Elle ne pense qu’à ça
Ça ne la quitte pas
Non, elle ne survivra pas
Si le petit ruisseau ne coule pas
Il faut qu’elle s’abreuve
Mais il n’est plus là

Elle se regarde de haut en bas
Et amère, fait le constat :
Silhouette ratatinée, de ne plus être enlacée
Mains recroquevillées, de ne plus être menottées
Lèvres sèches, de ne plus être embrassées.
Sourire fané, de plus être frôlé
Peau racornie, de ne plus être caressée
Poitrine retombée, de ne plus être titillée
Mamelons rabougris, de ne plus être suçotés
Cuisses flétries, de ne plus être écartées
Lèvres sèches, de ne plus être arrosées
Mont de vénus aplati, de ne plus être conquis
Besoin organique de son eau de vit

Déchirant besoin de Lui
Elle se meurt, sans Vit
Cette sensation de vide
Ces entrailles arides
En manque, pas remplies
Glissade d’un corps putride
Saturé d’envies non assouvies
Descente dans la non-vie
Plus de vis-à-vis
Sans vit