Elle :

Bon ça y est. Ça, c’est fait. Je ne suis pas mécontente que ce soit terminé, on étouffait, là-dedans. Je vois bien qu’ils me font la tête tous les deux, qu’est ce que j’ai fait, encore ?

 Ah, parfois il me fatigue, lui et son doublon ! Comme si c’était ma faute…

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Lui :

Bon. Voilà. C’est passé…Il paraît que le plus dur vient après. On verra…

 Roger nous fait la gueule. Je le vois bien, il ne s’est pas assis à coté de nous. Remarque, je le comprends, elle a dépassé les bornes, cette fois-ci ! Roger va encore me taper une crise, comme quoi j’aurais dû faire comme lui et ne pas me faire chier avec une… pfff ! N’empêche, ce soir, en rentrant, elle va m’entendre ! Ah ça oui, qu’elle va m’entendre ! Y’a tout de même des limites, il a pas tort Roger sur ce coup-là !

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Lui :

Quelle ingrate, putain ! Ça me rend dingue ! Et Georges qui lui dit rien… A sa place je l’aurais giflée devant tout le monde, la garce ! Elle ne mérite que ça, cette petite garce ! Pourquoi a-t-il besoin d’elle, Georges? Je ne lui suffits pas ?

 Petits, on avait promis…

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Lui :

Eh ben, un peu glauque pour une fin de soirée ! Les jumeaux Wilson , ces oiseaux de nuit, qui sortent de la crémation de leur mère en guise de derniers clients ! Et en plus ils se parlent même pas !

N’empêche, la belle fille, elle a pas dû passer inaperçue avec sa robe rouge ! Elle a dû se retourner dans son cercueil, la mère Wilson ! Ah, ah ah ! Elle a pas froid aux yeux, la gamine ! Remarque, elle a bien raison, c’est qu’il doit en falloir, du caractère, pour se farcir le jumeau collant de son mec à tout bout de champ ! Enfin, c’que j’en dis…

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