... surtout la lumière.
Les enfants, vus en contre-plongée, sont penchés vers l’avant car ils terminent l’ascension du dénivelé. Leurs pieds entrent dans la lumière et leurs ombres nous indiquent que l’éclairage  vient de la gauche et que le soleil est assez bas.
Il faut donc, comme je l’ai supposé dans mon premier billet, que le sentier tourne vers la gauche, faute de quoi la végétation cacherait cette lumière que le buisson rose prend de plein fouet. À moins, bien sûr, qu’il y ait  sur la gauche une interruption du boisement, une zone de coupe par exemple.
Ces informations sont imprécises car l’orientation et la longueur des ombres portées ne sont pas tout à fait pareilles pour tous les pieds. Il règne donc sur la question un certain flou que nous qualifierons d’artistique.
L’avant-plan, lui, est plongé dans la pénombre des frondaisons, sauf le gros rocher à droite qui bénéficie sans doute d’une trouée dans la canopée.
À cause de l’ombre profonde du coin inférieur gauche et de la nature rocailleuse du sol, je continue d’imaginer que la sente sort d’une caverne ou, à tout le moins, d’un encaissement rocheux.
Reste un mystère : si l’on constate une fois encore comme le vert va bien aux rousses et que les modelés du bras et des jambes de la gamine confirment l’orientation de l’éclairage au déboulé de la zone ombragée, il n’en est pas de même pour sa chevelure. Dommage, car Vegas et moi y aurions grandement apprécié un brin de flamboyance née du semi contre-jour.