20 mars 2010

Défi #99

defi99

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La montre (Jaqlin)

J’ai une montre en métal
Telle que nulle n’en possède,
Elle se presse et languit
Comme un cœur persévérant.
Ses aiguilles et le temps
Sont en conflit permanent.
Elle marche, et moi, je me traîne ;
Peu me chaut qu’elle s’arrête.
Je la vois sans m’irriter
Avancer puis retarder.
Mais je la porte puisqu’elle
Me trompe ainsi sur le temps.

Permettez -moi d’utiliser ce que dit , dans ce petit poème Ahmad Chawqi (1868-1932)
surnommé «  le Prince des poètes ».
Il exprime tout à fait mon ressenti ; il est vrai que suivant les âges de la vie, le temps change de sens, l’avez-vous remarqué ? Je me souviens qu’étant enfant, mon père me disait souvent : " Je voudrais savoir ce que je sais et avoir ton âge ! ". Je pensais alors, sans le formuler,  qu’il ne comprenait rien à rien. Le temps a passé et j’ai depuis longtemps mesuré la teneur de cette assertion ! J’étais pressée à ce moment là, je m’ennuyais souvent, je me souviens de mon refrain préféré : " J’sais pas quoi faire ! " et de l’air exaspéré que prenaient les adultes en entendant ces propos. Après quelques ( !) décennies, j’en mesure d’autant mieux tout le sens. Je le mesure à la ride supplémentaire qui sourit au coin de mon œil, à la taille de l’aîné de mes petits- enfants qui me dépasse très largement, à mon anniversaire qui revient trop souvent…
Tempus fugit ! J’ai déjà rêvé d’arrêter la pendule…, j’espère avoir encore quelques tours d’horloge à mon actif ; pour profiter de mes petits-enfants, justement. En même temps (eh, oui), je redoute ces heures à venir, porteuses de peines et de douleurs, d’angoisses et de soucis. Je me plais, cependant, à croire que, à l’image des heures déjà écoulées, je ne garderai dans mes souvenirs, que les meilleures.

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On est bien trop sérieux quand on a dix-sept ans (Tiphaine)

Quand on est un grand sage, on est souvent vieux.
On dit : « Le temps n'existe pas »…
Et c'est très beau.
Vraiment.
À celui qui doute on dit : « Vous avez l'heure exacte ? »
Et l’autre de nous la donner, et nous, de nous écrier : « Voyez comme il est taquin, le temps, il n’est déjà plus l’heure exacte que vous m’aviez donnée ! »
De là à conclure que le temps n’existe pas, puisqu’on ne peut le mesurer, il n’y a qu’un pas…
Mais le récalcitrant s’accroche : « Le temps existe, voyez son empreinte sur moi, je ne suis plus l’enfant que je fus, regardez la neige déjà sur mes cheveux… »
Et le sage de dire, patiemment, l’heure que l’on passe chez le dentiste, si longue, et celle qu’on passe dans les bras de l’être aimé, si courte…
De là à conclure que le temps est subjectif, puisqu’il diffère selon les circonstances, il n’y a qu’un pas…

Je fais un pas.
Puis deux.
Un pas, une seconde.
Je marche.
Chaque pas me rapproche de la mort et m’éloigne de ma naissance.
J’ai beau entendre les sages et remonter les pendules à l’envers, le temps passe, avec ou sans moi.
Je n’ai rien contre le temps, pourtant.
Je n’ai pas peur de ma mort, pour temps.
Mais la tienne mon amour…

Qui pense le temps, pense la mort, panse la mort.
Il faut des mots pour penser le temps.
Il suffit de vivre pour panser la mort.

Avec mes mots, je construis le temps.
Les mots ressuscitent le passé, re suscitent le passé.
Mes mots construisent mon histoire comme les mots construisent l’histoire des hommes.
Dans le grand livre du temps, nous sommes à peine quelques lignes au milieu d’un océan de mots.
C’est beau n’est-ce pas ?
Avec des mots, avec de belles métaphores, on peut construire une réalité si présentable…
On peut dire « Le temps n’existe pas », on pourrait même finir par y croire, et l’on aurait sûrement raison…
Et alors ?
Le temps s’en moque bien.
Il n’a pas besoin de nous pour passer, le temps, pour passer le temps…

La seule manière que je connaisse d'arrêter le temps, c'est d'aimer.
Je n'en connais pas d'autre.
Les images que j’aime ne vieillissent pas plus que les odeurs, les sons, les goûts, les mots, les pensées, les émotions, les personnes, les livres, les toiles, les chansons, le soleil, les embruns, les étoiles et tout ce qui vit en moi…
Au cœur de moi tout est vivant.
Le temps s’est arrêté.
Il n’y a plus ni présent, ni passé, ni futur.

Quand j’avais dix-sept ans, il ne fallait pas écrire : « il y a », ça se dit, ça ne s'écrit pas.
« Maladroit » dans la marge.
Maladroit, dans la marge.
Quand j'écris « il y a », aujourd'hui, la petite fille d’hier prend sa revanche.
Il y a, il y a, il y a, il y a…
« Il  y a » sonne comme le prénom du héros d'une histoire qui finirait bien.
« Il y a » vibre comme un mantra qu’on répèterait le soir avant de s’endormir.
Il y a tes yeux qui n’en finiront jamais de
Il y a tes mains qui ne cessent
Il y a ta bouche, celle qui sait la langue oubliée et
Il y a ta langue si douce à
Il y a tes lèvres que je
Il y a toi
Il y a toi et puis c’est tout.
Et puis c’est TOUT.

Au cœur de nous tout est vivant.
Au cœur de nous, le temps s’est figé.
Peu m’importe le temps, puisque je t’aime hier, puisque je t’aime aujourd’hui, puisque je t’aime demain…

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Le mythe du temps perdu (Vanina)

NavireHorloge
La corne de brume sonnait lugubrement, au loin, dans le brouillard. Sillonnant des terres inconnues, un navire avançait lentement, toutes voiles dehors, sur les eaux grises d’un fleuve immense aux nombreuses ramifications, aux canaux parfois souterrains.

Sur le pont du navire, la gardienne de l’éternité appuya son trident sur la poitrine de l’homme qui n’esquissa pas l’ombre d’un mouvement et… L’éclair bleu se produisit d’un seul coup. Pas un éclair ordinaire, une vive clarté qui le traversa et neutralisa la guerrière. Une vision cosmique, étrange et belle, qui hantera son regard jusqu’à la fin de sa quête.
Ce « pirate du temps » recherchait la réalité. Car la vie, elle-même, s’était égarée dans les pièges du temps, quelque part dans le replis des heures.
Est-il envisageable que dans d’autres éternités, même la mort puisse mourir ?... ou, comme ici, que la soif de la vie soit remplacée par celle de la mort ?

Des années, des dizaines d’années s’étaient écoulées depuis le début de sa quête. Une quête qui laissait inexplorée une partie essentielle de ces terres inhospitalières : le cœur de la forêt, le royaume ultime disait-on, la source du temps. Là où l’immortel rencontrait le mortel… Hors de toutes les cités, de toutes terres labyrinthiques.
Là-bas, disait-on encore, s'étend une forêt sans fin, inexplorée, hantée. Une forêt qui s'offre et se protège à la fois, fait signe et se refuse.
Et au cœur de cette forêt, à l’abri des regards, se dessinent une clairière entourée de douze arbres plusieurs fois centenaires : l’Horloge sidérale.

Un seul homme pourra l’atteindre et rétablir l’ordre mortel…

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Emploi du temps (Zigmund)

samedi 13 mars : retour d'un congrès de trois jours à la Vilette. Programme si dense que j'ai du me contenter d'une traversée éclair de l'expo sur les mathématiques avec un arrêt devant la fontaine turbulente.Le congrès en lui même est une course aux salles et aux places dans les salles. P1020629

Gabrielle  est venue me chercher à la gare ; nous mangeons au restaurant avant de rentrer. C'est donc tard dans la nuit, que je découvre vos textes et  la nouvelle consigne :"le temps" qui me laisse sans réaction, mais plait à Gabrielle.
Elle me souffle l'idée de refaire un pastiche de la Cerisaie* et se propose de m'aider.Mais ce genre de texte demande temps et réflexion et la semaine s'annonce bien courte.

Dimanche 14 mars : lever tôt - difficile- mauvais poil. Je lis quelques textes des défiants sur le bisounours terroriste en sirotant mon café. Puis queue au bureau de vote avant de prendre la route pour déjeuner avec mes parents. A notre retour à l'Escale, "fils numéro 2" me fait une place sur le canapé devant la télé et je continue à lire vos participations au défi en jetant un oeil distrait aux  résultats des élections.A part quelques calembours usés jusqu'à la corde, je n'ai pas l'ombre d'une idée quant à la consigne.

Lundi 15 mars :  je milite pour la suppression des lundis ... grosse journée de consultations. vingt minutes pour déjeuner et le soir retour vers 21 h .Les Escalators  m'accueillent avec le classique :"c'est à cette heure ci que tu rentres ?..."

Soirée canapé, ordinateur sur les genoux, programme télé pitoyable, même pas la force de choisir un DVD.La consigne me trotte dans la tête,sous forme d'une chanson (je n'aurai pas le temps, pas le temps ...) je lis vos textes et commentaires avec l'espoir de glaner une idée, et, pour me détendre, je m'offre quelques bagarres virtuelles au go.

Mardi 16 mars : l'idée de réponse au défi prend corps. Pendant ma pause de midi j'en écris une bonne partie ...mais une fausse manip et tout disparait...(sniff ! ) Consterné, je recommence, mais l'étincelle est passée et il est temps de filer au travail, puis de foncer fêter l'anniversaire d'une amie.

Mercredi 17 mars :   course contre la montre 

- après mes consultations du matin

-je file chez le coiffeur lequel s'éternise au téléphone et me laisse mariner longuement en ruminant  tout ce que j'ai à faire.

je me sauverais bien, mais çà ne se fait pas.

-.ce soir arrivent des invités étrangers qui seront hébergés à l'Escale le temps d'un voyage scolaire.

Gabrielle gère les courses et la cuisine ( filet mignon au miel et à l'orange ) et en attendant la comptable, je dois ranger LA TABLE. Cette table est normalement prévue pour réunir  une douzaine de convives, mais je la détourne régulièrement pour y entasser paperasses, factures, livres, revues,dossiers médicaux,(!) et bidules dont l'utilité ne saute pas aux yeux du commun des mortels. Je vis comme une catastrophe toute modification de la disposition des objets sur cette table... C'est un genre de  jeu de Kim "entropique" .

Là, c'est "panique générale" : d'abord faire un bout de place à la comptable qui arrive avec papiers et listings, puis faire table rase, car dans quelques heures, c'est là que nous recevons les invités. Pour vous donner une idée du monstre, voici la photo avant rangement.   P1020775.

Après le départ de la comptable et juste avant  l'arrivée des invités, LA TABLE est enfin propre (les monstres ont été brulés, ou classés, ou  dissimulés (sous le tapis) et réapparaitront sournoisement  dès que les invités auront le dos tourné).

Déjà  jeudi 18 mars  et mon texte traine , j'avais trouvé un bout de chanson(très connue)  pour illustrer ma lutte contre les papiers et re fausse manip ...(re sniff !)

Katastrophe : déjà vendredi 19 mars les quelques patients du matin me prennent  un temps fou,sont incapables d'attendre mes réponses pour poser une nouvelle question. Je donne  l'impression d'être poli et souriant, mais je bous de colère.

Cours de basson. retour maison. préparation repas des invités.(c'est mon tour) orchestre.

Je poste donc cette réponse incomplète puisque LE TEMPS n'a pas daigné suspendre son vol.

*le pastiche de la cerisaie fait référence à une émission en public des "papous dans la tête" : il s'agissait d'un exercice de style sur un texte et l'auteur avait commis plusieurs chapitres où trois personnages (aux noms russes à rallonge) regardaient tomber la neige en échangeant juste quelques mots ; l'idée de faire long et ennuyeux (mais drôle) pour décrire le temps qui passe était séduisante mais difficile à mettre en pratique.Pourtant l'auteur n'avait eu qu'une demi heure pour écrire son texte avant de le lire en public!

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Chanson à un temps (MAP)

Le passé est dépassé

le futur pas encore mûr …

Ne conjugue qu’à un temps :

le Présent !


Pourquoi donc compter les ans

c’est signe de mauvais temps !


Le passé est dépassé

le futur n’est pas très sûr …

Ne conjugue qu’à un temps :

le Présent !


Et quand tu as rencontré

l’âge qu’enfin tu souhaitais

Arrête-toi de compter !


Le passé est dépassé

le futur est hors les murs

Ne conjugue qu’à un temps :

le Présent !


C’est un cadeau …  le présent

à ouvrir patiemment

en démêlant les rubans.


Le passé est dépassé

le futur c’est … l’aventure

alors, vis passionnément

… le Présent !

Pr_sentement

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Debout (Caro-Carito)

Le lieu à changé. La lumière aussi. Dernier brigand est là, enveloppé d’une chemise constellée d’éclats de peinture. Un trio de fillettes s’affaire autour d’un débordement de tubes et de gouaches. Le petit bonhomme nettoie soigneusement ses menottes et décroche son duffel-coat râpé. Je suis sa course furtive dans les couloirs défraîchis. A travers les vitraux de poussière, la lumière entre à flots, berçant l’école endormie de ses pépiements de printemps. Je marche sans bruit, attentive à ces salles vidées de toute fureur écolière. Du haut de l’escalier, j’aperçois la cour voisine et les slips d’un grand-père alignés au cordeau, en une comptine de coloris défraîchis. Une porte entrebâillée laisse danser les copeaux de soleil.

Je balaye du regard les fantômes d’enfants jouant à la marelle. Je revisite en catimini cette enfance passée, ces souvenirs aussi vivaces qu’un poème de René Guy Cadou : la vieille école maternelle près des bords de Sambre où ma mère me conduisait en souriant. De la terre jusqu’au ciel, j’aimais bondir très haut, un caillou lisse à la main. Dernier brigand a atteint le portail de l’entrée. Un dernier survol de la cour goudronné, vierge de toute course et j’aperçois la loge du gardien. Et devine sans doute, là-bas, dans le coin ombragé, des nattes s’envolant au rythme d’une corde à sauter ou d’un élastique tendu. Sans oublier ces visages malicieux qui se poursuivent, le temps d’un épervier.

Mon petitou marche à mes côtés. Le vent qui sévissait les dernières semaines a cessé de nous emmitoufler de nuages poudreux et d’une embrassade glaciale. Je m’attarde sur les graviers crème qui roule sous mes pas, les routes meurtries par le gel. L’hiver s’enfuit, laissant place au ballet des ravaudeurs de bitume qui encombre les trottoirs et les rues. Nous slalomons, tranquilles, entre barrières et tranchées à vif.

Quelqu’un pourrait croire que j’emprisonne le temps dans une cage de mots, des phrases serrées que j’inscrirais dans les feuilles pâles de mes souvenirs. Mais non. Je le laisserai libre de voleter autour de moi, de redessiner les contours de ces instants-là. Dans une semaine, un an, qu’importe, je fermerai les yeux et tout se détachera avec netteté devant moi. Les minutes qui passent, tout comme cette poussière qui vole, me rappellent qu’un jour, moi aussi, j’entrerai dans la valse lente et silencieuse de la mémoire : celle des autres. En attendant, je ferai résonner mes mots et je barbouillerai de couleurs toutes ces heures gravées en moi. Comme un défi, une gageure…

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Le chant de Pénélope (Captaine Lili)

Le soir, à la veillée, Pénélope chante…

Première minute,
Le fil s’étend.
La vie est luttes
Et firmaments

L’heure s’écoule,
Le fil se casse.
La vie est houle,
Parfois fugace

La demie sonne,
Le fil s’enroule.
La vie étonne :
L’émoi est foule

Une heure de plus,
Le fil est bleu.
La vie, ma puce,
C’est amoureux

Il est cinq heures,
Le fil est pêche
La vie enfleure
Le feu, les mèches

Et la chanson s’arrête.  Cinq heures sur douze ! Lorsque je lui demande pourquoi il n’y a pas d’autres strophes, pourquoi le chant ne dure pas une journée, elle me répond dans le cliquetis des aiguilles : « le temps, ma fille, il file ! Moi, sur le cadran, je m’arrête au fil d’amant. »

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Le vendeur de Temps (Oncle Dan)

Il était une fois un petit village perché sur les falaises du Temps dont tous les habitants étaient joyeux, aimables et riches, alors que l’on n’entendait monter de la vallée que plaintes et gémissements.

Cette curiosité attirait naturellement les foules et l’on voyait serpenter jusqu’au village de longues colonnes de gens pressés et tourmentés qui se bousculaient pour rentrer et repartaient détendus et souriants.

Tout ces gens étaient passés chez le vendeur de temps, un homme sans âge qui habitait le village depuis la nuit des temps. Le bruit circulait qu’il était horloger mais avait vendu son âme au Diable avant de vendre du temps. Il semblait surfer sans la moindre éclaboussure sur l’invisible torrent des siècles et des jours qui entraîne le commun des mortels dans la tombe.

C’est que le torrent dont il s’agit passait dans sa mystérieuse boutique et il lui était donc facile d’en puiser à sa guise et de le vendre à un prix très raisonnable, puisque ces liquidités placées à quatre pour cent pouvait encore fructifier et faire le bonheur de gens qui en manquaient.

Il y avait très peu de mécontents. Les sales quart d’heure étaient rares mais, bien sûr, il pouvait arriver de rentrer avec un temps pourri ou alors, de perdre son temps au retour.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où la Martine vint au village et, tombant à genoux, s’exclama « Ô temps, suspends ton vol, respecte ma jeunesse ! » Elle fut exaucée. On se demande encore pourquoi.

Le temps s’arrêta et le Diable vint chercher le soir même l’âme qui lui était due.

Il semble que le temps ait repris son cours dès le lendemain matin.

Moralités : Le temps est un don de Dieu et ne peut être vendu. Méfie-toi des vendeurs de temps, ils ne vendent que du vent.

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Le temps (rsylvie)

Prunille avait couru toute la journée.

« De-ci de-là cahin cahà,,,

marche vite, marche vite… »

Qu’elle était tombée dans les bras de Morphée, à peine touché le lit.

Le temps de fermer les paupières, elle rêvait d’un monde joli.

D’un monde tout en couleurs, d’un monde gourmand.

D’une planète où les aiguilles de l’horloge seraient jouet d’enfant.

« 2 et 2 font 4

4 fois 2 fait 8 ….

J’aime la galette, savez-vous comment ?

Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans »..

Vous imaginez

Des secondes qui ne pourraient

Ni avancer ni reculer !!

En fait, qui ne sauraient où aller ?

« Un kilomètre à pied,
Ca use, ça use... Un kilomètre à pied,
Ca use les souliers....

Deux kilomètres »...

Seulement voilà,

Ca ne pouvait durer plus que ça.

Même dans les rêves, il y a des troublions.

Qui aiment par-dessus tout la raison.

« Frère Jacques, frère Jacques
Dormez vous, dormez vous
Sonnez les matines, sonnez les matines,
Ding ding dong, ding ding dong
 

Monsieur EncorEnRetard0travail, roi du monologue,

Qui avait pris les traits du mécanichien 

Intervint rapidement, afin de réparer le mécanisme de l’horloge.

Et remettre le temps sur le droit chemin.

Prunille avait couru toute la journée.

« De-ci de-là cahin cahà,,,

marche vite, marche vite… »

Qu’elle était tombée dans les bras de Morphée, à peine touché le lit.

Le temps de fermer les paupières, elle rêvait d’un monde joli.

D’un monde tout en couleurs, d’un monde gourmand.

D’une planète où les aiguilles de l’horloge seraient jouet d’enfant.

« 2 et 2 font 4

4 fois 2 fait 8 ….

J’aime la galette, savez-vous comment ?

Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans »..

Vous imaginez

Des secondes qui ne pourraient

Ni avancer ni reculer !!

En fait, qui ne sauraient où aller ?

« Un kilomètre à pied,
Ca use, ça use... Un kilomètre à pied,
Ca use les souliers....

Deux kilomètres »...

Seulement voilà,

Ca ne pouvait durer plus que ça.

Même dans les rêves, il y a des troublions.

Qui aiment par-dessus tout la raison.

« Frère Jacques, frère Jacques
Dormez vous, dormez vous
Sonnez les matines, sonnez les matines,
Ding ding dong, ding ding dong
 

Monsieur EncorEnRetard0travail, roi du monologue,

Qui avait pris les traits du mécanichien 

Intervint rapidement, afin de réparer le mécanisme de l’horloge.

Et remettre le temps sur le droit chemin.

Mais comptine

Semblait vouloir une morale.

Alors Prunille, qui elle le savait resterait toujours une gamine

Décida que Dors&Navrant,

de  l’horloge du temps

et ses gros yeux elle se foutrait pas mal !

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