A celle qui lui et qui se reconnaitra

 

Si je n'avais pas dans mes poches
ces minutes en sacoches de pierres
si je n'avais pas dans mes bronches
ces secondes en grains de sable vert

si je pouvais un seul matin
porter vers le ciel un œil juste un œil
voir se peindre au creux de ma main
cette journée qui sans un mot se cueille

si je pouvais un seul midi
briser ma nuque aux doux baisers de celle...
si je pouvais aux raviolis
substituer son ombre et ses ombrelles

alors oui ce temps qui s'enfuit
ces sabliers sans fond qui nous absorbent
au contact de celle qui luit
ne serviraient qu'à lui ôter sa robe