09 janvier 2010

#89

 

«Les ami(e)s des ami(e)s sont nos...» Vous connaissez

Je me promenais, je tombe sur une lecture très personnelle du tableau ci-dessous. Je demande la permission, que l'auteure du blogue m'accorde, et voilà que le défi #89 s'offre à nous.

Au choix :

  • Nous conservons le découpage ci-dessous et tentons de retrouver (sans interroger aucun moteur de recherche) l'interprétation du tableau telle que, peut-être, l'auteure la fit.
  • Nous sélectionnons, dans les images proposées, celles de notre choix et donnons à lire un texte inspiré par notre propre mise en page.
  • Nous considérons uniquement le tableau et donnons à lire le texte qu'il nous inspire.
  • Ce tableau nous fait songer à un autre et c'est à partir de ce dernier que nous donnons notre texte.

Samedi 16 janvier, sera dévoilé le lien* vers le blogue où mes pas m'avaient conduit. Bien évidemment, la propriétaire du lieu est notre invitée.

* Que ceux et celles qui l'auront reconnue taisent l'identité de la blogueuse masquée.

Toujours : samedidefi@hotmail.fr

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Défi #89

Ce matin,...

ève

Cette fois-ci,...

vous là-bas!

Ce n’était pas...

Dieu

Sans compter qu’il …

jeunes recrues en formation

Pendant qu’il... !

les zélés

Je n’ai pas pu...

D’abord...

surveillance divine

Il faut dire...

Adam accuse Eve

Et moi, ...

Eve accuse le serpent

Bonjour ...

c'est pas moi

Eve...

Dieu réprimandant Adam et Eve

Je ne savais plus…

Domenico Zampieri dit le Dominiquin  :  Dieu réprimandant Adam et Eve.

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Un vert Prévert (Caro_carito)


 

Ils marchent le long de la digue. Quelques joggers s’essoufflent, les joues rougies par le vent. Olivier sent ses mèches qui flottent le long de sa joue. Sa main froide s’évade. « Continue sans moi.» Il la laisse à quelques mètres de l’hôtel des acacias. Marée haute, les embruns s’accrocheront à ses lèvres. Il regarde le chemin gris sur lequel quelques mouettes luttent contre des rafales éparses. Ou peut-être des goélands. Les mains enfoncées dans les poches de son vieux caban, il accélère le pas. Il aime marcher comme d’autres s’accrochent à un mot, un cierge, un battement de cils. La peine, toute sa peine, se ratatine comme une vieille peau à mesure que le muret s’efface au bas des remparts. Il croise un autre jogger, des façades crème et la verrière des thermes, des ombres, proches et polies. Diffuses. Il s’arrêtera en bout de course, là où la baie s’écrase.

Il revient sur ses pas. Derrière le banc vert, l’hôtel des acacias. Elle n’est plus là. Le fracas des rouleaux, trop proche, le fait sursauter. Où l’illusion d’une tachycardie qui le surprend depuis l’enfance. Il la retrouve, à même le mur de pierres, les jambes plongeant dans le vide, au dessus d’une bande de sable mouillé. L’heure a repoussé les vagues vers l’exil, vers le large. Il se pose à côté d’elle, sent sur son paletot l’odeur écœurante de la mer et des algues. Les cheveux plaqués contre ses joues, elle fixe un horizon absent.

Il se surprend à penser qu’elle se perd dans les flots comme elle se noie dans les livres. Il l’avait surprise, dans un square, le roi des aulnes à la main. Au bout de quelques minutes, elle s’était retournée et lui avait demandé s’il aimait les contes. Elle avait essuyé les larmes qui lui maculaient le visage - après tout ne naissaient-elles pas des océans, avec leur goût salé - et lui avait tendu le Folio usé. La première fois où ils avaient pris la voiture et roulé toute la nuit, elle lui avait confié qu’elle rêvait parfois d’Ys, de la furie des flots et des cloches mêlés. Elle avait glissé son bras sous le sien et ils avaient parcouru les dunes douces. Le ressac avait mis à nu deux coquillages ; pas d’éclat de bronze, pas le moindre tocsin.

Il pleut un peu. Une bruine légère. Elle a posé sa tête contre sa veste. Il respire avec précaution son parfum de sel. Elle s’absorbe, scrute la surface martelée et liquide pour finalement relever la tête. Le vent en écartant quelque nuage ou un courant inespéré... le gris ourlé de jaune sale s’éclaire. Translucide, il dévoile toute la palette d’un orfèvre, Véronèse ou malachite, émeraude, avec parfois une pointe de cyan, de beige opalin, sculptée à même la masse liquide. La mer se retire, hésitante, emportant ses éclats.

Il n’ose la regarder, de peur de trouver dans son regard pâle, deux petites vagues assassines.*

 

*extrait de Démons et merveilles de J. Prévert


Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

 

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Céladon (Virgibri)

Céladon

Disait d’Urfé

C’est la vie

Disait ma grand-mère

C’est l’hiver

Dit-on

Je vous donne le feu

Et peu de vers

Mais l’espérance qui va avec

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Vert Universel (Brigou)


Vert Irlandais… Vert Algérien… Vert Québécois … Vert Anglais

brigou1

mais aussi Vert des Alpes et de la Méditerranée.

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Le Vert galant (Joe Krapov)


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Le dôme de la gare de Limoges
Est aussi vert que le galant
Qui culbuta sur l’herbe tendre
Plus d’une sauterelle du pays.




090824_223
Le roi Henri sortait Flamberge

- Ce n’était pas le nom de son épée, mordiou,
Mais celui de sa verge -
Plus souvent qu’à son tour.



090508_118

Pas de blues sur la pelouse !

Des branles de Bourgogne
Et la feuille à l’envers, avec ou sans la blouse,
Pour que le sire se pavane sans vergogne.



060723_09Comme il ôtait le pull-over  de dame Arlette !
Comme il troussait la Véronique !

Comme il bousculait Bécassine !
Un vrai chaudron de Saint-Etienne !
Un printemps verdoyant, quasi perpétuel !


090711F_009
Jamais ne fit chou blanc

Pour planter son poireau
Et jamais vermoulu
Ni vérolé, l’oiseau !



060725_227Pas une auberge en Limousin,
Pas un pont qu’on ne lui dédie :
Ce verni a son nom partout
Mais la morale est sauve :
La justice des maris a rendu son verdict !



090824_234Car l’un de ceux qu’il fit cornards
Lui flanqua en 1610
Un fabuleux coup de poignard
Dans sa véranda à saucisses !


Il faut pas être versatile
Ni laisser traîner ses couteaux
Car ce dangereux ustensile
Peut servir à vous faire la peau !

(Les photos ont été prises à Limoges, Chateauponsac, Rennes et La Flèche. Si cette note vous semble écrite en vert et que partout ou j'ai écrit "ver" vous voyez rouge, croyez en ce bon vieux Joe : vous êtes daltonien(ne) !)

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Monsieur Gring (Oncle Dan)

Monsieur Gring est mort durant son transport à l’hôpital malgré une intervention particulièrement rapide du SAMU. Le cercle des joailliers lui offrira certainement un enterrement de première classe.

 

Le choc au carrefour avait été d’une violence inouïe.

 

Au point qu’il avait fallu désincarcérer les voleurs de la fourgonnette dans laquelle ils s’enfuyaient, pour les placer dans celle de la police et les incarcérer à nouveau. Pas de doute possible, le gang des braqueurs de bijouteries avait été appréhendé et démantelé, grâce à Monsieur Gring.

 

Pourtant, Monsieur Gring était dans son tort. Il n’avait pas respecté le feu rouge alors que les malfrats s’étaient montrés très respectueux du code de la route.

 

L’inspecteur Colombo qui avait du temps libre, sa femme étant en vacances, s’est demandé pourquoi Monsieur Gring, qui ignorait le casse de la place Vendôme, s’était jeté sur les fuyards pour stopper leur fuite.

 

L’enquête qu’il mena dans l’entourage de la victime lui fit découvrir un personnage au comportement assez bizarre.

 

Monsieur Gring avait la décontraction de quelqu’un qui est toujours en vacances. Généralement hilare, il était amateur de blagues assez crues et était toujours en forme.

 

Il se disait jardinier en prétendant avoir la main verte mais ne récoltait jamais les fruits et les légumes au bon moment.

 

D’une manière générale, Monsieur Gring était totalement insensible aux sentiments de ses congénères qu’il traitait tous d’extraterrestres et de martiens, et pour lui, Hulk était un homme comme les autres.

 

Enfin, il ne respectait jamais les feux rouges et il avait toujours pris sa carte verte pour un permis de conduire.

 

Oui, vraiment, Monsieur Gring était un drôle de personnage.

 

Constatant que depuis ses plus vertes années Monsieur Gring était resté un homme vert, toujours au vert, amateur d’histoires vertes et considérant tous ses congénères comme des petits hommes verts, Colombo demanda une autopsie qui permit de découvrir qu’il était atteint d’une maladie sans père ni mère.

 

Monsieur Gring voyait tout en vert.

 

 

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VERS, PÂTURES, ÂGES (Tiniak)

1379419356.JPGEt, d'aussi loin que souhaitable
me rengaine un soupir
les mains bien à plat sur la table
je m'entends dire

Enfant, ce terrain gras souillait
du talon au genou - crottés
souliers, pantalons, manches !
les habits guindés du dimanche

Bonne Mère ! Tout ce vert !
Qué faire ! ...comment le ravoir ?
peste peste et bave au lavoir
gorge, battoir et vaste hanche
Fantine à sa lessive blanche

A bout de sente, fatigue
la prairie se fait garrigue

Garrigue, garrigou, garriguette
Chênes verts, genêts et bluettes
Jeunesse en génèse, amours fous
Garrigue, garriguette, garrigou

Fatchede, la mignonne
au cheveu court garçonne
un giron doux

A bout de souffle, castagne
la combe se fait montagne

Verts pâturages dominant
la vallée verte et rouge et or
qu'embrasse un fleuve à bras le corps
en lui promettant l'océan

Foutaises !
ironise un soleil de braise
enrubanné dans le ponant

A bout de rêve, un ciel
où frétille un battement d'ailes

En exil dans les Mascareignes
où j'aime autant que mon coeur saigne
L'oracle et l'Oiseau Vert se gardent
de connaître qui les regardent

La nuit qui vient m'est grand ouverte
Lève donc ton verre à ma perte

 

tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour un défi du samedi
[#88]

val_pix0.jpg

illustré d'après une photographie de Val Tilu

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Vert ... ou blanc? (Val)

defi1

defi2

defi3

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Vert (Teb)

vert

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vert, vert (Moon)

VERT

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