Et voilà, je recommence, j'appréhende, ma plume glisse sur le papier blanc, je broie du noir, je sens au fond de moi que je dois être lâche. Au début j'y voyais mon visage, sur ce mirroir
d'encre. Je ne savais pas que j'allais m'abreuver de ce sang. J'étais innocent, j'aurais du me faire un sang d'encre. J'ai donc plongé mon epée de plume pour y transpercer mes carapaces. Ensuite les mots se couchaient sur les feuilles vierges, ils arrivaient sans reflexion comme pour m'épurer. Les mots se dressent pourtant fiers d'être placés là ou ils sont, par erreur mais surement pas par hasard. Les mots qui sortaient de ma plume, abruptes et sans ame. Mais pour arriver à la fleur qui poussse dans la clairiere, il faut d'abord défraichir le terrain. Ma plume des premiers temps etait plutot un marteau piqueur, il à fontionné plusieurs mois et des fois encore, me secouant. Allez je replonge ma plume ,je retourne au combat contre moi meme. Les pensées s'eclaircissent, je reve d' une purete d'expression, d'une liaison de l'ame, du cerveau, du coeur, une harmonie avec terminaison ma plume qui prendraient leurs forces au moment ou je la plonge au fond de 'encrier, la force du bout de mes doigts avec déjà l'idée des mots à coucher. Ecris moi je serais qui tu es, peur de me trouver ou de m 'y perdre dans la solitude des maux de l'encre transformées. Un train d'ecrit de phrases intimes, parfois TGV parfois micheline, cela depend de la forme de l'écrivain, il arrive que je deraille.
Je recommence à avoir peur pourtant je sais que je suis loin de l'union avec mon âme, il m'arrive de ressentir ma carapace qui me protège et m'empêche de m'être, dans l'intelligence d'adaptation de l'homme.
Faut il au fond en crié pour sortir l'écrit.