Tais-toi, tais-toi, mais tais-toi donc !!!

Pourquoi ? Comment ? Et si ? Est-ce que ?

Toute la journée, toute la nuit cette fichue machine prends toute la place. Elle ne s’arrête jamais de me poser des questions, de refaire le monde, de repenser sa vie et de panser ses plaies à coup de peut-être, de peindre son futur en noir et de dépeindre son passé par le menu arc-en-ciel.

Elle me ronge et elle me hante, elle m’harasse et m’assaille. Jamais je ne connais la paix et le repos complet ou alors si peu de temps !

Dans les méandres de mon esprit, les pensées les plus folles vont bon train ; spéculations impossibles pour une issue incertaine et forcément désastreuse. Le magma nébuleux de mon cerveau me laisse chaque jour un peu plus perdue. Les rouages qui autrefois tournaient comme une horloge suisse, ne s’assemblent plus parfaitement et me laisse hagard, neurones rouillées et grippées de tant de stress.

Tais-toi, tais-toi, mais tais-toi donc Machine infernale, branchée sur un cœur solaire pour une âme bi-polaire ; l’ensemble ne faisant pas bon ménage et me laisse frissonnante une fois de plus.

Pourtant, plus jeune, jamais je ne me préoccupais de toi, tu tournais normalement, ralentissais la cadence à la nuit tombée, te remettais en route tranquillement… et je t’aimais inconsciemment, mais je t’aimais et je crois que tu m’aimais…

Quand est-ce que tout a basculé ? Quand sommes-nous devenues des éternelles ennemies ? L’amour vache ça nous connait ! A la vie à la mort ! Nous cultivons toutes les deux cette animosité… mais peut-être que finalement c’est une forme d’Amour, même dans l’adversité tu ne me laisses pas tomber, c’est toujours mieux que de l’indifférence. Et voilà que je recommence à gamberger, c’est plus fort que moi… Toi et moi c’est une vieille histoire et puis même si tu m’empoisonnes la vie avec toutes tes questions existentielles, qu’est-ce que je deviendrais sans toi ? Je serais pour le coup vraiment toute seule et ça tu vois… je ne préfère pas y penser.

Finalement je t’ai dans la peau, Allez on fait ami-ami, mais s’il te plait continue à me chercher des noises !