14 novembre 2009
Suite de Tiphaine (Joye)
Chapitre LXVII (Tiphaine)
Le plaisir ne dure qu’un temps.
Akinisi et Anosmik étaient étendus, comme sans vie, ils regardaient le ciel.
Cette planète était étrange et ne ressemblait guère à la leur.
L’herbe rose, le ciel orange et jusqu’à ce soleil aux rayons bleus ne cessaient d’émerveiller la jeune voyageuse.
Son compagnon, lui, essayait de calculer l’éternité que devrait leur prendre le trajet retour.
Akinisi : Regarde ! Mon amour ! Comme ils sont beaux ces nuages !
Anosmik : Oui, oui…
Akinisi : Oh ! Vise un peu celui-là ! On dirait notre fusée !
Anosmik : Moi je trouve qu’on dirait une bite…
Akinisi : Pffff… Tu ne comprends vraiment rien à la poésie du monde, toi… Oh ! Tu as vu le gros nuage là-bas ? Regarde ! Tu ne trouves pas que ça ressemble à un de ces angelots joufflus qu’on voit dans les vieux livres ?
Anosmik : Hum…
Akinisi : Quoi ?
Anosmik : Rien, rien…
Akinisi : Mais si, vas-y…
Anosmik : On dirait juste une grosse paire de fesses, c’est tout.
Akinisi se leva rageusement et fit mine de s’en aller. Anosmik ne dit rien. Il avait la rage profonde mais discrète. De même que la douleur.
Relevant la tête, il aperçut au loin l’adversité. Comme tous les soirs, elle tissait… Voulant se rattraper de sa précédente maladresse, et peut-être motivé par le fait que cette romantique personne était la seule du sexe opposé à des années lumière à la ronde, il interpella courtoisement sa compagne qui s’éloignait à présent :
- Mignonne ! Regarde l’adversité tout là-bas ! Que te semble-t-elle tisser, ma douce ?
Akinisi scruta l’horizon un long moment, puis déclara pensivement :
- Desseins… de noirs… desseins…
Perplexe, Anosmik se rembrunit soudain.
Il ne comprendrait décidément jamais rien aux femmes…
Et la fin, par Joye…
Commentaires
bien joué bravo
Pirouette, cacahuète...
Eh oui !!
Ainsi va la vie... :-)
C'est bien trouvé Joye!
"Et ils vécurent heureux", comme disait l'ours blanc
Ne rien comprendre aux femmes, c'est notre (ange)lot à tous. Mais ça n'empêche pas pour autant qu'on leur fasse de beaux enfants !
:-)
zigmund : Merci, ce fut le seul moyen pour moi d'atteindre un niveau approximativement tiphainien.
papistache : Oui, je sais, ça ne vaut même pas son pesant. :-( En tout cas, je suis là pour voir le défilé.
brigou : Mais non... ou si !
tilleul : Je pensais qu'il n'y avait vraiment rien à ajouter au texte de Tiphaine.
vegas : Voilà. Sauf que j'ai écrit celui-ci avant d'écrire celui-là.
Joe : Un petit Marseillais ?
Tiphaine : Ton sourire est très joli. J'espère que tu n'en étais pas très, très déçue.
Une belle chute imagée ! Bien joué Joye comme le dit notre ami Zigmund !
Et Joye d'ajouter :
Veni, vidi, VINCI !
Deux phrases et le texte de Tiphaine se transforme en philosophie sur la vie de couple !
du joye tout craché !
:-)
Non Joye, je n'étais pas déçue du tout, et j'aime beaucoup sourire, c'est peut-être ce que je fais de mieux ! Mais c'est vrai que c'est assez laconique, je te prie de m'en excuser. Ta suite m'a fait sourire, je peux pas mieux dire ! :-)
MAP : ♥
Walrus : Loupé, ces deux sont par Raphaël.
http://www.gutenberg.org/files/19314/19314-h/images/image_16_2.jpg
captaine lili : C'est vrai qu'en se mariant, on devient vite philosophe... ;-)
rsylvie : Oups, 'scuzes...ptoooooooooouï ! ;o)
Tiphaine : J'espère que tu parles assez d'anglais pour comprendre ce que je veux te dire : YOU'VE MADE MY WHOLE DAY!!! Vraiment ! Merci beaucoup !
D'accord, mais veni, vidi, Raphaël, ça fait con
Tu aurais pu dire que Michel était aux anges.
Mais bon, pour Raphaël, le mieux est de visionner la vidéo...
http://www.youtube.com/watch?v=XNWaIxI4qKo
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