J’ai semé des mots au hasard
au profond d’une belle terre
espérant –la chose est si rare-
récolter de belle manière
un poème aux règles de l’art
comme trésor que l’on déterre !

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Au printemps il est apparu
tout doucement il a grandi
encore trop tôt pour être lu
je le veillais toute attendrie
écartant ses branches ténues
le débarrassant des fourmis !

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Je l’abreuvais de gouttelettes
puisées à même la rosée.
A ses côtés les pâquerettes
l’encourageaient de leur pensées.
Je murmurais une bluette
ou bien des vers très cadencés.

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Et mon petit poème est né !