Allongée dans l’herbe frémissant sous une brise légère,

Je vois le ciel bleu parsemé de moutons blancs…

Les beaux jours sont éphémères,

Profitons de l’instant !

 

Un ru minuscule, tel un ruban d’argent

Frôle mes pieds nus en les rafraichissant

Son eau limpide avance doucement

Parmi les joncs et les roseaux tremblants

 

Chênes et hêtres se taisent un instant,

Pour écouter ce clapotis charmant.

Un peu plus loin, perché sur le vieux pin,

Un pic martèle l’écorce du sapin