10 avril 2010

Défi #102

merde




Pour poser votre commission :
samedidefi@hotmail.fr

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Disparition, ou presque (Cartoonita)

Disparus. Le temps libre qui file. La motivation. Le courage. L’assurance. Les actes manqués. Les boutons d’acné. Les complexes du 85B. Les joies du ventre plat. Les ongles longs. L’étonnement. La ponctualité. La vie à la campagne. Le célibat. Les examens. La mémoire. Les certitudes enfantines. La liberté. La confiance dans les humanoïdes adultes. Les bonnes résolutions. Les promesses non tenues. Les « Mais euh ». Les « Mange ta soupe ». Les « Bonjour Papi ».

Encore là. Des souvenirs, pas tous heureux. Des rêves fous racontés au réveil à mon compagnon. L’émerveillement. Les doutes. Les déceptions. Les frustrations. Les amis. Le premier cheveu blanc. Les livres, encore et toujours. Le goût des petits plaisirs. La peur de la mort. Les idées. L’hésitation. L’indécision. La fuite. Le sentiment de culpabilité. Le malaise. Les « Que faire de ma peau ? ».  Les « Est-ce possible qu’il m’aime encore pour de vrai ? ». Les « Merde, c’est vendredi, il serait temps d’écrire le défi du samedi ».

Disparue. Ma vie ?

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La disparition d'Isaure Chassériau (Joe Krapov)

Il y a sans doute quelque chose.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne qui vous est étrangère.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne qui vous est étrangère et qui est morte.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne qui vous est étrangère, qui est morte et je ne sais pas s’il est convenable de faire de la littérature à partir de cet attachement.

Mais moi, voyez-vous, je ne suis peut-être pas un individu convenable et depuis le jour d’octobre ou novembre 1997 où j’ai fait sa connaissance, je voue à Isaure Chassériau un culte très particulier.
Comment ? Vous ne connaissez pas Isaure Chassériau ?

Accepterez-vous qu’un amoureux échevelé du mensonge sur Internet vous livre quelques vérités à son sujet ? Oui ? Alors continuez à lire !

Isaure Chassériau est née en 1818 et a vécu un certain nombre d’années sur la même planète que nous et sans doute même en France la plupart du temps. La seule trace tangible que l’on ait de son passage par ici est le portrait qu’a fait d’elle son oncle maternel, Eugène Amaury-Duval en 1838. Ce tableau, conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes, valut à l'artiste une médaille de première classe au Salon de 1839.
Et après ?

Après, plus rien. Après il faut mener l’enquête, fouiller dans les bibliothèques, faire chou blanc autour de la fille en rose. Après, il faut attendre, comme un pêcheur. Appâter. Prêcher le faux pour obtenir le vrai.

Désormais le vrai arrive par Internet. Le vrai est maigre, à croire qu’Isaure a toujours voulu disparaître sans laisser de traces. Vais-je en trouver plus dans le livre que j’ai commandé à M. Emmanuel François ? Il s’intitule "Les châtelains de Linières à St André Goule d'Oie". Inutile de vous préciser que ce château de Linières n’existe plus, lui non plus.

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Chez Mme Nathalie Chassériau, une sympathique descendante, j’ai trouvé le récit de la fin d’Isaure ainsi que d’étranges histoires familiales. Si vous aimez la psychogénéalogie et la philosophie, allez-y. Cela s’appelle Vive la lenteur. Je souscris !

J'ai aussi été en contact avec l'épouse d'un ambassadeur de France dans un pays du Proche-Orient. Cette dame connaissait des tas de chose sur cette famille et sur cette période. Elle signait "Cousin Frédéric"

Finalement, malgré le côté farfelu et peut-être macabre du projet, je ne regrette absolument pas d’avoir accumulé autant de matériel littéraire fantaisiste autour des aventures d’Isaure Chassériau.

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De l’enquête sur sa disparition en 1999 de sa toile au Musée des Beaux-Arts à sa traversée des siècles à bord de Tornado en compagnie des frères Park, sans oublier ses interviews truffées de recettes de cuisine pour le journal « Le Défi du samedi », je suis très heureux d’avoir donné une seconde vie bien plus gaie à cette jeune bourgeoise parisienne à l'air triste.

Je suis certain qu’elle se plaît beaucoup mieux dans sa famille rennaise avec son oncle Camille et toute la bande du café « Le vieux Saint-Etienne ». Même l’Agence de Flânerie Amoureuse de Rennes qu’elle avait dirigée dans les années 60 ne lui manque plus désormais. Peu importe ce qu'est devenu P'tit Louis Alllègre - oui, avec trois "l" ! - qui prenait des photos pour elle. Il avait fini par se faire appeler Lebreton, d'ailleurs. A cause du tueur en série ? Non, à cause de l'ancien ministre !

Rien n’est plus délicieux que de disparaître à soi-même. Moi-même quand je cesse de compter les sous et les titres de Madame Basdelaine, quand je cesse d’écrire des bêtises comme « Il eût mieux valu que je disparusse, dit Walrus » et que je me fais historien d’un jour, je deviens encore un autre homme et ça me ravit. "Oh oui, ravissez-nous", disaient les Sabines pour qu'on les enlève.

Le Joe Krapov de votre choix peut bien s’envoler, lui aussi. Marina trouvera toujours dans sa vie et dans son lit un des valeureux choristes de l’Armée rouge qui ne font que se succéder à l’intérieur de ce corps au cerveau dérangé !

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Défi 101 (Zigmund)



20100409_Rose_vonvon__2_                                                                     Fatma allons voir si rosa

 

Qui aujourd’hui avait sorti

 

Sa gandoura

 

A toujours grand train.

 

Las ! Voilà rosa sous flots

 

Fanant, mourant,  trop tôt.

 

Donc offrons nous bon tabac,

 

 

             Chocolats, alcools, (akik ? faut pas !...)

Multi grands sauts dans  lit

 

                                   Z'y vas aussi gros  fik fiksrosevonvon_mod1 

 

                                       Avant AVC ou  mort…

P.S ici l'original


 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
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Disparue (J-F)

Un jour, il y a de cela dix ans environ, elle s’est cachée derrière une feuille de canabis, pas l’herbe sèche prête à être roulée, non, mais une vraie feuille, bien verte aux lobes finement dessinés qu’elle a sorti de son cartable un soir par provocation.

 

Elle n’a pas sombré dans cette fumée d’illusion faussement apaisante -Dieu merci- mais masquée par cette feuille, son image, petit à petit, s’est brouillée pour finalement disparaître. Comme le Phénix qui renaît de ses cendres, une nouvelle image a fait place à l’ancienne. Elle lui ressemble mais ce n’est pas, ce n’est plus elle. C’est une sœur jumelle… en négatif.

 

Cette sœur a vêtue ses bras et ses cuisses de lignes de sang rouge vif.

 

Elle l’a muré dans les ténèbres d’une souffrance insoutenable.

 

Elle l’a armée de rébellion, de rejet et de haine, de peur et d’angoisse infinie.  

 

Elle a maquillé ses yeux de noir, blanchi sa peau et rongé son corps jusqu’à l’hôpital. 

 

Elle l’a étouffé.

 

Elle lui a volé son âme, son sourire d’enfant, ses yeux rieurs, sa joie de vivre et tout ce qui faisait que c’était elle.

 

Ils n’ont pu qu’assister en témoins impuissants à cette transmutation infernale sans comprendre ce qui avait mis en branle ce processus diabolique.

 

Tout leur amour de parents, tous leurs soins attentifs n’ont pu la sauver.

 

Il leur a fallu apprendre à vivre avec cette inconnue, cette étrangère, ce reflet d’un passé révolu, cette image d’un présent insupportable.

 

Il paraît que ce n’est pas irréversible. Il paraît que tout au fond ce cette jumelle, l‘autre, leur fille, est encore présente.

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Mes pensées (Virgibri)

Elle a disparu. Qui ? Virgibri.

Elle se balade sur le chemin de l’amour. Il est tout en rondeurs, en sinusoïdales, en courbes. Parfois, forcément, elle se perd à humer les fleurs qui le bordent. Ou à regarder en l’air, au cas où quelque chose lui tomberait sur la tête –car trop de bonheur pousse à la méfiance, à force.

Elle a disparu, vraiment ?

Non, elle se promène juste, pas très loin, et jette des brassées de fleurs odorantes autour d’elle, en silence.

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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Sirène s'efface
Et disparaît aux nuages
Baisers bleu turquoise

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absenthéisme (tiniak)

Même dans les matins les plus clairs
avec leurs chants connus des branchages
célébrant de la nuit le naufrage
et que s'éteignent tous les lampadaires

Même dans le pain frais sorti du four
ronde chaleur nichée auprès du ventre
sur le chemin qui sait par où l'on rentre
à la maison nue contre le jour

Même dans le vif éclat de l'œil
qui plaide encore un peu d'indulgence
au moment de suivre la cadence
et que les pieds s'attardent sur le seuil

Même dans le vent plein de renouveau
allant ranimer les parfums du monde
où les éléments sèment et abondent
à la faveur de l'humble et du beau

Je ne vois même alors qu'une absence
à douter même de l'existence

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Où vous apprendrez pourquoi et comment la licorne a disparu‏ (Berthoise)

Cranach l'ancien, Adam et Ève, 1526, Courtauld Institute of Art Gallery, Londres

La licorne, on le sait, est un animal merveilleux qui a disparu de nos contrées. Certains vont même jusqu'à douter de son existence. Mais des peintures témoignent de sa présence, contemporaine à celle du cerf, du sanglier ou de la cigogne, dans les temps immémoriaux. Alors pourquoi, me direz-vous, pourquoi la licorne a-t-elle disparu quand le cerf, le sanglier et la cigogne sont encore parmi nous ? Il faut savoir, chers amis, qu'on a raconté moult âneries sur le paradis perdu, sur la pomme, le serpent, Ève et le jardin.

La licorne, que nous appellerons Licorne était belle, blanche, toujours de bonne humeur et douée d'empathie. Elle faisait partie du bestiaire du premier monde comme ses acolytes le cerf, le sanglier et la cigogne. Elle accompagnait souvent Adam et sa bonne amie dans leurs promenades. Elle était témoin du profond ennui qui accablait ces deux malheureux, car enfin, à Éden, bon sang de bois, il n'y avait vraiment rien à faire. Il faut donc ici corriger une croyance parfaitement erronée : le jardin, ce n'était pas le paradis. Parce que franchement, se balader à poil, au milieu de bestioles toutes plus ou moins sauvages, en grignotant des fruits secs et en mâchouillant des racines, et bien c'est une drôle conception du paradis. Donc, Licorne était de toutes les balades et elle voyait bien qu'Adam et Ève s'enquiquinaient ferme. Aussi dans sa grandeur d'âme, elle décida de trouver quelque chose de nouveau qui pourrait les sortir de leur train-train et apporter un rien d'inattendu à leur quotidien. Chacun sait que l'oisiveté est mère de tous les vices. À force de tourner comme ça, sans rien avoir à faire, c'était couru d'avance, ils finiraient par virer frappa-dingues. Licorne savait qu'Adam n'était pas bien futé. Il suffisait de regarder la façon qu'il avait parfois de se tenir la tête comme pour vérifier qu'elle était toujours là, pour être convaincu du peu d'usage qu'il faisait de son cerveau. Elle savait donc qu'il ne fallait attendre aucune initiative ambitieuse de ce côté-là. Ève était plus maligne mais terriblement timide. Licorne, malgré cette inhibition quasi maladive, était bien décidée à se fier à elle pour faire bouger les choses, parce que au train où elle allaient, dans 3000 ans, on serait encore à disputer son fourrage aux bestiaux et la démographie aurait dangereusement stagné. Licorne avait un plan. Elle commença par se rapprocher d'Ève, elle la suivit, l'invita à monter sur son dos, l'emmena dans des galops exaltants qui changèrent du pas de sénateur imposé par Adam à la pauvre fille. Au bout de quelques jours, elles étaient devenues inséparables car il fut aisé de gagner le cœur d'Ève. La mignonne n'en pouvait plus des fadaises que lui racontait son compagnon. Répéter à longueur de journée qu'on a de la chance de vivre dans tant de beauté et d'harmonie, ça finit par lasser. Et Ève avait besoin de changement. Mais les courses folles, ça a un temps, si elles reviennent trop souvent, c'est bien simple, on se barbe encore. Dans le jardin, il y avait deux-trois trucs à ne pas faire sous peine expulsion et la plus agaçante était qu'il était interdit de croquer la pomme. Franchement, interdire les pommes quand on sait qu'en manger une par jour éloigne le médecin, on se demande à quoi ils avaient le tête en hauts lieux Et voilà la seconde méprise. Ce n'est pas le serpent qui incita Ève à croquer la pomme et à l'offrir à Adam comme on le dit souvent, comme il est rapporté dans de nombreux ouvrages, mais cet animal attachant et fougueux. Licorne suggéra donc à Ève d'aller sous le pommier et de cueillir un de ces magnifiques fruits si tentants. Elle lui dit : «  Tu verras, ça chasse la morosité. Ça éclate sous la dent, le jus inonde le palais, c'est sucré, frais, inoubliable, indispensable. ». Ce en quoi, Licorne avait absolument raison, croquer la pomme est un des plaisirs simples de la vie, un plaisir dont tout homme et toute femme sensés ne sauraient se passer. Ève était bonne fille, et devant la description de tant de délices, elle décida de partager l'expérience avec Adam. Car, on pourra reprocher à Ève d'être crédule, gourmande mais pas d'être égoïste. Elle aurait pu la boulotter toute seule, la pomme. Et bien non, elle a voulu qu'Adam soit aussi de la partie. Bon, vous connaissez la suite, l'esprit d'initiative n'a pas plu, les deux chenapans ont été chassés du jardin comme de vulgaires voleurs de pommes. Licorne a été tout simplement anéantie par la nouvelle, elle ne pensait pas qu'on mettrait les menaces à exécution. Elle en est morte de chagrin.

Et le serpent, me direz-vous, quid du serpent. C'est une victime collatérale. Comme tous ceux qui sont au mauvais endroit au mauvais moment. Il était là, en plus il était moche, ça en a fait un coupable idéal. La condamnation du serpent montre l'origine du premier délit de faciès de l'humanité. Franchement, vous y auriez cru, vous, que Licorne si mignonne était dans le coup,une à qui on donnerait le bon dieu sans confession ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
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