Ton parfum (Ondine)

La galerie branchée était bondée ce soir-là. Nous avions été présentés par un ami commun, papillon de nuit en fin de parcours, sourire factice constamment plaqué aux lèvres. J’étais happée par un collage de titres de chansons d’amour malheureuses, disposées de façon hypnotique en un étrange vinyle scintillant. D’un seul coup, ton parfum si particulier m’était parvenu, quand tu avais migré vers cette toile abstraite. J’ai su à ce moment-là que j’étais perdue, qu’il faudrait que je me fonde dans ton sillage.

Deux semaines plus tard, ton odeur deviendrait mienne, je te porterais à même la peau.