16 juillet 2011

Défi de l'été 2011 (3)

Ballons

ou plutôt là :  CLIC

Bonne écriture à vous !

samedidefi@hotmail.fr

 

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Défi 59 – Edward Hopper (32Octobre)

 

Un jour dans la vie de Frankie ou une nuit.

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L’heure avance, le barman, Frankie, ne sait comment le signifier aux trois individus encore présents dans le bar. Des vrais oiseaux de nuit.
Son patron, Monsieur Paper, lui a bien recommandé, il y a une petite heure, comme tous les soirs, sans exception, de fermer à minuit précises. Lui viendrait rouvrir, comme tous les autres jours de l’année à cinq heures. cinq heures de fermeture, réglées comme du papier à musique.
Le barman sait tout cela et commence à bouillir intérieurement. Tout cela l’impatiente.

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La première fois qu’il voit ces trois individus, un couple et cet homme seul. Il remarque les coups d’œil que la femme lance à l’homme installé seul à l’autre bout du comptoir.

Quand Monsieur Paper s’en va, il pense que tout se passera comme d’habitude. Il déroule dans sa tête, le scénario qui a lieu tous les premiers samedis du mois. Et demain sera le premier samedi du mois d’octobre.

À zéro heure, lui Frankie, le barman fermera.
À une heure, Wilfried viendra ouvrir la porte de derrière, déposera un colis dans le bac à glace, refermera la porte.
À deux heures, Eugène ouvrira lui aussi la porte de derrière, laissera une enveloppe avec 1 000 $ en lieu et place du paquet, qu’il emportera et il refermera la porte.
A trois heures, Placid arrivera et commencera le ménage. D’abord la cuisine, puis la grande salle. Tout devra être terminé pour cinq heures, heure de retour de Monsieur Paper.
C’est ce que pense Monsieur Paper. C’est ce qu’ignore Frankie.

Nous serons le premier samedi du mois d’octobre dans moins d’un quart d’heure. Les trois individus sont toujours présents avec Frankie dans le bar.

 

Frankie s’approche du couple :

-        - Je ferme à minuit. Je vous offre le dernier verre. La même chose, je suppose.

Le couple ne semble pas l’entendre. L’homme et la femme se regardent, se sourient, l’ignorent.

Frankie s’approche de l’homme seul.

-        - Je ferme à minuit. Je vous offre le dernier verre. La même chose, je suppose.

L’homme ne semble pas l’entendre. L’homme le regarde, lui sourie, l’ignore.

Frankie se demande s’il rêve. Cinéaste averti, retour vers l’année 1997. Il plonge dans une scène du film The End of Violence de Wim Wenders.

L’heure avance.

Frankie ne sait plus à quel saint se vouer avec ces drôles d’oiseaux. Les trois personnages sont figés, comme les statues du musée de Madame Tussauds à New-York.

Minuit va sonner. Je dois fermer le bar. Monsieur Paper va me tuer. Je le soupçonne fort de différents trafics. Je ne veux rien en savoir. Je veux travailler et vivre, ne pas risquer ma vie.

Les trois personnages prennent soudain les visages de Humphrey BogartMarilyn Monroe et James Dean. Il voit son reflet dans la vitrine du bar : il a le visage d‘Elvis Presley.

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Un réveil sonne. Il est cinq heures. Frankie se réveille. Il doit aller prendre son poste au bar de Monsieur Paper. Prise de service à sept heures.

 

(après avoir écrit mon texte, j’ai découvert trois passionnants articles sur ce tableau :

http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2011/03/27/le-grand-jeu-de-limage-mystere-5/
http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2011/04/05/le-grand-jeu-5-la-reponse-nighthawks-parte-ouane/
http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2011/04/17/nighthawks-parte-tou/
)

et dernière minute celui-là :

http://nighthawksforever.blogspot.com/

 

 


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Invitation- disparition bis (Zigmund)

 

 
Fatma, allons voir si Mac Do  lundi  ou mardi ouvrira 
Si boudin, ou mouton  hallal il y aura
Pour  bon  couscous, un max faudra !
Puis  loukoums,  baklavas,  à la fin...
Avant Ramadan Sidi Brahim, Raki, Arak
Tant honnis du Coran boirons
Invitons pour bon  miam
Youssouf, David, Mariam
Abdallah,  Yasmina
Pourquoi pas maints  gaulois ?
Panoramix ? Falbala ? MAP ? Krapov ?
Alors  quasi gaulois ?  : Walrus, Iowagirl ? 
Sans niqab ni burqa,
Ni turban, ni kippa (film connu !)
Pour finir : tarot ou  loups garous ?
Pour tout ça, no fatwa

 

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Un pas après l'autre (Venise)

Couverture et pub pour un livre imaginaire

Laurel et Hardy

 

« Un pas après l’autre

Ce roman constitue le point culminant de coaching dans l’entreprise.

Aujourd’hui comme jadis, l’homme a cherché le bon équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle.

Vous trouverez au fil du récit les stratégies pour survivre au stress du sous emploi, les suggestions fortes, innovantes pour occuper son temps libre et dépenser au dessus de nos salaires

Bref

                        Un pas après l’autre

Est plus que le récit d’une expérience personnelle il est l’expérience même du vide de nos sociétés modernes

 

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Tâches d'encre (Tracy)

 

♪ ♪ Merci de bien vouloir mettre en route la musique...♪  

 

 

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Voyage (MAP)

  

Quand je veux voyager

pas de billet à prendre …

Nulle recherche à faire

sur l’endroit où me rendre.

J’emprunte un grand sabot

tout au fond du jardin

j’en fais trois fois le tour.

J’en bave, vous savez …

cela me prend un jour !

 

Vous l’avez deviné

..................

je suis un escargot !

 

Escargot et sabot 

 

***

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Les yeux verts de Mélusine (Mamido)

melusine

 

Elle portait sur toutes choses et toutes gens un regard vert et insondable qui impressionnait, jusqu'à l’inquiétude parfois, ceux qui nous rendait visite.
Elle aimait s’installer en hauteur et dominer la situation de son regard pur et inquisiteur, afin, j’en suis persuadée, d’être parée à toute éventualité et pouvoir prendre le champ nécessaire en cas de danger.

On la trouvait donc installée dans une des niches du buffet de la salle à manger… pas n’importe laquelle, bien sûr, mais celle qui, de par sa situation stratégique proche de la porte fenêtre [elle pouvait l’atteindre d’un bon] lui permettait d’échapper à ce qu’elle jugeait dangereux pour elle.

La plupart du temps, son fameux regard vert suffisait pour tenir à distance ceux qui ne lui étaient pas familiers. Pour faire bonne mesure, elle y rajoutait la pose immobile du sphinx, une attitude affectée mais élégante, poils minutieusement lustrés et queue épaisse arrangée avec raffinement autour d’elle. Tout ceci suffisait normalement à inspirer crainte, respect et admiration à ceux qui la rencontraient.

A ceux qui, téméraires ou inconscients, ne tenaient pas compte de ces signaux pourtant loquaces et osaient tout de même s’aventurer et empiéter trop avant dans son espace personnel, elle lançait des avertissements plus explicites. Un frémissement imperceptible de son long pelage soyeux et tigré, une brève agitation du museau, des moustaches et des oreilles, un léger mais impatient battement de la queue et… un lent rétrécissement  des yeux accentuant encore la menace de son regard de jade.

Et si l’aventurier sans cervelle persistait dans son avancée improbable, elle amorçait un feulement rauque et crescendo qui se terminait par un soufflement puissant, lancé avec une rapidité inattendue, en même temps qu’une patte aux griffes acérées.

Face au retrait stratégique de l’ennemi  rendu à plus de prudence, elle reprenait sa pose hiératique, comme si rien ne s’était jamais passé mais elle continuait à suivre du regard ses moindres mouvements avec vigilance. On n’est jamais trop prudent avec ces humains imprévisibles.

Avec ceux qu’elle connaissait et appréciait, son regard vert se pailletait d’or, sa pose s’alanguissait, son corps s’offrait aux caresses… et son ronronnement se faisait quelquefois si intense qu’on aurait dit celui d’une chaudière !

C’était une chatte de gouttière, mâtinée d’angora… Elle portait le nom d’une fée, Mélusine. Depuis quelques années déjà, elle a fermé les paupières sur son regard de velours vert et nous a quittés pour se retirer dignement au paradis des chats.

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