samedi 13 mars : retour d'un congrès de trois jours à la Vilette. Programme si dense que j'ai du me contenter d'une traversée éclair de l'expo sur les mathématiques avec un arrêt devant la fontaine turbulente.Le congrès en lui même est une course aux salles et aux places dans les salles. P1020629

Gabrielle  est venue me chercher à la gare ; nous mangeons au restaurant avant de rentrer. C'est donc tard dans la nuit, que je découvre vos textes et  la nouvelle consigne :"le temps" qui me laisse sans réaction, mais plait à Gabrielle.
Elle me souffle l'idée de refaire un pastiche de la Cerisaie* et se propose de m'aider.Mais ce genre de texte demande temps et réflexion et la semaine s'annonce bien courte.

Dimanche 14 mars : lever tôt - difficile- mauvais poil. Je lis quelques textes des défiants sur le bisounours terroriste en sirotant mon café. Puis queue au bureau de vote avant de prendre la route pour déjeuner avec mes parents. A notre retour à l'Escale, "fils numéro 2" me fait une place sur le canapé devant la télé et je continue à lire vos participations au défi en jetant un oeil distrait aux  résultats des élections.A part quelques calembours usés jusqu'à la corde, je n'ai pas l'ombre d'une idée quant à la consigne.

Lundi 15 mars :  je milite pour la suppression des lundis ... grosse journée de consultations. vingt minutes pour déjeuner et le soir retour vers 21 h .Les Escalators  m'accueillent avec le classique :"c'est à cette heure ci que tu rentres ?..."

Soirée canapé, ordinateur sur les genoux, programme télé pitoyable, même pas la force de choisir un DVD.La consigne me trotte dans la tête,sous forme d'une chanson (je n'aurai pas le temps, pas le temps ...) je lis vos textes et commentaires avec l'espoir de glaner une idée, et, pour me détendre, je m'offre quelques bagarres virtuelles au go.

Mardi 16 mars : l'idée de réponse au défi prend corps. Pendant ma pause de midi j'en écris une bonne partie ...mais une fausse manip et tout disparait...(sniff ! ) Consterné, je recommence, mais l'étincelle est passée et il est temps de filer au travail, puis de foncer fêter l'anniversaire d'une amie.

Mercredi 17 mars :   course contre la montre 

- après mes consultations du matin

-je file chez le coiffeur lequel s'éternise au téléphone et me laisse mariner longuement en ruminant  tout ce que j'ai à faire.

je me sauverais bien, mais çà ne se fait pas.

-.ce soir arrivent des invités étrangers qui seront hébergés à l'Escale le temps d'un voyage scolaire.

Gabrielle gère les courses et la cuisine ( filet mignon au miel et à l'orange ) et en attendant la comptable, je dois ranger LA TABLE. Cette table est normalement prévue pour réunir  une douzaine de convives, mais je la détourne régulièrement pour y entasser paperasses, factures, livres, revues,dossiers médicaux,(!) et bidules dont l'utilité ne saute pas aux yeux du commun des mortels. Je vis comme une catastrophe toute modification de la disposition des objets sur cette table... C'est un genre de  jeu de Kim "entropique" .

Là, c'est "panique générale" : d'abord faire un bout de place à la comptable qui arrive avec papiers et listings, puis faire table rase, car dans quelques heures, c'est là que nous recevons les invités. Pour vous donner une idée du monstre, voici la photo avant rangement.   P1020775.

Après le départ de la comptable et juste avant  l'arrivée des invités, LA TABLE est enfin propre (les monstres ont été brulés, ou classés, ou  dissimulés (sous le tapis) et réapparaitront sournoisement  dès que les invités auront le dos tourné).

Déjà  jeudi 18 mars  et mon texte traine , j'avais trouvé un bout de chanson(très connue)  pour illustrer ma lutte contre les papiers et re fausse manip ...(re sniff !)

Katastrophe : déjà vendredi 19 mars les quelques patients du matin me prennent  un temps fou,sont incapables d'attendre mes réponses pour poser une nouvelle question. Je donne  l'impression d'être poli et souriant, mais je bous de colère.

Cours de basson. retour maison. préparation repas des invités.(c'est mon tour) orchestre.

Je poste donc cette réponse incomplète puisque LE TEMPS n'a pas daigné suspendre son vol.

*le pastiche de la cerisaie fait référence à une émission en public des "papous dans la tête" : il s'agissait d'un exercice de style sur un texte et l'auteur avait commis plusieurs chapitres où trois personnages (aux noms russes à rallonge) regardaient tomber la neige en échangeant juste quelques mots ; l'idée de faire long et ennuyeux (mais drôle) pour décrire le temps qui passe était séduisante mais difficile à mettre en pratique.Pourtant l'auteur n'avait eu qu'une demi heure pour écrire son texte avant de le lire en public!