04 juin 2009

Jeudi : I☻wa-Sal☺☺n

salon_du_jeudi

Où en sommes-nous ?

Joye, Tiphaine, tiniak, Joe Krapov, shivaya-warduspor, Poupoune, PHIL, Brigou, Virgibri, Vegas sur sarthe, Ondine, Zigmund, MAP, Plume Dame, Martine27, rsylvie

Posté par Old_Papistache à 17:02 - Commentaires [8] - Permalien [#]


carnet de voyage (rsylvie)

« une petite trace »


Quand pierre dit à alice. « on part demain pour la mer », c’était certainement fort tôt dans la matinée. Pourquoi, me direz-vous ? et bien parc’qu’il avait du y réfléchir depuis pas mal de temps. Et que la nuit porte conseil !

à partir de ce lundi, la France ne sera plus jamais tout à fait la même. … nous ne sommes pas encore aux 35 heures et leurs RTT, mais commence l’époque du temps soustrait aux chronométreurs.

On est le 3 aout 1936, et mes parents partaient ensemble découvrir le monde dans la 403 de la petite entreprise familiale… (vous savez celle qui ne connaît pas la crise !)

oups pardon ! j’m’égare » !

voilà que défilent sur nos routes, les premiers camping car…poursuivis au loin par quantité de vélos, ou simples randonneurs.

De cette époque, je n’ai qu’une photo et les souvenirs de Jean Pierre. Heureux neveu qui avait accompagné le couple incapable de concevoir l'idée de partir en vacances sans les rires joyeux de l’enfant qui se faisait attendre. Alors à tour de rôle, en respectant le droit d’ainesse et les priorités des filleul(es) au détriment de l’envi… mes parents ont visité la France entière avec mes nombreux cousins et cousines. Jusqu’au jour, où la santé de Pierre s’étant aggravée...( Charpentier de métier, il n’avait su préserver la sienne)...il lui fut proposé d’aller….. en cure en Algérie, là où le climat est sec et chaud. (Là où il avait un pied à terre d’amis de la famille).

-« Ne me demandez pas plus d’explications, je n’en ai pas. Mais j’ai en souvenir, quelques lettres envoyées à la famille restait au pays »... qui me font comprendre, que j’ai bien failli ne jamais accoster Hoguet ! mais à Alger… oups pardon ! j’mégare » 

Alice se complait parmi les épices et couleurs chaudes de l’afrique du nord.

Pierre va mieux… Mais la révolution gronde, soudain les barricades…

En catastrophe, il faut rentrer au pays… reprendre le cours de la vie, et retrouver sa place dans le monde du travail qui n’a de cesse d’en demander encore et encore, plus et toujours plus. Alors pierre et alice partent moins.

beaucoup moins loin et j’exagère à peine.

Puisqu’avec eux je n’ai jamais dépassé....la pointe sud du 61.

Bien sur j’ai été dans le nord… du 61. Et meme que des fois, nous allions rendre visite à un oncle perdu dans le grand ouest…. Du 61.

imaginez ma joie quand une année, papa (plein d’humour ou d’humeur joyeuse) m’annonça que nous allions en vacances aux iles ! Et moi de perdre le sourire, quand à 25 km de la maison, nous franchissions la pancarte du tout petit village normand appelé Bardel, traversé par un minuscule ruisseau parsemé d’imposants rochers appelés les « iles bardel » !!!

m’Ouarfffff, j’en ris maintenant, mais à l’époque pas tant » !

bien sur, ceci n’était qu’une étape avant de franchir tant bien que mal, l’unique chemin (arpenté matin et soir par les vaches des paysans voisins), nous menant à ce qui sera pendant plus d’une 15zaine d’années, notre destination de villégiature estivale. J’ai nommée sylvia des ch^nes, l’humble baraque en bois perdue dans les sapins de papa…. avec sa Cabanne au fond du jardin !!!

oups pardon, j’m’agare car c’est une autre histoire,

VOuiiii.... une très longue, 0tre histoire !

Depuis, beaucoup d’eau est passée sous le pond de mes souvenirs. Dans des cartons j’ai découvert (délicatement rangés) précieux carnets de voyages, et négatifs, faits par mes parents lors de leurs différents voyages . Le temps d’une lecture, j’ai partagé leur enthousiasme ou tristesse. Le temps d’un regard sur une photo, j’étais avec eux, parmi eux. 

Dans ma quête de souvenir, est devenue comme une évidence, l'importance de laisser une trace, si petite, rouge noire ou bleue soit-elle,

manuscrite ou photogénique,
encre ou aquarelle soit-elle.

C’est pourquoi l’an dernier, lors de mon périple à travers la méditerranée
, moi qui écrit aussi mal de la main droite que de la gauche,
j’ai esquissé quelques traces que l’eau
est venue délicatement animer sur le papier. 
Peut-être qu’un jour, à travers ces couleurs,
des yeux rieurs et curieux voudront à leur tour faire visite ?

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
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LE JOURNAL DE VOYAGE DE MADAME SUZANNE (Martine27)

Rappel de l’épisode précédent, défi 36, Madame Suzanne a été expédiée avec un Paquet jacasseur dans une dimension parallèle pour ceux qui veulent l’histoire en entier c’est là http://moncarnetamalices.over-blog.com/article-25265259.html .

 

Journal de voyage de Madame Suzanne

 

Voilà déjà un moment que je suis coincée dans ce monde bizarre avec Paquet le colis parlant, et pour parler, il parle, je vous jure une vraie pipelette.

 

Le temps passant étrangement dans ce pays et ayant retrouvé au fond de ma poche le carnet dans lequel je note mes courses et un crayon, je vais essayer de tenir un journal de bord de ce périple. Je reprends donc nos aventures du début.

 

1er jour - Nous avons attendu Paquet et moi au bord de la route que le Grand Facteur passe. Après une journée d’attente, ne voyant rien venir nous avons décidé d’avancer à pied, enfin à pied pour moi, Paquet lui roulait carré, logique puisqu’il est carré, je n’ai pas proposé de le prendre dans mes bras, après tout c’est en partie sa faute si nous sommes ici.

 

 2ème jour – C’est curieux ici je n’ai jamais faim, c’est plutôt pas mal parce qu’autour de nous c’est un vrai désert, rien que des cailloux, heureusement il ne fait pas chaud.

 

8ème jour – Enfin je crois que c’est le 8ème. Ce désert n’a pas de fin mais nous avançons toujours vers ce qui d’après Paquet est le Dus et qui devrait nous amener dans sa ville.

 

9ème jour – Surprise, nous nous sommes assoupis au pied d’un gros rocher et ce matin au réveil j’ai hurlé lorsque je me suis retrouvée nez à nez avec ce que Paquet appelle un Paqéphant, c’est en fait une grosse bête carrée, comme beaucoup de choses dans ce sacré pays, et tout à fait inoffensive. Tant mieux.

 

11ème jour – Je commence à avoir le mal de mer le Pagéphant nous a gentiment pris sur son dos pour nous éviter de marcher, mais sa démarche me donne mal au cœur.

 

15ème jour – Il n’a pas de fin ce sacré désert, je suis sûre que Paquet s’est trompé de direction même si dans un flot de paroles, il m’affirme que non. Bon sang que j’ai envie de le dépiauter ce fichu sagouin.

 

16ème jour – Ca y est plus de désert et sans aucune transition nous nous retrouvons dans une belle plaine verte. Le Pagéphant repart dans son désert, je l’ai remercié d’une grosse caresse derrière le bolduc, il a adoré ça.

 

17ème jour – Mais ce n’est pas possible tout est gigantesque dans ce fichu pays on ne voit pas le bout de cette plaine et elle est survolée par de minuscules paquets qui n’arrêtent pas de bourdonner, c’est d’un fatigant. Remarquez l’intérêt c’est que je n’entends plus le flot ininterrompu de paroles de Paquet, jamais il ne se fatigue celui-là, d’autant plus surprenant qu’il n’a pas de bouche.

 

18ème jour – Toujours pas faim, ni soif, ni fatigue, ni rien d’autre d’ailleurs. Vraiment déroutant !

 

19ème jour – Ca y est nous arrivons en vue d’une ville, enfin il me semble que c’est une ville, pour tout dire je ne vois qu’un empilement de colis immenses mais Paquet est fou de joie, bien sûr il me rebat les oreilles du fait qu’il ne s’est pas égaré et gnia et gnia, il m’énerve, mais il m’énerve. Je me détends en le regardant rouler carré c’est un spectacle à mourir de rire, je ne m’en lasse pas.

 

20ème jour – Et voilà nous entrons dans la ville, elle est en effet constituée d’une multitude d’énormes colis percés de portes et de fenêtres par lesquelles roulent ou sautillent des paquets de toutes formes et de toutes couleurs, c’est plutôt gai comme spectacle. Paquet me traîne ébahie à travers la ville, les gens enfin les paquets me regardent avec curiosité mais je ne ressens aucune hostilité de leur part, c’est déjà ça. Paquet m’emmène à son Université pour me présenter son maître de thèse, il espère ainsi obtenir une bonne note. Je t’en fiche tiens, arriviste va !

 

21ème jour – Le maître de thèse de Paquet est un homme, enfin un colis, tout à fait sympathique il n’a pas l’air de me trouver effrayante, tant mieux. Il comprend bien que nous sommes devant un problème gravissime pour moi, comment me renvoyer à la maison. Il va contacter le Grand Facteur.

 

22ème jour – Le Grand Facteur me prend en charge, il m’enfourne dans sa besace après que j’ai fait des adieux émus à ce sacré Paquet qui m’a pourri la vie, mais je l’aime bien en fait. Toutefois, je lui fais promettre de ne pas remettre les pieds dans mon monde, ce qu’il accepte d’autant plus volontiers qu’il a réussi sa thèse haut la main grâce à moi. Le Grand Facteur arrive au Centre de tri principal de ce drôle de pays, il me glisse dans une boite aux lettres et là je me sens tournoyer, j’ai maallll au coooeeeurrrr.

 

C’est le matin, Madame Suzanne fait un saut de carpe dans son lit. Elle tient à la main un petit carnet qu’elle n’ose pas encore ouvrir, pour le moment elle préfère penser qu’elle a fait un rêve. Elle se prépare pour cette nouvelle journée. Elle ouvre la porte pour sortir et là, sur son paillasson, se trouve un colis qu’elle n’a pas commandé. Prudente, elle l’enjambe, il peut bien rester là autant qu’il veut, hors de question qu’elle y touche, un fois ça va bien !

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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Voyage (Plume Dame)

Sur les douces rives de mon inconscience

Souvent mes rêves se font évanescences

Pour fuir le monde et ses extravagances

Dans un état second en luminescence

Laissant ici mes proches et mes bagages

Suivant une petite route en métalangage

J’aborde d’un vol de pensées sans âge

Mes désirs secrets, mon carnet de voyage

 

Plume Dame

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
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