés de la fenêtre

                        Je m’employais avec toute mon énergie télépathique à transformer ce cheval de fer

Et le délivrer ainsi de son immobilité. J’ai craché trois fois par terre, un petit crachat fin presque inexistant et j’ai brusquement compris en longeant ces vielles barrières crasseuses rouges et blanches qui s’abaissaient pour empêcher les voitures de passer que ma tête de locomotive dévisageait le feu de barrière.

Alors celui-ci s’est mis à me parler. :

« Ne fais pas le malin, Elliot,je suis rouge et je vais le rester .Il ya des choses qu’on ne peut pas changer !!

C’est alors que moi cheval de fer et mon curieux grondement s’est emparé de toutes mes synapses et de mon cortex sensitif.

Il y eu d’abord cette vibration profonde presque imperceptible .une alchimie parfaite comme les ingrédients d’un délicieux sandwich.

Le ronronnement des turbines du moteur diesel, puis l’irrégularité des attelages avec leur clic click clapet à cet instant j’ai vue mon œil de locomotive qui émergeait dans la brume.

Venise

Je déchirai le brouillard et les derniers vestiges de l’aube s’avançaient comme un animal enragé dans une vallée que je ne voyais pas. J’avais des fourmis dans tout le Corps.

Puis j’ai traversé une vallée parsemée de buissons de sauge et de cabanes à moitié brulées,

Fonçant sur le chemin de fer, à la recherche de vertes prairies.

Je n’avais pas l’air de me préoccuper du sol rocheux que je sillonnais les rails de fer forgé sentaient la graisse à essieux et ses traverses en bois la vielle gomme-laque parfumée au réglisse.

En contre bas je pouvais voir la rivière qui en s’attendant recueillait les ruisseaux sur son passage. Je ne m’arrêtai point, car mon chargement, un convoi de marchandises devait arriver en gare du Pacifique union à 15h15.

C’était une ligne gigantesque et ma conduite infaillible défiait les lois de la gravité. Ma locomotive de tête avait remplacé ma belle chevelure et j’avançai fièrement à la conquête de l’ouest.

Allongé sur mon tapis louis et Clark recouvert de débris de la bibliothèque et recouvert de livres je me demandais en me réveillant si je n’étais pas mort !!!!