trichette (Poupoune)

J’ai essayé de sous-traiter un peu, cette semaine, en soumettant à ma fille une consigne qui me paraissait à sa portée. « Chérie, dis-moi… qu’est-ce que tu ferais, si tu étais invisible ? ». Sa réponse a été immédiate : « Je ferais comme d’habitude, mais sauf invisible ».

Voilà.

Autant dire que ce soir, elle dort à la cave.

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L’inconnu(e) (défi #8) (Vanina)

Elle avait toujours tout fait pour essayer de passer inaperçue, être comme tout le monde, se noyer dans la masse, évoluer sans attirer l’attention, mais la vie en avait décidé autrement. Elle avait sans le vouloir un brin de fantaisie, une originalité innée qui la rendait remarquable malgré elle. De plus, elle était rousse flamboyante et sa peau très blanche était recouverte de taches de rousseur. Intelligente et humble depuis toujours, elle ne se mettait jamais en avant volontairement, elle avait même plutôt tendance à vouloir se faire oublier.
A force de vouloir être anonyme, transparente, un jour, plutôt une heure, elle devint invisible !
Et son drame commença.

Elle ne portait en elle pas la moindre once de voyeurisme et voilà que cette situation qu’elle avait désirée, passer inaperçue, la mettait mal à l’aise au plus haut point.
Elle avait bien pensé un court instant qu’aller « voir » son fils ou ses parents, de façon plus générale d’aller vérifier que ceux qu’elle aime sont heureux : cela lui aurait fait plaisir. Mais la simple idée de les surprendre dans un moment qui ne la concerne pas, même sans qu’il soit intime, la paralyse.

Le temps s’étire, n’en finit pas. Elle est assise chez elle, dans son fauteuil, n’osant bouger, perdue dans ses pensées, en attente de la fin de cette heure où, … elle se l’est promis : elle sera enfin elle.

Mais qui est-elle ?! Sait-on jamais qui l’on est ?

 

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Chapître 2 - Défi n°8, Si je suis invisible... (Fafa)

L’entrée des bureaux de B.N.G se trouvait juste en face de l’ascenseur, un grand hall vitré à double porte automatique avec un joli œil électronique en guise d’hôtesse d’accueil. La plaque située à droite du sas indiquait simplement :

 

Bioengineering for New Generations

Nous oeuvrons pour les générations futures

 

Un rien prétentieux peut-être...

 

Un haut-parleur accueillit le lieutenant Roste dès qu’il entra dans le champ de vision de la caméra.

 

 - Bonjour, que puis-je pour vous ? La voix était indéniablement artificielle mais d’une qualité assez rare.

 - Je suis le lieutenant Roste de la police nationale, je voudrais parler à Ernst Moritz Arndt, désolé pour la prononciation. C’est au sujet d’une voiture abandonnée.

 - Un instant s’il vous plaît... La voix synthétique resta silencieuse quelques minutes puis une autre cette fois bien humaine se fit entendre.

 - Veuillez entrer je vous prie, troisième porte sur votre droite, je vous attends.

 

Les portes du sas s’ouvrirent et se refermèrent sans un bruit au passage du lieutenant qui avançait d’un pas décidé pour ne pas paraître impressionné par les lieux et la technologie omniprésente, où qu’il pose son regard.

 

Un petit homme à moitié chauve avec de petites lunettes rondes lui ouvrit la porte et s’effaça pour le laisser entrer dans la pièce qui n’était pas comme s’y attendait le lieutenant un bureau mais plutôt un laboratoire emplit de microscopes, d’éprouvettes, et d’un tas d’appareils électroniques dont il ignorait totalement l’utilité.

 

 - Bonjour Lieutenant, je suis Ernst Arndt, que puis-je pour vous, c’est quoi cette histoire de voiture abandonnée, je n’ai pas de voiture, je n’ai même pas le permis pour tout vous dire ?

 - Bonjour Monsieur Arndt. En fait il s’agît d’un véhicule qu’on nous a signalé abandonné. A l’intérieur j’ai découvert un agenda sur lequel figure votre prénom à la date d’aujourd’hui. Une personne devait vous voir à dix heures au sujet d’incubateurs puis à quinze heures à propos d’un réacteur ?

 - Ah je vois, il doit s’agir de Max, Maxime Eloie, mais je ne devais pas la voir, elle devait juste me contacter pour faire le point sur une expérience en cours.

 - Elle ? Maxime ? C’est une femme ?

 - Oui, du moins c’est toujours ce qu’il m’a semblé, je ne l’ai jamais rencontré, nous échangeons uniquement par courriels ou sms, elle n’est jamais venue ici mais elle s’exprime toujours au féminin.

 - Elle ne travaille pas avec vous si je comprends bien ?

 - Non effectivement, nous travaillons sur un projet commun mais elle ne fait pas partie de B.N.G.

 - Avez-vous été en contact avec elle aujourd’hui, par mail ou autre ?

 - Oui, elle m’a envoyé un courriel ce matin pour s’assurer d’un détail d’une expérience en cours.

 - De quoi s’agît-il ?

 - Désolé Lieutenant mais ceci est confidentiel et si cette information n’est pas absolument essentielle à vos recherches... mais vous pensez que cette voiture abandonnée pourrait-être celle de Max, enfin de Madame Eloie, où l’a-t-on trouvé ?

 - Au sous-sol de cet immeuble.

 - Pardon ? C’est impossible, je vous assure que je n’ai jamais rencontré Maxime Eloie. Vous pouvez demander à qui vous voudrez.

 - Vu votre accueil, je crains fort de ne guère trouver de témoin pour corroborer vos dires.

 - Je vous assure qu’elle n’est jamais venue ici, je vais appeler mes collègues qui pourront vous le confirmer, je ne suis pas le seul à travailler avec elle.

 

Il appela par interphone quatre autres personnes qui vinrent chacune leur tour confirmer que jamais la disparue avec laquelle il travaillaient tous n’avait mis les pieds dans les locaux de B.N.G.

 

 - Bien Monsieur Arndt, force m’est de constater qu’effectivement vous ne connaissez pas physiquement la disparue, enfin pour l’instant elle ne l’est pas encore d’ailleurs, personne n’a signalé sa disparition. Auriez-vous son adresse par hasard, ou son téléphone ?

 - Non je suis navré, comme je vous l’ai dit, courriels ou SMS uniquement et c’est pareil avec mes collègues.

 - Bien, je vous remercie quand même de votre aide. Tenez, voici ma carte, prévenez moi tout de suite si elle vous contacte, ou mieux, demandez lui de le faire elle-même. Au revoir.

 

De retour au deuxième sous-sol, le lieutenant entreprit une fouille plus approfondie de la voiture mais à part l’agenda elle était totalement vide et elle lui paraissait toujours aussi inconnue tant pour le modèle que pour la marque ce qui ne cessait de l’étonner lui qui lisait AutoPlus chaque semaine.

 

Le lieutenant remonta voir le gardien.

 

 - Re.

 - Vous avez trouvé Ernst Lieutenant ?

 - Oui merci. Dîtes moi, connaissez-vous bien le quartier ?

 - Plutôt oui...

 - Je cherche un teinturier pas trop loin, disons pas plus de dix minutes à pied.

 - Y en a un à même pas dix minutes, rue Anne Fontaine, vous sortez, vous prenez le boulevard vers vot’ gauche pendant cinq cents mètres, la première à droite et vous filez, pouvez pas l’rater.

 - Merci bien.

 

Huit minutes plus tard tout juste, le lieutenant était devant la façade d’un pressing Cinq à Sec. L’homme à l’intérieur fût incapable de lui dire si oui ou non il avait vu Maxime Eloie, ce nom ne figurait pas sur son registre mais comme il l’expliqua au lieutenant, le système d’automate à l’extérieur permettait de déposer des vêtements sans avoir à rentrer dans le magasin, l’appareil délivrant un ticket avec une bande magnétique pour pouvoir récupérer ses affaires dès le lendemain même un dimanche.

Décidément c’est la femme invisible ma cliente soupira le lieutenant...

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Disparition des bruits (Katyl)

Au matin du 16 juillet 2010 les gens de la terre se réveillèrent avec un son étrange , des milliers de chants d'oiseaux
accompagnaient une musique pastorale...
Plus aucun autre son, disparu le bruit des voitures dans les grandes villes
disparu le bruit des mobylette et autre moto, disparu le bruit des freinages, disparu le bruit des avions,
des usines aucun son  ne sortait .. en campagne plus aucun tracteur ne circulait..
dans les bureaux les ordinateurs étaient silencieux...
les gens étaient muets d'émotion.../...
Aucun enfant ne pleurait, aucune personne âgée ne gémissait, aucun malade n'appelait au secours
aucune sirène de pompier ...??????????????
???????????????????????????????????????
Partout dans le monde, partout sur terre le bruit avait disparu ??????

Que s'était-il passé cette nuit ????

En fait dans la nuit les morts qui en avaient marre d'être réveillés ( ne dit-on pas réveiller un mort)
se rebellèrent , car bien qu'étant sur une autre planète , les bruits qui venaient de la terre était incessants,
nos morts arrivés sur la planète de décompression ( palier entre nous et le paradis final ) n'avaient pas la possibilité de décompresser ...le bruit était infernal, les décibels les empêchaient de se reposer et de faire le vide nécessaire à l'atteinte du paradis , ce qui fait que la planète décompression était encombrée.

Alors ils se mirent tous d'accord, et ils étaient nombreux pour aller, invisibles, tout couper sur la terre.

Les centrales nucléaires, les usines, les voitures et tous les systèmes qui les polluaient...

Pour que les humains comprennent un peu qu'il ne faut pas réveiller les morts, les laisser dormir en paix
et surtout cesser ce vacarme incessant et grandissant avec le temps, une planète de fous!!!

Ils dirent aux hommes qu'eux aussi un jour viendraient sur la planète de décompression et qu'ils ne pourraient atteindre le paradis si les bruits continuaient.
Les humains qui avaient tous un ou plusieurs morts dans leur entourage comprirent la leçon et firent le nécessaire
pour que tous les sons produits par l'homme soient très atténués , alors ils entendirent un chant venu d'ailleurs en guise de remerciement, et sur terre les oiseaux chantaient de plus belle pour embellir la vie des vivants .

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Souvenirs de vacances (MAP)

Bisous_du_Haut_Doubs

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LA CLEF D’UNE PRINCESSE (Lorraine)

La clef d’une princesse

Ouvre les miroirs

Et ferme les recoins sombres

 

Elle est seule à connaître

La chambre émeraude

Où dort la princesse

 

Elle reste dans son écrin

Les jours de fête

Quand la princesse invite

 

D’autres princesses

Et quelques princes

 

Alors la clef de la princesse

Dort, rêve, s’envole

 

Et sourit aux images

Qu’elle seule connaît.

 

LORRAINE

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Carnet (Venise)

venise

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Saperlipopette (Vegas sur sarthe)

Alors que je rampais, singeant le mille-pattes
à l'affût des souris armé d'une tapette,
quel est ce malotru, qui est ce psychopathe
qui m'a mis au défi: trouver des rimes en 'pete'?

Cliquant sur le mulot, j'ai quitté ma carpette
sorti tous mes dicos, mis la main à la pâte
mais je ne trouve rien, j'en ai jusqu'à perpette
quand tant d'autres ont fini qui me narguent et m'épatent.

Je vous mets au défi, rois de la galipette
de chasser mieux que moi souris et souricettes;
vous semblez moins malins, j'en entends qui rouspètent
mais je sens que ça vient! Oui! Saperlipopette!

Me voilà rimailleur sans tambour ni trompette
je sens au bout des doigts la force centripète
qui détruit mon clavier et que plus rien n'arrête!
Restez! Ne prenez pas la poudre d'escampette.

Tandis que j'écrirai vous serez mes arpètes,
je jouerai du clavier et vous en salopettes
de tous ces souriceaux vous ferez des brochettes
pour mon plus grand plaisir... et pas d'entourloupettes!!

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voilà pour la consigne N°2 (rsylvie)

Les soirées d’août et juillete, 

Soleil et ciel bleu sont de la fête.

Même si, dans les champs y plein de mouches qui pettent

L’été, je trouve ça chouette.

Entre nous, partie d’échange sucettes,

À la menthe ou la fraise, on est toute guette,

Bien loin des problèmes de braguette

Des amis boutonneux, de ma grande sœur Ginette.

J’avoue que cela me tourmente en fait.

Mais là d’sus, je resterai muette !

 

Mais rsylvie tu n’y es pas…. Des rimes en pète » !

Effectivement, où ai-je late » ?

et voilà que tu continues… fais pas ta chipette

Et appliques nous cette consigne. C’est tout de même pas tripette » !

-« WhaOU, pas besoin de t’mettre dans un état pareil. Une, deux galipettes

Et voilà chose faite, ta consigne rétablie. Dis moi, t’es jolie quand tu rouspètes ».

oui, j’avoue que cette couleur me va bien. D’ailleurs ta gâpette

Est pas mal non plus, mais attention à ne pas se salir comme ma p’tite sœur en salopette

Qu’est rentrée les habits tout déchirés. Le père, de lui siffler aux oreilles un drôle d’air de trompette, 

Que la pauvrette en a pleuré toute la nuit, tant qu’elle avait eu les pépettes

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