Le fameux Olivier, va ! 

Un jour il est né, les pieds coincés dans la terre en tentant, à chaque moment, de s’envoler le plus haut possible pour pouvoir éparpiller sa vision. Il semble tellement s’ennuyer, qu’il n’a pas d’autre choix que d’être très créatif. Ses vues délirent au fur et à mesure du temps qu’il passe à nos côtés. Il nous observe, nous étudie et arrive quelques fois à une conclusion rudimentaire sur notre existence si perturbante pour lui.

Son regard perçoit notre main qui le rend peureux. Cette main est parfois si méprisante pour lui, si agressive et nuisible envers lui. Épisodiquement, heureusement, il sait que nous lui sommes avantageux aussi. Il doit se libérer de ses nombreuses créations d’olives. Là, le joli petit arbre est heureux de nous les offrir, ce qui semble nous rendre joyeux de les avaler. Joli Olivier, il essaie d’analyser notre corps pour voir ce que ses petites filles deviennent dans notre estomac. Il reste perplexe… elles tournent dans tous les sens dans notre corps. Et puis ? Nous rendent-elles créatifs ? Que sont elles devenues ? Il ne les voit pas sortir de notre corps…. par où ? Comment ? Notre corps lui apparaît  fini après nos intestins… L’olivier n’est pas suffisamment observateur, ou un peu trop timide à mon goût. Il ne voit qu’une espèce de chapeau qui nous coupe en deux. Que sont elles devenues ses petites Olives ? Il nous aperçoit comme les inventeurs de ces chapeaux si bizarres. Mais il y en a tellement ! Autant que ses accouchements d’olives. Ces chapeaux ne peuvent être que la transformation de ses jeunes filles. Pauvre Olivier, le voilà bien déçu de l’œuvre que nous accomplissons avec ses olives. Elles lui semblent tellement inutiles ! Des chapeaux !!! 

Olivier ne peut en conclure que notre vie est bien inutile sur cette planète. Nous lui semblons tellement égoïstes pour rien. Il aurait préféré que ses olives tombent tout seules parterre et repoussent bien plus souvent. La planète serait tellement plus agréable et moins stupide à contempler ! Grâce à ça, sa vision aurait pu être bien plus large avec le temps.