11 septembre 2010

Défi #115

Papistache nous a laissé très gentiment des idées de défis ! Grand merci à lui !

Voici donc ce qu'il nous propose pour ce défi  #115 :

Mais que deviennent-ils les doudous perdus par les petits enfants ?

Rimons cela  avec des rimes en “ou”, en “oub“, “oube“, “ouc”, “oud”, “oude”, “ouf”, “ouffe”, etc... au choix ... (pas toutes).

Envoyez-nous  l'histoire rimée de vos Doudous à l'Adresse bien de chez nous : samedidefi@hotmail.fr

Interrogez-vous, rappelez-vous, imaginez-vous

dites nous tout.

Merci à vous !

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Patrimoine (Violette)

J'ai pas Trimoine en moi
J'ai pas Trimoine pour moi et même pas contre
J'ai pas Trimoine sur moi et même pas sous
J'ai pas Trimoine chez moi et même pas en face de chez moi et ni en haut et ni en bas
J'en suis pas tristemoine mais quand même si quelqu'un a pour moi unmoine et même deuxmoines
c'est mieux pour moi que pas Trimoine
Je sais pas à qui d'autres le dire que là...........Merci

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Nettoyage de printemps (Jo Centrifuge)

L'ennui avec le patrimoine d'exception, c'est qu'il réside très souvent en altitude. C'est bien entendu le cas à Saint Jean Baptiste, pour le plus grand malheur de frère Paul, novice de son état.  Le frère principal était entré fulminant dans le réfectoire avec des airs de sergent lors d'une revue de paquetage. Après qu'il annonça une visite éclair de Monseigneur pour le lendemain, tout le monastère flaira l'embrouille. Une main charitable propulsa vivement Paul sur le devant de la cène. Le frère principal accueillit son dévouement involontaire par un vibrant « merci », les bras grand ouverts, tenant dans ses mains un chiffon et un bidon de Mirror.

On l'accompagna jusqu'au portail occidental de la cathédrale, puis on osa rompre le silence votif pour murmurer craintivement  : « la couronne » en désignant la vierge Marie qui trônait tout sourire sur la coupole de l'édifice, là haut, le cuivre de sa saint coiffe chatouillant les nuages et les longs courriers.

Paul eut à peine le temps de réaliser qu'on l'empoignait fraternellement, mais néanmoins fermement, pour le porter par des escaliers de pierre labyrinthiques, de plus en plus étroits, jusqu'à ressortir à l'air libre sur un petit cheminement qui courait à la coupole. L'assemblée attendait là, les bras croisés, barrant l'unique issue à cette folie. Paul n'avait plus qu'à prendre courage. Les mains moites cramponnées à son nécessaire à reluire, il entreprit  son ascension sous les yeux effarés de quelques pigeons qui s'en arrêtèrent de souiller les gargouilles pour lui emboîter le pas, étonnés par tant d'inconscience.

« Mais qu'est-ce que je fous là? » se dit Paul alors que ses pieds se battaient avec sa robe de bure en escaladant les premiers barreaux de l'échelle rudimentaire de la coupole. Au gré de sa progression, un air vif semblait vouloir le happer, forcissant avec l'altitude, et le poussant par rafale vers le vide vertigineux qui l'entourait à présent qu'il atteignait le socle de la Vierge.

A partir de là c'étaient de simples tiges métalliques qu'il fallait emprunter pour enfin atteindre la couronne de la statue. Paul frissonnait alors qu'il escaladait les jambes de la Dame. Il se figea à la hauteur des hanches, suspendu dans le vide, il avait le tournis. En bas, ses camarades ne trouvèrent rien de mieux que d'entonner un psaume. Il voulut hurler un grand « Vos gueules » mais il ne  réussit qu'à pousser un minuscule râle pathétique, ce qui lui valut les caquetages moqueurs de quelques canards qui passaient par là.

Mais comme il est déjà minuit, il faudra que je finisse la fin de cette histoire au prochain défi. Toute suggestion est d'ailleurs la bienvenue.

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Patrimoine (Captaine Lili)

- un nom italien qui n’en a pas l’air
- des yeux bleus grands-parents
- une bergère ottomane retapissée
- le manque de confiance
- l’amour des collections
- des livres d’enfants du temps ancien
- le plaisir d’imaginer
- une cavernomatose
- des coins d’ailleurs visités
- des nœuds familiaux
- la joie de rire
- le goût des gâteaux faits maison
Entre autres…

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Faut-il sauver le patrimoine de l'humanité ? (Tiphaine)

Un grand bocal vide, posé sur la table. Une pile d'étiquettes. Un stylo. Un sablier.

Il s'approche de moi, il ouvre la bouche, il dit :

- Je suis le grand effaceur , le bouffe-mémoire !

Je ne dis rien. Qu'est-ce que je pourrais dire ?

- Je vais retourner ce sablier dans un instant. A partir de ce moment, tu auras exactement trois minutes pour noter ce que tu souhaites garder du patrimoine de l'humanité. Quand les trois minutes seront écoulées, je partirai avec ce bocal et les étiquettes que tu y auras déposées. Tu ne me reverras pas. Tu ne te souviendras pas de moi.

- Pourquoi moi ? Je ne sais pas moi, monsieur, ce qu'il faut garder !

- Pourquoi pas toi…

Il retourne le sablier.

Trois minutes…

- Les îles, toutes les îles…

- La Sainte Chapelle et les rayons de soleil à travers les vitraux.

- Les toiles de Chagall dans lesquelles on voit des amants qui volent en se tenant par la main.

- Le cloître de l'abbaye du mont saint Michel.

- La bibliothèque de Coimbra.

- L'église de Loc-Envel.

- La mosquée bleue d'Istambul et la basilique citerne.

- Le cimetière de Prague.

- Le requiem de Mozart.

- L'orient express.

- La tour Eiffel.

- Le tumulus de Gavrinis.

- Les temples d'Angkor.

- Les salins de … je sais plus…

- La cathédrale d'Albi.

- Mystras…

- Le Taj Mahal, la grande muraille de Chine, Jérusalem, Florence, Rome, Venise, Volubilis, Fès, Uxmal, la chaussée des géants, la vieille ville de Zanzibar, Sana'a…

 

Je n'y arriverai jamais…

Tant d'œuvres, de monuments, de livres, de films, de mots, de notes…

Le sablier file…

Je ne peux pas tout sauver, et chacun de ces éléments, pris tout seul, ne veut rien dire, dit si peu de l'histoire des hommes, des femmes…

 

- Léa, deux ans, vient de faire caca dans son pot pour la première fois. Ses parents sont heureux, on dirait que c'est le plus beau cadeau qu'ils aient reçu de leur vie.

- Monsieur Kleinman habitait rue des anges, il jouait du violon pour ses voisins.

- Un baiser sur mon cou, si doux…

- Les mains de Fatima quand elle roule les graines de couscous.

- Une tartine de confiture de figues, le matin, trempée dans un bol fumant, et le soleil qui passe à travers le carreau de la fenêtre.

- Le premier cri de Thomas.

- Les larmes de Simon.

- L'odeur de la terre mouillée, après l'orage…

 

Je n'y arriverai pas.

C'est trop difficile.

Je reprends toutes les étiquettes jetées trop rapidement dans le bocal en verre.

Il reste encore quelques grains dans le sablier.

Une seule étiquette.

J'écris :

- "L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche", Miguel de Cervantes.

Une seule étiquette dans le bocal.

Le sablier a fini de s'écouler.

Je vais oublier.

Et si…

… Si je n'avais rien mis dans le bocal, aurions-nous refait les mêmes erreurs ?

A quoi sert le patrimoine, s'il n'est que décoration ?

Je veux oublier.

Pourquoi est-ce qu'on parle de patrimoine d'abord, pourquoi ce mot, l'héritage du père ?… Et les mères alors ? Le matrimoine, on en parle ? Est-ce que l'histoire n'a été faite que par des hommes ? Est-ce que seul l'héritage de nos pères est digne d'être préservé ?

Faut-il seulement le préserver ?

Fallait-il seulement le préserver…

Je veux oublier.

 

 

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le patrimoine de katyL

Pa , papa , pas à pas .....le petit avance , vers quoi ?pourquoi ?
Patrie , pour son drapeau, son pays...ses frères .....
Moi , le "moi" 1ère personne du singulier " bien singulière", personne humaine qui a conscience d'elle-même , le "moi" qui se distingue du "surmoi" et du "ça", pour maintenir l'unité de la personnalité qui doit s'adapter à la vie sociale ............ça  tombe bien
NE négation de trop plein de "moi" car je serais haïssable...alors,
moi je veux , pas à pas comme me l'a dit mon papa aimer ma patrie et conserver son patrimoine.
PATRIMOINE : lequel ????le bien hérité de mon père ....le bien commun à la patrie, transmis par les ancêtres...le patrimoine     de l'HUMANITE , la terre et tout son contenu....le patrimoine mondial convention adoptée par l'UNESCO en 1972 ....
La journée du patrimoine enfin on peut TOUT visiter , d'habitude seuls quelques privilégiés y ont droit et encore on ne nous montre pas tout, les tiroirs, les arrières boutiques, les pièces dérobées, les caches, les coffres....ce patrimoine est verrouillé .. il appartient à l'humanité, mais on ne peut pas le voir.
je vous adresse donc ce que je possède qui me tient le plus à cœur dans mon patrimoine

   

KatyL_copie
   

Il y a dedans les conseils des anciens par livres et conseils interposés, leur savoir-faire qui fait partie du patrimoine , il y a     là l'amour des jardins ( celui-ci est imaginaire), mais l'imaginaire est peut-être le fruit "des imaginaires" de nos anciens qui nous ont transmis ce patrimoine..
Il y a aussi l'origine de tout patrimoine , puisqu'il contient la lumière du créateur, qui est la source de tout patrimoine en un seul atome.
Vous voyez bien que conserver le patrimoine est vraiment une chose essentielle, car chaque œuvre bâtie, chaque œuvre peinte, composée, sculptée, écrite.../....relève de tant d'efforts collectif, de tant de talents, de courage parfois, et, ces œuvres sont le reflet même de notre humanité.   

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Patrimoine (rsylvie)

Prudemment (bien - substantif)

Acquisition (possession – nom)

Transmission (héritage – appellation)

Risque (fortune – dénomination)

Intégralement (bien – désignation)

Malchance (fortune – homonyme)

Oui (bien – pseudonyme)

Immeubles (fortune – patronyme)

Nettement (bien – marque)

Enclos (domaine – sobriquet)

Après avoir refermé délicatement le livre des synonymes, Pierre se lève pour l’aller ranger dans la bibliothèque, sur la 3ème étagère. Celle entre l’encyclopédie Larousse et les GEO magazines, précieusement disposés les uns à coté des autres. De retour à la table de cuisine, le vieil homme s’assoit et passe son doigt sur l’extrémité de son oreille. Il n’est pas plus avancé que l’avant-veille, jour de parution de la consigne du SamediDEFI. Ce qui le contrarie d’autant plus, qu'il s’est mis en tête d’aller cet après midi, visiter son cousin Henri pour une énième revanche à la belotte.

« A vous d'en tirer la "substantifique moelle" ...

Facile à dire quand vous avez tout le système olfactif envahit des douces odeurs du pot au feu d’Alice, son épouse, qui s’affère devant le fourneau. Inconsciemment Pierre se gratte à nouveau l’oreille droite. Signe d’une extrême contrariété, d’avoir tant de difficulté à noircir la page blanche. Dehors le vent de septembre commence à geindre la triste mélodie des jours d’automne, tandis que la petite chatte Grisette gratte au carreau, que quelqu’un veuille bien lui ouvrir.


Pierre n’aime pas les chats, ni les chiens d’ailleurs. Enfin ce n’est pas qu’il ne les aime pas, mais il ne peut concevoir de les voir dans une maison. Pour lui, les animaux se doivent d’être libres. Alors dans sa maison ! Vous imaginez sa tête, quant Alice, il y a déjà bien des années de ça, lui avait présenté Gribouille, un tas de poil mal léché, qu’elle venait de trouver dans le talus en revenant d'une visite quotidienne, à Emma sa voisine. Les années ont passé, les chats défilés… sont devenus de moins en moins sauvages ou le maître de maison, de plus en plus docile. Toujours est-il, que Pierre se lève pour ouvrir la fenêtre et laisse entrer Grisette. Qui, sans plus d’attention à mon père, traverse la pièce pour se diriger fièrement vers sa gamelle.

De nouveau à sa place habituelle, les yeux fixés sur l’heureux animal, papa s’empare de Ouest France, qu’il ouvre à la page des mots croisés et interpelle maman.

Alice ! en 10 lettres, commençant par un P …tranche de vie…. Succession » ?

PATRIMOINE  répond ma mère », jetant un regard complice vers celui qui partage sa vie depuis plus de 50 ans.

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Gêne et tics (Walrus)

ADNVoici un relevé détaillé du seul patrimoine qui me reste.

Que mes héritiers restent Zen, inutile d'ester, chacun a déjà reçu sa part et aucun tribunal n'en modifiera la distribution.

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PATRIMOINE (Adrienne)

Ce matin-là, ils avaient décidé de faire une randonnée vers les hauteurs. Un joli sentier partait du hameau, traversait des forêts et des alpages. Tout était beau, lumineux, frais, parfumé, tranquille.

Le sentier grimpait. Ils ne rencontraient personne et marchaient pourtant depuis quelques heures.

Au détour du chemin, tout à coup, une grosse cabane. Une sorte d’étable sur pilotis. Quelques vaches aux alentours, qui en broutant faisaient tinter doucement la cloche accrochée autour de leur cou. Il y avait différentes notes qui faisaient penser aux premières mesures du Pierrot lunaire.

Un homme est sorti de l’étable et s’est avancé vers eux. Il parlait un dialecte  à consonance germanique qu’ils ne comprenaient pas très bien et lui ne comprenait aucune autre langue que celle-là. Pourtant, ils se sont compris. Il les a invités à l’intérieur. Ils l’ont suivi. Ils sentaient bien que refuser, ce serait lui faire un affront.

Il leur a fait signe de s’asseoir. Ils ont deviné à son geste qu’il s’excusait pour le désordre. Il n’y avait pas de véritable désordre, juste un intérieur sombre, très rustique, d’un homme vivant seul et qui ne reçoit jamais de visites. Il y avait une table en bois grossier, et deux banquettes. Ils se sont installés. Au travers des fentes dans le plancher, ils pouvaient voir les litières des vaches. L’homme a disparu dans un appentis.

Quand il est revenu, quelques minutes plus tard, il a déposé devant eux deux grands bols de faïence remplis de lait. Puis il est reparti dans les profondeurs de l’étable. Elle a jeté un regard désolé vers son compagnon : du lait, un bol plein de lait, elle à qui la moindre gorgée, l’odeur même du lait donne des nausées...

Revoilà l’homme. Avec un bloc de fromage, une motte de beurre et un grand pain gris déjà bien entamé. Son pain de la semaine, ont-ils compris par la suite, que quelqu’un du village venait lui apporter le samedi. Lui ne redescendrait qu’à l’automne. Là-haut, tout là-haut, il restait seul tout l’été, avec ses vaches, leur lait, le beurre et le fromage qu’il faisait lui-même. Dans sa cabane-étable tout en bois sur pilotis.

Il les incitait à boire, à manger. Elle a précautionneusement posé les lèvres contre le bord du bol de lait : il avait le parfum et le goût de toutes les fleurs de la montagne. Jamais au grand jamais elle n’a bu un lait comme celui-là, ni avant ni après ce jour.

Il y a trente ans de cela. Aujourd’hui, il n’est plus permis de conserver du lait, d’en faire du beurre ou du fromage, si le local n’est pas carrelé du haut en bas, nettoyé au jet d’eau, désinfecté, stérilisé.

Dommage pour les jeunes qui prendront le sentier de la montagne.

Maintenant, « nous sommes tous président ».

 

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