25 juin 2009

La cabine du photomaton est exigüe mais il y fait bon...

Où en sommes-nous ?

Walrus,Vegas sur sarthe, Joye, Sebarjo, PHIL, Brigou, Virgibri, Zigmund, MAP, Papistache, Moon, Poupoune, tiniak, shivaya-warduspor, rsylvie

25juin

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Consigne 66 (rsylvie)

Votre participation à la consigne 66 tournera autour de la panne de courant. Ah ! Une contrainte !Votre récit comportera au moins dix nombres

 

On en était à la 5ème partie de (que d’ailleurs, je gagnais allégrement par 9 à 3), face à
mon rival de toujours, Ramon notre voisin, quand soudain tout à pété !
A peine le réflexe d’interrompre le smatch que j’étais entrain de réaliser que j’ai entendu comme un cri et

-« putain d’Zédief » !

C’était Doloresse, l’épousée de mon partenaire de jeu. Une charmante dame originaire du Portugal, qui autrefois entretenait les sanitaires du terrain de camping de notre village, en ayant plus particulièrement la charge de la partie réservée par les salariés travaillant chez EDF. D’où, à cet instant précis, cette familiarité envers eux,

Agée d’au moins 7 fois 10, voire pratiquement 4 par 20, elle déboule chez nous, en moins de temps qu’il ne faut pour appuyer sur l’interrupteur.

Seulement cette fois-ci, rien.

Que NENI,

NADA…..

La panne de courant.

Nerveusement je m’acharne

1 fois, 2 fois je recommence

mais vraiment rien !

-« Dire que de mon temps un frottement

et la lumière jaillissait

Ha l’est beau votre monde moderne avec tous ces

un jour, yé finira tous étouffer dans la toile


-« voyons ma fleur, tou  ne devrais pas parler ainsi du progrès.

m ‘rappelle la première qui fut installée. Au village tous se réjouissaient de la modernité et dou confort qui allait nous adoucir la vie.

Rappelles-toi la première fois que

nous étions tellement fierts,

quand trônait sur la table, comme si c’était la 8ème

merveille du monde. Et puis,

ils nous ont bien assuré qu’il n’y avait aucun danger,

d’ailleurs, il n’y a qu’a léver les yeux.  

Souviens-toi, d’nos balades improvisées au grés du vent,

quand nous jouions à réver de la tour EIFFEL

-« Yé ben vrai tout ça, mon Ramon » !
mé rappelle les monstres d’autres fois, qué sont devenus
yé beaux zoiseaux dé maintenant .
y’avoue qué tou as réson.

Allé vous deux, c'est d'circonstance

 en attendant qu’lé Zédiefs

yiennent nous réparer tout ça

Un p’tit

Pendant qué coule touyour » ?

-« Ouai, cool....madame Doloresse » !

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clic (shivaya-warduspor)

Non, pas ça ! Non, dites-moi que c'est pas ce que je crois ! Pas le coup de la panne, non non ! Et justement pour clore ce week-end en solitaire... Où sont les allumettes ? A-t-on seulement des allumettes quelque part ? Nooon. Si ?

On peut pas ne pas en avoir, c'est pas possible. Oh noooooon. Où elle a bien pu les mettre ? Allez... respire. Schh... schh... schh.... ça va aller. Calme. Compte jusqu'à dix... Un... Schhhhhhh... Deux... Schhhhhhh...

Et si c'était pas une panne... Si c'était... si c'était... genre... une grève ! Une panne ça se répare, on intervient, on vole au secours du citoyen ; mais une grève ! On sait quand ça commence, mais pas quand ça finit. Comme celle du dix-huit, là... Oh non, les mecs, pas au coeur de l'hiver, merde ! Les nuits sont loooongues, chier ! Des allumettes !!!

Ou alors c'est une attaque terroriste ? C'est possib' ça que des terroriss' y nous terrorisent comme ça ? Sûr... c'est sûrement possible... oh la la. C'est quoi le numéro pour ça ? Le 15, le 112, ça d'accord, mais non... le 911, c'est pas chez nous. Oh nooooooon. Pourquoi c'est si noir, la nuit?! Où sont ces foutues allumettes ???

Attends, on est au vingt-et-unième siècle et pas moyen de trouver un allumette chez soi, c'est pas une vie !... roooh euh, et merde aussi, il est nul ce truc à plaques électriques ! Un bon vieux four à gaz, avec des brûleurs qui brûlent longtemps. Aïe ! putain, c'était quoi ça ?

Y a quelqu'un ? Sans déconner les mecs, arrêtez ! Allez, quoi ! Prenez tout c'que vous voulez, y a un billet de cinquante dans le tiroir... Juste pas les allumettes si vous en trouvez ! Aïe ! Putain mais c'est quoi ce chat ? Aaaah !... Tigrou ? Tigrou c'est toi ?

Con ce chat, aussi !

Bon, pas d'alloufs, d'accord. Panne secteur en plus, pas de lampadaires ? Ah si. Ah. Mais au quinzième les lampadaires.... bon... euh... quoi ?... hein, quoi ?... Qu'est-ce que je vais faire moi ?... Petit déjà, j'aimais pas être dans le noir... J'ai jamais joué dans les placards fermés, moi. Non. Non, non non... Oui ben, non, j'aime toujours pas... J'ai grandi, j'ai vieilli... mais non. Toujours pas. Là, lààà... je vais où moi ? Euh... dans la chambre ?

Aïe ! Merde ! C'est quoi cette porte ? Chuis où là ? Oh putain... Hein ? C'est quoi ce bruit ? Qui qui rentre chez moi ? Qu'est-ce qui s'passe ?

Putain, putain, putain !... Ah non, mais comment je fais, moi, s'ils sont armés, les gus ?... Non, mais COMMENT JE FAIS ?!... Putain, ça vient!... ça vient par ici, non ?

- Chéri ? Chéri ? T'es où ?... Ben qu'est-ce que tu fais dans le noir ?

CLIC

- M'enfin chéri, c'est quoi ce bordel ?

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intérieurs nuit (tiniak)

Et puis ce fut le noir complet.

La lourde porte réputée inviolable avait cédé comme prévu. Il leur restait quinze bonnes minutes pour achever de boucler leurs trois sacs bourrés de coupures de dix, de vingt et de cent, puis déguerpir avant que le brouilleur de codes électroniques ne soit repéré pas la prochaine mise à jour du système.

Elle avait mis les petits plats dans les grands, c'était peu de le dire. Elle recevait quelques collègues et leur chef de département. Parmi ces huit invités, il y aurait le beau Sean. Tout était fin prêt, des petits encas au soufflet dans le four qui croûtait gentiment – thermostat six. Elle se résolut à passer sa dernière acquisition vestimentaire : une folie, bien sûr.

Ils s'embrassaient comme s'ils devaient mourir demain et leur baiser, parmi les tout premiers, leur promettait d'atteindre bientôt le septième ciel. D'ailleurs, ils s'élevaient en effet vers le cinquième étage, dans l'ascenseur cossu qui leur offrait enfin un peu d'intimité.

Il avait parié gros. Obligé. Ces gains lui rapporteraient de quoi se refaire et il était grand temps. Pour ainsi dire, il avait joué à quitte ou double. On approchait les toutes dernières minutes du match. Le score lui était favorable, mais de peu. Il tendit la main vers sa quatrième canette.

Elle refermait doucement la porte d'entrée en réprimant un gloussement de satisfaction. Mais le sourire qu'elle avait esquissé retomba devant le capharnaüm qui l'accueillait dans le couloir. Evidemment, ses mecs, mari et enfants s'en étaient donnés à cœur joie et lui laissaient le plaisir de remettre tout ça en ordre. Tenant du bout des doigts le bracelet que Pierre lui avait offert, elle se demandait si le mettre parmi ses autres bijoux constituait une cachette valable.

Elle enjamba un camion de pompier.

 

zip, poum, aïeeeeeeeuh !

ah nan, putain ! nan nan nan !

oh ? tsi hi.

et merde !

c'était qu... wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

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Le coût de la panne (Poupoune)

Lors d'une panne de courant ma mère, enceinte de sept mois, a chu dans les escaliers et a dévalé cul par-dessus tête soixante-douze marches et deux paliers. Après que trois chirurgiens et six infirmières se sont acharnés sur elles pendant treize heures, j'ai été sauvé mais elle non.

J'ai été placé en couveuse et sous respirateur, lequel a cessé de fonctionner pendant trente-sept minutes en raison d'une nouvelle panne de courant au terme de laquelle les médecins ont déclaré qu'ils ne seraient pas étonnés que j'en garde quelques séquelles.

Mon père, qui m'en a toujours un peu voulu pour le décès de ma mère, m'a néanmoins élevé quasiment de la même façon que mes cinq frères et soeurs, même si j'ai vite remarqué que j'étais de corvée de vaisselle cent-quatre-vingt-trois jours sur trois-cent-soixante-cinq alors que, si on compte bien, ç'aurait dû être beaucoup moins vu qu'on était six.

Un jour que, pour la huitième fois consécutive, c'était mon tour de débarrasser la table, j'ai été surpris par une coupure de courant alors que je m'acheminais, chargé d'une haute pile de quatorze assiettes, vers la cuisine. Le pied d'un de mes frères, à moins que ce ne fût celui de mon père, s'est malencontreusement glissé devant les miens, provoquant ma chute ainsi que celle de mes assiettes sales. Jouant de malchance, il a fallu que je les fasse tomber sur les douze verres posés sur la table et rien ne fut sauvé dans l'accident. Pas même mon oeil gauche.

J'avais espéré que cette nouvelle tare me vaudrait au moins un nouveau sobriquet, mais non. Toute la famille continua de m'appeler « tête d'ampoule » alors que, outre les circonstances amusantes dans lesquelles j'avais perdu une partie de mes facultés mentales, ce surnom me rappelait aussi douloureusement le décès de ma mère.

En revanche, l'incident me valut une nouvelle punition et je fus expédié en pension, à quatre-cent-cinquante kilomètres de la maison. Là, je suis vite devenu la tête de turc des cent-vingt-neuf autres pensionnaires, mais au moins ont-ils eu le bon sens de me surnommer « oeil de lynx ».

J'étais plutôt bien intégré, jusqu'au fameux jour de la boum. J'étais secrètement amoureux de la belle Margot, dont je m'amusais à compter les taches de rousseur en classe et, rien que sur le visage, elle en avait quatre-vingt-onze. A la boum, les copains m'ont dit qu'elle était d'accord pour que je l'embrasse alors, prenant mon courage à deux mains, je me suis dirigé vers elle, quand une panne de courant nous a plongés dans le noir. J'ai voulu profiter de l'obscurité pour mener à bien mon entreprise malgré ma gêne et mon embarras, mais, quand la lumière est revenue, je fus surpris tâtant les miches replètes de Madame Mongerin et je préfère ne pas évoquer l'endroit où ma langue s'agitait en quête d'un baiser de la jolie Margot.

On me surnomma alors « déviant sexuel juvénile » et je fus expédié dans un établissement spécialisé où, au terme de neuf séances avec un docteur, il fut décidé que je resterais enfermé pendant trente-six mois. Au cours du trente-quatrième survint une panne de courant pendant laquelle je voulus aider en brûlant quelques allumettes. Un mauvais courant d'air entraîna l'accident bête et l'ensemble du bâtiment brûla, ainsi qu'une poignée de pensionnaires et médecins, au nombre de vingt-trois. Il fut alors décidé que mon séjour serait prolongé jusqu'à ma majorité.

Il devait également m'être administré un nouveau traitement à base de chocs électriques dans mon cerveau, mais de nombreuses coupures de courant ont mis à mal cette tentative et pour finir je n'en ai bénéficié que seize fois au lieu des quarante-huit prévues initialement et je fus relâché, plus par dépit, je crois, que par bon sens.

A peine dehors je décidai de me prendre en main pour réussir ma vie et j'allai voir le travailleur social qui devait m'aider. Il m'offrit une boisson au distributeur et, alors qu'il attendait la sienne, une panne de courant stoppa net la machine. Désireux de bien faire j'essayai de lui obtenir néanmoins sa boisson et, alors que j'avais une main dans la machine et l'autre en appui sur son bras, le courant fut rétabli et je fus traversé d'une décharge qui ne me fit ni chaud ni froid mais le tua, lui, sur le coup.

J'ai été arrêté et jeté en prison. Mon procès dura vingt-deux jours au terme desquels je fus reconnu coupable à l'unanimité des douze jurés et condamné à mort. Le jour de mon exécution, alors que j'étais ficelé à la chaise électrique, une panne de courant me sauva la vie et j'obtins une grâce exceptionnelle.

Ce jour-là, j'ai décidé de mettre à profit la chance qui m'était donnée et d'apprendre le métier d'électricien.

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Enchainement (Moon)

Sept heures que la panne d’électricité a commencé, juste après le départ des enfants…

Les trois enfants qui sont restés chez leurs grands parents car ici le chauffage est coupé, on leur a expliqué dès qu’ils ont appelé…

Douze appels avec le portable pour tenter d’avoir un dépannage mais on nous dit qu’il faut compter les employés disponibles sur les doigts de la main…

Vingt doigts qui s’ennuient et finalement trouvent l’autre et cherchent un peu de chaleur dans les creux et les rondeurs de la peau…

Deux peaux qui se rencontrent et se lissent, s’envahissent sous les mains et les lèvres…

Quatre lèvres qui s’entrouvrent à la recherche d’air ou dans quelques frôlements de dents…

Soixante-quatre dents qui percutent et pincent, attrapent et grignotent dans l’avidité grandissante des baisers…

Des milliers de baisers déposés sur la géométrie variable des corps dans l’amour dévorant…

Un amour qui nous amène par delà l’obscurité, là où on se voit par la simple pensée, là où on est bien au dessus du désir et du besoin…

Zéro besoin d’autre chose, dans le noir, nous sommes là…

panne_de_courant2

Posté par Old_Papistache à 17:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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