08 juin 2009

Chez Virgibri : Ouvert aussi le lundi

chezvirgibrilundi

Où en sommes-nous ?

Walrus, Zigmund, MAP, Tiphaine, Alice, Moon, Joye, Val, Plume Dame, rsylvie, Vegas sur sarthe, PHIL, Poupoune, Virgibri

Posté par Old_Papistache à 17:02 - Commentaires [52] - Permalien [#]


Le dernier homme (Virgibri)

Le dernier homme sur la Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte...

Dans un premier temps, il crut avoir mal entendu. S’être trompé. D’un geste lent, il se tourna, sans un bruit.

Le coup recommença.

Stupéfié, l’homme s’approcha d’un pas lourd et tremblant. Il fut si lent encore, que, pour la troisième fois, on frappa à nouveau. Les coups étaient secs, rapides, nets. Aucune hésitation dans le geste.

Enfin parvenu à la porte, la main sur la poignée, l’homme sentit une goutte de sueur s’insinuer dans son dos et glisser le long de sa colonne vertébrale. Pourtant, il se sentait glacé.

Il tourna la poignée. Sa main moite collait à celle-ci.

Il entrouvrit la porte.

Personne.

Personne n’était visible.

En revanche, ce que l’homme laissa perplexe, ce fut la pluie. Il pleuvait de grosses gouttes abondantes et irrégulières. Il se retourna avec précaution, et vit dehors, par la fenêtre, un soleil éclatant…


 


Comme il est stupide, celui-là ! Quel spécimen !

D’un autre côté, il est drôle. J’adore lui faire des farces. Certes, j’y suis allé un peu fort avec la fin de son monde… Mais le coup de la porte ! Qu’est-ce que ça me fait rire ! J’en pleure à chaque fois…

Au moins, maintenant, les Hommes ne me font plus pleurer de désespoir…

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
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It’s a man’s man’s man’s world ? (Poupoune)

Il s’était habitué au silence de ce monde d’après. Lui-même évoluait désormais sans bruit. A peine percevait-il occasionnellement le souffle du vent dans les lointains feuillages. Alors ce coup à la porte lui fit l’effet d’un coup de masse. Il ne sursauta pas, il bondit littéralement, se plaqua contre un mur et resta ainsi immobile, le souffle court et le cœur battant à tout rompre, pendant ce qui parut une éternité. Lorsqu’il fut calmé, il se munit d’une arme de fortune et alla doucement ouvrir la porte. Personne, évidemment. Des mois qu’il errait seul dans ce monde dévasté sans croiser le moindre être vivant, ni homme, ni animal, alors qui serait venu frapper à sa porte ?

Il chassa l’incident de son esprit et l’avait presque oublié lorsqu’il entendit un nouveau coup, suivi d’un second. Cette fois il fondit sur la porte et l’ouvrit d’un coup, sur rien. Il regarda de tous les cotés, fit le tour de la maison, mais rien.

Dès lors il ne se passa plus un jour sans que des coups soient donnés à sa porte. Il devint de plus en plus vigilant, posa des pièges, passa des journées entières aux aguets mais rien. Il ne sut jamais.

Il commença à perdre la raison au bout d’une dizaine de jours. Le manque de sommeil ne favorise pas la tranquillité d’esprit. Il avait l’air hagard. Au bout de quinze jours il cessa de s’alimenter. Une chance, pour lui, il eut un sursaut de lucidité et se suicida la troisième semaine.

 

Je reconnais que je n’ai pas été sympa. J’aurais pu m’y prendre autrement. Mais ce monde d’après est d’un ennui… J’ai vu là l’occasion de me distraire un peu. Ses airs supérieurs et sa façon de se sentir investi d’une mission, « oui, moi, voyez, je suis le dernier homme sur terre, gna gna gna »… il m’agaçait !

Alors oui, j’aurais pu m’en débarrasser plus rapidement… Mais je suis la dernière femme sur terre et en aucun cas je n’aurais accepté de la repeupler avec ce type.

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
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Sous les tilleuls (Phil)

Sous des tilleuls : voici un beau nom pour un musée, écrivais-je dans le cahier rouge à spirale qui me servait de journal.
Un beau nom, assurément.
Le souvenir s’impose à moi du jour où, en tant que parent d’élève/accompagnateur bénévole, j’avais conduit un petit groupe de gamins de CM1, dont ma fille Alexia, sur le parvis de l’église Saint-Jean-de-Montierneuf, et la place embaumait alors du suave parfum du tilleul. Nous étions en juin…

Cette fois-ci nous étions dans une autre ville, ma fille avait grandi, elle passerait son bac l’année suivante, un bac littéraire avec l’histoire de l’art en option. C’est pour cette raison que nous hantions les musées. Je ne me souviens pas exactement s’il y avait des tilleuls dans les environs. Le musée portait ce nom, c’est tout.

… Nous nous sommes glissés entre deux groupes bruyants de touristes allemands en culottes courtes, et nous avons fait la queue pour entrer…

Comment sais-tu qu’ils étaient allemands ? M’interrogeait Alexia qui lisait par-dessus mon épaule.
Je lui adressai un regard vigoureusement réprobateur, car je n’aime pas qu’on lise ce que je suis en train d’écrire, et je condescendis, légèrement pontifiant, à répondre à sa question : parce qu’ils parlaient en allemand, tu devrais bien le savoir (et disant cela, j’étais atterré par sa quasi nullité en langues), et aussi parce qu’ils portaient des culottes courtes et des sandales (du moins les touristes allemands mâles), c’est une sorte d’uniforme, tu vois.

…Je m’inquiétais un peu, car j’avais en mémoire bon nombre de musées parisiens où non seulement il faut faire la queue parfois pendant des heures pour entrer, mais de plus, une fois à l’intérieur, on est victime de la bousculade et de l’omniprésence des audio-guides.
Heureusement, ici, rien de tel. Les groupes de touristes allemands en culottes courtes s’égaillèrent en sous-groupe jacassants que nous croisions un peu partout, mais nous étions loin du harcèlement que j’avais redouté, notre espace vital étant peu ou prou préservé.

La visite du musée sous les tilleuls, je la recommande vivement, parce qu’elle fut pour nous absolument passionnante. A commencer par l’exposition temporaire d’œuvres de Jean Dubuffet (ce qui avait attiré Alexia qui avait eu droit à un exposé sur ce peintre durant l’année, ses cours d’histoire de l’art semblant étrangement orientés vers le contemporain). Puis nous sommes montés à l’étage où nous avons vu divers objets anciens. Personnellement j’étais captivé par une magnifique collection de poêles en fonte ornés de faïence, dont ma fille se fichait éperdument. Quand j’en eus assez, je déclarai qu’il nous restait à voir la pièce maîtresse du lieu, le fameux retable.

Un retable ? S’inquiétait Alexia, l’air de me signifier qu’elle n’aimait pas les vieux trucs.

En fait nous ne fûmes pas déçus. L’objet était splendide, merveilleusement audacieux pour une œuvre réalisée au quinzième siècle (il me semble). Je ne m’aventurerai pas à chercher à le décrire, je m’en sens bien incapable. Nous étions assez fascinés par ce qui était peint derrière. Alexia m’a montré le panneau de droite : on dirait l’apocalypse, avança-t-elle d’un ton hésitant. Tu crois ? Disais-je. Je dois avouer que ni elle, ni moi, ne connaissons grand-chose à la religion et à ses représentations, c’est comme ça, mais il me semblait, et je le lui disais, que j’y voyais plutôt quelque chose comme la résurrection. Eh bien, moi, j’y vois l’apocalypse, insistait-elle. Sur ce elle s’avançait dangereusement vers la chose avec dans l’idée de faire toc-toc parce que tu vois ça s’ouvre ou ça se ferme comme une porte. Je parvins à réfréner ses impulsions blasphématoires, n’ayant pas envie de me retrouver expulsé du musée, embastillé pour dégradation d’œuvre d’art et que sais-je encore pour une simple lubie d’adolescente. Pour faire diversion, je lui demandai, en admettant que le panneau droit du retable soit une porte et représente l’apocalypse, ce qu’il pouvait bien y avoir derrière.
Derrière quoi ?
Derrière la porte, bien sûr.
Euh…. Je ne sais pas.
Et voila : aucune imagination, ma fille. Cherche bien…
….
….
Non, non, je ne vois vraiment pas…
C’est pourtant facile : des touristes allemands en culottes courtes !

Pfffff Papa !
Alexia haussa les épaules.

C’était pourtant vrai.

Posté par valecrit à 17:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
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Le dernier homme (Vegas sur sarthe)

Le dernier homme sur la Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte...
un coup pourtant léger comme un froissement d'ailes de papillon mais, dans l'absolu silence qui règnait ici, le coup lui fit l'effet d'une détonation!
Il attendit une éternité, l'oreille tendue vers la porte, retenant sa respiration à la limite de l'asphyxie; ses ongles plantés dans les accoudoirs du fauteuil lui faisaient un mal de chien et il fit un effort surhumain pour se détendre un peu. Ses pauvres muscles étaient durs comme la pierre et malgré la chaleur qui règnait dans la pièce une sueur abondante et glacée coulait dans son cou.
Dans le souffle plus régulier de sa respiration, il sembla distinguer un autre souffle, comme un écho lointain et plus aigu... mais ça ne pouvait être qu'une hallucination de plus, comme celles qui le faisaient crier certaines nuits depuis le cataclysme.

Il avait dû dormir longtemps tant la lumière du jour était faible et il se força à bouger un peu, quitta le fauteuil trempé pour déplier sa carcasse en grimaçant; dans quelques heures il pourrait sortir respirer l'air frais de la nuit et, si les fauves lui en laissaient le temps il irait jusqu'à la mare pour se laver.
Ce bruissement d'ailes lui taraudait l'esprit au point qu'il se risqua à déverrouiller la porte et l'entr'ouvrit avec d'infinies précautions...

Elle était là immobile devant lui, nue tout comme lui, un peu voutée et l'air abasourdi comme lui puisque c'était lui, enfin son sosie féminin!
Elle avait les mêmes traits émaciés et sa posture aussi, même si la poitrine était lourde et les hanches plus rondes, et il vit aussitôt qu'elle reproduisait le moindre de ses mouvements, comme si elle tenait la poignée de la porte avec lui; il pensa d'abord qu'on avait apporté ici une glace magique qui reflétait son image au féminin, mais comme il poussait un râle, la créature lui répondit par le même râle!
Il n'y avait qu'elle et lui mais il porta instinctivement une main sur son bas-ventre, et elle en fit de même.

Décontenacé, il ouvrit brutalement la porte et aboya: "Qui es-tu?"...La créature répondait "Qui es-tu" d'un même timbre de voix, la même intonation; il était face à un clône et si cette explication lui semblait la plus rationnelle, elle ne le rassurait pas pour autant.
L'homme s'était habitué à sa solitude et l'idée de partager avec soi-même lui faisait peur; et puis partager quoi? ses maigres vivres, l'eau de la mare et l'unique fauteuil de cuir?
Comme il s'avançait sur le seuil de la porte, il eut soudain envie de toucher cet autre soi, et avança la main vers elle, ce qu'elle fit aussi; une même lueur d'incrédulité brillait dans leurs yeux, le battement des paupières, jusqu'à la respiration étaient semblables.
Alors son index effleurant l'index, il y eut un chuintement étrange comme une baudruche qu'on dégonfle, la créature se volatilisa ne laissant dans la poussière que l'empreinte furtive de ses pieds... et l'homme se vit seul face au désert vide où une lune pâle vacillait.

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On porte à la frappe (rsylvie)

"Mystère et tilleul menthe"   

10 minutes que l’eau boue dans la casserole posée sur la gazinière. Comme à son habitude, Maryse se prépare une infusion. Prendre dans le placard de droite, la jolie boite contenant les petits sachets de tilleul menthe. Dans la tasse, déposer une cuillère de miel. Celui que son vieil ami d’enfance, Paul, récolte avec soin de ses ruches. Puis attendre le chant de l’eau frémissante pour s’emparer du précieux récipient et faire couler en ruisseau, l’eau frissonnante qui ,viendra désaltérer la gorge coutumière de la douce chaleur mentholée.

Sereine Maryse s’installe confortablement dans son fauteuil. Elle étend les jambes sur le tapis. Machinalement, passe la main dans ses cheveux, et ferme les yeux, tout le corps de bien être chaviré. Elle se souvient… ces instants de bonheur quand elle dégustait avec gourmandise les coquilles caramélisées, les carambars d'antan, les coco-boërs. Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres, et nous niquaient les dents, et Les mistrals gagnants..

(T A tata !!! je pense que tout l'monde à reconnu la chanson, alors merci de mettre le ton. )

Quand, un coup à la porte !

D’un bon Maryse est debout. Dérangée en plein rêve, elle se dirige d’un pas mal assuré vers le corridor afin d’aller regarder par l’œilleton, qui ose venir s’incruster dans ses souvenirs. Au premier coup d'oeil, elle a reconnu le nouveau du rez de chaussée. L’homme au feutre gris. Celui qui vient d’emménager dans l’appartement du dessous. A peine deux semaines qu’il est arrivé, que déjà elle a remarqué les innombrables visiteuses qui s’empressent chez lui.

Pas qu’elle soit curieuse, mais un tel va et vient ne peut rester sans attirer l’attention. Alors, elle, si tranquille et routinière s’est bien aperçut qu’il se passait d’étranges choses dans l’immeuble.

A nouveau un coup à la porte !

Vite réagir, faire quelque chose se dit-elle. Mais quoi ?

doup doup doup.....DOUP !

vous qui avez invité vos amis ce soir,

et n'avez toujours rien préparer pour le dessert..

appelez Tatie Tatin au 24.04.62

et en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire,

vous aurez chez vous, un délicieux gâteau "fait maison"

doup doup doup.....DOUP !

Surtout ne pas ouvrir à l’homme de mauvaise vie.

C’est un piège. Ne pas regarder,

Ne pas voir le bleu de ces yeux au travers du judas.

Non, ne plus regarder,

Résister à l’appel du bleu si frais, vivifiant comme une déferlante sur la grève.

Comme une éclaircie dans le gris du ciel.

Comme l’abysse qui appelle, et vous entraîne derrière elle.

Ne pas ouvrir, ne pas sourire…Attendre qu’il aille au diable les rejoindre. Elle n’est pas de ces couches-toi là. Qu’une simple œillade peut déstabiliser si facilement. Non, elle n’est pas de celles-là.

Maryse prête l’oreille. Nerveuse, elle cherche la clé. Adossée à la porte, les mains enfoncées dans ses poches, elle soupire. Le froid de l'objet métalique la saisit. Tourmentée, elle qui fait corps avec la porte, caresse doucement le bois chaud et puissant qui se fait rassurant. Fébrile,  elle tremble sous le réveil des sens, si longtemps endormis. Troublée, elle s’abandonne et s’affaisse lentement.

vous en avez mis du temps monsieur »

-« et oui, mon p’tit chat. Il semble qu’il n’y avait personne. C'est bien dommage, car j'aurais aimé avoir ces renseignements. Pourtant, il m’avait semblait entendre du bruit. Par contre,

quelle désagréable odeur » !

DRAME ||DRAME ||

"La nuit dernière, vers 2 h 20, une West-Cappelloise est retrouvée inerte devant la porte de son appartement. La sextuagénaire, qui demeurait au 153, rue Jean-Chocqueel, n'a pas pu être réanimée... certainement que l'autopsie nous révélera les causes du décés".

"Enfin pour terminer ce journal sur une note plus heureuse,

je vous propose la dernière composition d’un p’tit jeune qui devrait faire parler de lui".


renaud Mistral gagnant live tf1
envoyé par alber57 - Regardez plus de clips, en HD !

-"bon ben, j'y vais !"

non !!!

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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Un bruit... (Plume Dame)

Un bruit à la porte, comme des coups, le vent certainement : il ne peut y avoir personne, je suis la dernière femme sur terre !

Je retourne dans mes songes, je verrai ça plus tard…

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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