26 mars 2011

Défi #143

 

          Poisson d'AVRIL image_poisson_avril_anime

          Racontez, inventez, surprenez-nous !

Envoyez les produits de votre pêche à samedidefi@hotmail.fr

gif_anime_poisson_3

Posté par MAPNANCY à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Monsieur William, vous manquez de tenue ! Qu'alliez vous faire dans la petite rue ? (Joe Krapov)

Avec ce qui restait de Waterman dans son encrier et le peu de discernement qui est le sien, mon frère aîné, William Krapov, qui aime bien parler de lui à la troisième personne, comme Alain Delon, a rédigé non pas une mais neuf lettres ! Ce sont celles de son « Abécédaire du printemps qui passe » ou plutôt de son «Dictionnaire personnel» : il n'a rien à envier au blog de la plus célèbre admiratrice Italianophile de Fernand Raynaud (Adrienne) ni non plus au fameux « Dictionnaire de la rousse » de Pierre Kovboï. Cliquez sur les chiffres de 1 à 9 ci-dessous pour lire son dico en forme de polar.

DDS142_menu_1_harmonica

DDS147_harmonica


DDS142_menu_2_William

DDS142_william_2

DDS142_menu_3_jogging

DDS142_jogging


DDS142_menu_4_quai_des_orf_vres

DDS_142_quai_des_orfevres1_w_450


DDS142_menu_5_Qui_vrain

DDS142_Rien_a_declarer


DDS142_menu_6bis_Ecole

100710_243


DDS142_menu_7_nestor

DDS142_burma

 

DDS142_menu_8_Thabor

 


100610_054


DDS142_menu_9_unijambiste

DDS142_unijambiste

Z comme Zorro
Pour ce qui est de l'ordre alphabétique, William en fait toujours ou trop ou pas assez. Sans doute, en matière de syndrome sécuritaire, les instit’s de cette école sont ils pareils ? C’est pourquoi j’ajouterai volontiers la lettre Z comme Zorro à son dictionnaire personnel : Marina Bourgeoizovna qui sait toujours tout sur tout et a ses antennes partout – mieux que Dieu ! - m’a expliqué que dans cette école-là, les gamins ont prétendu aux enseignants qu’un homme « leur avait tiré dessus » plusieurs fois. Et personne n’a rien entendu ? Pas de douilles ? Pas d’impact de balles ? J’ose espérer qu’ils fabulent et dans ce cas je pense qu’ils  regardent trop ce feuilleton de Walt Disney ou les films de cowboys à la télévision. A moins qu’il ne s’agisse d’abus de jeux vidéo « avec des gros guns » comme dit Mlle Zell ?
Merci en tout cas à « Monsieur William » d’avoir fait en sorte que l’équipe Krapov puisse encore bien faire rire qui le voudra avec ses incroyables mésaventures !

P comme parapluie
P.S. Le « coupable » a été retrouvé. Les enfants fabulaient bien et l' « arme » n'était... qu'un vulgaire parapluie comme celui de M. William dans la chanson des Frères Jacques ! A la décharge des mômes, il faut bien préciser qu'ils n'en avaient jamais vu de leur vie : c'est normal, il ne pleut jamais en Bretagne et encore moins qu'ailleurs à Rennes. Par contre, si M. Claude Guéant met davantage de policiers dans les rues, le parcours qui mène au parc Oberthür va peut-être bien finir par ressembler à un labyrinthe ! Pauvre William ! S'il doit rester enfermé dans son bureau à barreaux, j'irai lui porter des oranges ou une pièce montée des grands jours !

D comme Dieu
Et Dieu dans tout ça ? Bonté Ludivine, je l'ai oublié ! Je ne sais pas comment il fait, lui, pour s'ennuyer le dimanche et s'emmerder les autres jours ! Moi je n'ai pas bien le temps !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Sang d'encre (Poupoune)

Au fond de l’encrier, un peu de sang séché. Seule trace de l’hypothétique victime d’un éventuel crime qui aurait peut-être été commis ici.

La disparition de la jeune-femme nous avait été signalée quelques heures plus tôt. Ses proches étaient sans nouvelles depuis une semaine. Tous s’accordaient à dire que ce n’était pas normal. Son domicile ne présentait aucune trace de lutte, aucun désordre inhabituel. Si je n’étais pas tombé par hasard sur ces quelques gouttes de sang, on n’aurait sans doute pas poussé plus avant la recherche d’indices.

On a relevé des tas d’empreintes. Et un poème.

Le poème était d’une platitude à pleurer, un genre de déclaration d’amour torturé aussi pauvre dans le vocabulaire que dans la rime, mais il était joliment écrit sur du beau papier épais qui ne semblait venir d’aucun bloc ou cahier trouvé sur place. L’écriture soignée ne ressemblait à rien de ce que notre disparue avait écrit d’autre. Ce que le graphologue a confirmé : non seulement ça n’avait rien à voir avec l’écriture de la jeune femme, mais en plus le poème avait été écrit à la plume d’oie. Et il n’y avait rien dans l’appartement qui ressemblait à une plume, d’oie ou de n’importe quel autre volatile.

On a fait défiler tous les propriétaires des empreintes qu’on avait relevées, pour les interroger et les éliminer de la liste des suspects. Même si on ne savait pas exactement de quoi on aurait pu les suspecter. Restait un jeu d’empreintes qui ne correspondait à aucune relation connue de la jeune femme. On a interrogé tous ses parents et amis au sujet d’un éventuel amoureux romantique et potentiellement transi, mais personne n’avait entendu parler d’un quelconque prétendant. On a donc confié le poème et l’encrier aux scientifiques en espérant qu’ils sauraient en tirer des pistes à explorer et, de mon côté, j’ai poursuivi mes recherches auprès du plus grand spécialiste en poésie que je connaissais : notre médecin légiste. Il était féru de belles lettres et versifiait lui-même à ses heures perdues. Je ne sais pas s’il était bon ou mauvais, mais je suis presque sûr qu’il était le seul à faire rimer « romantique » avec « rigidité cadavérique ».

Quoi qu’il en soit, à la lecture des quelques vers de notre poète inconnu et suspect, quand il a demandé s’ils avaient été écrits à la plume sur papier vélin, j’ai senti qu’on tenait quelque chose.

-          Il y a ce type… un jeunot qui se prend pour Rimbaud parce qu’il a la même coupe de cheveux... c’est son style. Et toute la richesse de ses œuvres tient dans la qualité du papier et la calligraphie. Ça pourrait être ton gars.

-          Et tu le connais comment ?

-          On fréquente les mêmes lieux de perdition.

-          Tiens donc ?

-          Des cafés littéraires où les rimailleurs de mon genre peuvent déclamer leur poésie devant d’autres rimailleurs.

J’aime quand le hasard et la chance font de leur mieux pour m’être favorables. J’ai demandé au légiste de m’emmener dans ces cafés et de me dire en chemin ce qu’il savait du bonhomme.

-          Je dirais qu’il est encore plus mauvais poète que moi.

-          Tu es mauvais ?

-          Ce n’est sans doute pas à moi de le dire. Disons que lui a reçu en plusieurs occasions des critiques plus sévères que moi.

-          Ah… et il prenait ça comment ?

-          Mal. Mais sans doute pas au point de tuer ses détracteurs, si c’est le sens de ta question. Il m’avait demandé conseil une fois…

La chance a continué de nous sourire et dès le premier café, le patron a su nous dire où trouver notre poète suspect : il logeait dans l’appartement à l’étage, alors on est montés le voir.

-          Comme ça, tu donnes des conseils aux aspirants poètes ? Tu dois pas être si mauvais alors…

-          Moi j’ai surtout une matière première originale. Lui… Un type lui avait dit qu’il devrait arrêter un peu les mièvreries et tremper sa plume dans ses tripes plutôt que dans l’eau de rose. Il voulait savoir ce que j’en pensais.

Mon téléphone a sonné en même temps que nous frappions à la porte du poète. Elle n’était pas fermée et des bruits étranges provenaient de l’intérieur. J’ai répondu à l’appel tout en poussant la porte. C’était un gars du labo.

-          On a analysé l’encre du poème.

J’apercevais notre poète, apparemment en train d’écrire. Une jeune femme était assise près de son bureau et…

-          Et ben en fait, c’est pas de l’encre !

… il trempait régulièrement une plume dans…

-          Et vous ne devinerez jamais ce que c’est !

… la fille ? Le ventre de la… Bon sang ! Je n’étais pas bien sûr de ce que je voyais. C’est la voix du légiste qui a confirmé mon impression :

-          Merde. Je lui avais dit que moi, ma plume, je la trempais plutôt dans les tripes de mes victimes, mais… enfin… c’était une image !

J’ai complètement gâché l’effet du type du labo en concluant ses révélations à sa place :

-          C’est du sang.

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Au fond de l’encrier, il y a… (Mamido)

 

mamido142

Au fond de l’encrier, il y a …
… Une petite fille de trois ans qui fait sa première rentrée à l’école maternelle. Elle porte le beau tablier  à carreaux « vichy » bleus et blancs que sa maman a cousu pour la circonstance.
Une petite fille timide et malheureuse parmi les autres et qui pleure tous les jours pour aller en classe…
Une petite fille qui aime peindre, dessiner et écrire entre deux lignes l’histoire de Totolitoto, avec son crayon à papier.

Au fond de l’encrier, il y a …
… Une petite fille de six ans, qui dès son entrée au CP, se met à adorer l’école.
Elle vient de découvrir la lecture, les études et en est à jamais éblouie et changée.

Au fond de l’encrier, il y a …
… Une adolescente de treize ans qui décide qu’un jour elle sera institutrice, à l’école maternelle.
Que veut-elle réparer, elle qui,  petite, s’y est trouvée si malheureuse ?

Au fond de l’encrier, il y a …
… Une jeune fille qui réalise son rêve et qui pendant trente ans qui passent comme l’éclair, ira chaque jour dans les petites classes, raconter des histoires, lire des albums, apprendre aux tout-petits.
Les encres employées sont multicolores et ce n’est pas avec une plume qu’on les dépose sur le papier mais avec un pinceau, voir même un coton-tige !

Au fond de l’encrier, il y a …
… Cette dame dont les cinquante ans s’annoncent et qui décide brusquement de consacrer ses dernières années dans l’éducation nationale à l’aide aux élèves les plus défavorisés.
Avec eux, chaque jour, elle essaiera de délayer l’encre trop noire de leurs difficultés afin qu’ils trouvent  enfin du plaisir à lire et à écrire.

Au fond de l’encrier, il y a …
… Cinquante-trois rentrées des classes… pour l’élève et l’instit’…
… Cinquante-trois années scolaires bien remplies.

Et puis, l’an dernier, au terme d’une carrière qu’elle n’a pas vu passer, la dame a rendu son tablier et abandonné son cartable.

Elle aurait pu aussi laisser sa plume et fermer l’encrier…
Mais, impossible ! Car elle continue à écrire… pour le plaisir !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :


L'ancre de nos mondes (Captaine Lili)

 

Au fond de l’encrier

Patientent les possibles,

Les questions que l’on se tait,

L’imaginaire qui nous peuple.

Du fond de l’encrier

Peuvent naitre des larmes

Ou des fleurs,

Des libellules, des paysages.

Au fond de l’encrier

Il y a l’ancre de nos mondes,

Et puis il y a ce qui tremble

Comme feuille d’automne.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Défi #142 (Flo)

flo142

Au fond de l’encrier, certainement Marat et Charlotte Corday. Pour le couvercle, certainement un Stetson ou un parapluie, tout dépend de Chronos.

Les 24 défis qui commencent en un 142ème à 3600’’ la min. En 24 regards, elle vous racontera, Elle, et parce que les Défis défilent à la vitesse grand V, le Choc des Titans, l’amphi V, le parachutage des parachutés, la remise, le guet apens, les mis en cause, les Saints, les têtes, le rappel à la loi, la défense et l’autodétermination…

Qu’y a-t-il de mieux au fond que mon pseudo se mette dans les pas d’un homme et entende les bris de verre à chacun d’eux ? Le coude a peu mal certes, mais depuis le franchissement de la vitrine qui est en face de lui, elle se voit là-dehors au 4ème jour du Printemps avec son attaché case, ses lunettes de soleil et son chapeau.

La révolution des poètes commence, les chocs et contre chocs s’encaissent même s’ils ne sont pas tous digérés, mais peu importe.

Il aime le corps à corps et si la Miss Shika n’a plus toute sa tête parfois, elle sait qu’il lui reste un cœur, des mains, un sablier et un encrier, ses lignes et ses pinces à linges, le ripage en plus de la vida. Culottée du 103, elle décide de ne pas être prisonnière de ses sentiments et de se battre continuellement pour que les vices n’aliènent jamais sa liberté.

Le Vibraphone, ce dico si rigolo, la plonge dans le sang de ses veines et les cliquetis, débris de ses pas : ceux d’un homme qui porte la faculté de pouvoir voter un machin avec un attaché case à la main.

Toutes et tous parachutés, sur la place que, lui ,vue,  la place Masséna avec son Damier noir et blanc. Lui, tout blanc, il se retrouve sur la case noire. Il entend l‘Ode à la joie, il entend le piano : elle existe donc toujours alors qu’il a dans son attaché case son slip, sa tête et son livre !

Seulement voilà, tout ça est bien à elle, au fond de sa plume, celle qui montre la miss poètesse complétement accomplie dans sa narration.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

Parce que MAP le vaut bien (Walrus)

Au fond du tiroir, un sombre étui laqué.
Au fond de l'étui quelques stylographes.
Sous les capuchons, des plumes à l'or maculé d'encre séchée.
À côté des stylos, un encrier, une bouteille d'encre plutôt.

Cela fait des années que je n'ai plus utilisé de porte-plume.
J'ouvre la bouteille.
Le joint du couvercle en carton vernis colle au goulot, résiste puis se déchire.
Au fond du récipient, un Sahel bleu marine.
L'encre s'est asséchée, comme mon inspiration.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags :

Défi #142 (32Octobre)

32142

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

Nos yeux dans un encrier (Sebarjo)

 

Puisqu'on vivra tous les jours bigleux
Et puisque l'amour rend aveugle
On écoutera heureux
Les jolis meuh
Des vaches qui meuglent
J'aimerais quand même te dire
Ne louche pas c'est encore pire
Tes lunettes sont tombées
Dans mon encrier.

J'ai attaché tes loupes à de jolies chaînes
Et pour ne plus du regard  te louper
J'en ai mis aussi sur les miennes
On rêvait de lentilles et de limpidité
J'aimerais quand même te dire
Ne louche pas c'est encore pire
Tes lunettes vont tomber
Dans mon encrier.

Pour ne pas les oublier quand on se lève
Pour pouvoir les garder
Jusqu'au bout de nos rêves
Sur nos rétines je les ai collées
Mai je sais que t'aimerais me dire
D'enlever mes binocles pour dormir
Qui m'font les valises dilatées
Comme un encrier.

Puisqu'on vivra tous les jours bigleux
Et puisque l'amour rend aveugle
On écoutera tendrement
Les jolis meuh
Des vaches qui meuglent
J'aimerais quand même te dire
Ne louche pas c'est encore pire
Tes lunettes sont tombées
Dans mon encrier.


Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :