Au fond du tiroir, un sombre étui laqué.
Au fond de l'étui quelques stylographes.
Sous les capuchons, des plumes à l'or maculé d'encre séchée.
À côté des stylos, un encrier, une bouteille d'encre plutôt.

Cela fait des années que je n'ai plus utilisé de porte-plume.
J'ouvre la bouteille.
Le joint du couvercle en carton vernis colle au goulot, résiste puis se déchire.
Au fond du récipient, un Sahel bleu marine.
L'encre s'est asséchée, comme mon inspiration.