J’ai appris à décrypter ton regard comme j’analyse mes partitions, d’abord avec minutie, puis avec naturel. Je reconnais en un demi-soupir le voile de concentration derrière lequel tu te réfugies lorsque tu écoutes Brahms. Je guette le feu qui dévore tes prunelles quand tu ris aux éclats et que, d’un seul coup, tu redeviens bambin. Je reste troublée par ces relents d’adolescence qui emperlent tes cils alors que tu te confies. J’ai tenté d’apprivoiser le bourdon lancinant noircissant tes yeux quand tu penses à cet amour déçu et que tu m’échappes. Abaisse tes paupières, je t’en supplie.