28 février 2009
Le defi de Le Zeph'
Avant:
En
ouvrant la feuille, je l’ai vue immédiatement. Inutile d’oringuer pour
l’apercevoir. Elle était là cette petite famille de pingouins issue de quelques
gouttes de vinaigre balsamique. Elle croupionnait, folichonnait et vétillait
tant et plus. Les parents se tenaient tendrement et moitissaient leur petit serré
entre les deux. Pas facile de sorguer ni de ziber avec celui-là entre les
pattes !
Apres:
Divination - Janeczka
- Madame
Nina? J’ai rendez-vous avec vous...
- Ah
oui, oui! Entre, mon enfant! Assied-toi.
- Madame
Nina...
- Ne
dis rien! Tu as un problème, c’est ca?
- Oui...
- Dis-moi
tout. C’est un problème avec ton mari? T’as sorgué?
- Non.
- Ton
amant? T’as folichonné?
- Non
plus.
- Ta
maîtresse?!
- Non,
ça va aussi. En fait, c’est à propos du boulot.
- Ah!
Tu as le matériel avec toi?
- Oui,
c’est frais de ce matin.
- Oh,
excellent! Laisse-moi voir. (...) ah oui!... tout est tellement clair maintenant.
Ah non, attends... c’était à l’envers, hihi!... c’est mieux maintenant.
- Que
voyez-vous, madame Nina?
- Mmmmm...
ce point ici, c’est ta vie. Il faut prendre le taureau par les cornes. Ca urge!
- Quoi
d’autre?
- Et
cette barre, ici – ta ligne de chance. Clairement marquée par le fait qu’il ne
faut pas se faire bolchéviser!
- Je
prends note!
- Ici,
l’amour issi... take it easy, si, si... ton homme aime pas que tu vétilles et
que tu croupionnes.
- Et
pour le travail, madame Nina?
- Tu
auras ce que tu cherches sans efforts... mais dis-moi: c’est quoi que tu
cherches?
- Ben,
vous cherchiez une secrétaire pour vous faire le café que vous aimez licher le
matin... c’était mon échantillon...
- Ah!...
ah, oui, oui... très bien...
- Je
commence demain, alors?
- Heu...
oui?
- A demain, madame Nina!
Elle tourne en rond ( Kloelle)
Quelque part entre 5 et 6 heures du matin. Une cuisine mal éclairée. Une feuille de papier. Non, plusieurs. Une tasse de café trop clair. Quelques gouttes sur la feuille. Pliage rapide. Je folichonne, franchement, énergiquement. Un rond. Un rond un peu inégal, mais un rond. Plusieurs gouttes alors. Un rond. Plus gros, plus bonhomme. Un rond bonhomme qui me regarde en souriant. Un goguenard que l’on prendrait plaisir à houssiner. Quoiqu’il en soit : un rond. Un rond, que vais-je avoir à dire sur un rond. Moitir la feuille. Une bonne coulée de café en ce cas. Un rond encore. Un rond énorme qui mange la feuille, qui mange la vie, qui engloutit avec bonheur. Résignée. J’abandonne. Le fond d’une tasse de café dans l’évier...et puis….au frais du matin… comme une évidence : ainsi, pour moi, il n’est de perfection que dans la rondeur.
Le defi de Cinderela
Donc : un fond orange, des bavures vertes un peu partout et c'est une... CIGALE (sisisi, regardez bien : la bouche,
les deux yeux et les antennes sur la tête) ! Eh oui, en orange et vert (ce
que c'est que la coquetterie), comme ça urgeait sérieusement entre deux commandes de
miellat, elle a ébousiné son stylo folichon sur un post-it ce qui a tarmacadamisé une partie de la surface en drageonnant les vétilles et hop : un japonnage d'autoportrait bolchévisé !!!
Ndlr : dites,
m'sieurs-dames des défis, vous l'avez acheté où votre dictionnaire, hein
???
Au choix (Tilleul)
Ce jour-là, une tempête rudente le quartier… Impossible de folichonner ou de godronner dans les rues… Le ciel est tarmacadamisé…
Dans son bureau, Monsieur Cépsy soupire. Pour la quatrième fois, il repose la question à cet élève qui semble rêver… « Dites-moi, ce que vous voyez sinon, je vous envoie licher ! »
« Inutile de m’ébousiner ! Si je vous dis que c’est un volcan qui croupionne et qui drageonne, me prendrez-vous pour un fou ? Si j’ajoute que dans la fumée, je vois Icare qui s’élance pour mieux sauter, me sorguerez-vous que je suis obsédé ? Ne me faites pas warranter inutilement ! Peut-être préférez-vous que j’affirme que c’est un papillon ? Ou une pensée ?... »
« Ca suffit ! Faites ziber le suivant ! »
Léo part en vrille (Joe Krapov)
- Et tu dis que c’est notre gamin qui a fait ça ?
- Oui. Chez la psychologue.
- Je ne te demande pas combien tu as payé la consultation ! Cher ?
- Cher. Mais ce n’est pas la peine de croupionner, Léo. Il faut bien issir de cette situation, non ? C’est toi qui as dit que ça urgeait de faire quelque chose !
Le père n’arrive pas à détacher son regard de la partie blanche au milieu de la feuille.
- Cet enfant dessine très bien les artichauts. On dirait qu’il a godronné toute sa vie ! On pourrait peut-être en faire un jardinier, après tout ? Il dragonnerait, il paloterait…
- Cesse de dire des cochonneries devant le petit, Léo !
- Il n’est pas là pour l’instant et puis paloter, ce n’est pas peloter ou palucher. De toute façon, côté cochonneries, il en remontrerait à un régiment de bachi-bouzouks en goguette, le rejeton ! L’autre jour, quand il t’a répondu, à propos du champ de fleurs jaunes « colza mon cul, ma tête est malade ! »… A cinq ans ! Mais où a-t-il oringué tout ce vocabulaire de marin alcoolisée ? Qu’est-ce qu’elle en dit, la psy ?
- Rien. Que notre fils est un surdoué.
- Un surdoué ? Cet animal qui écrit à sa cousine qu’il aimerait sorguer avec elle, qu’il rêve de la tarmacadamiser, de lui béliner le joyau, de lui couvrir le rigondonne voire de la houssiner ? Un surdoué du vocabulaire égrillard, oui, voilà ce qu’il est, ce cochon !
- Elle a dit qu’il fallait juste le canaliser.
- Le psychanalyser ? Autant le bolchéviser ! Le vocabulaire des psys, ce sont toujours des mots qui n’existent même pas ! Ca ne veut rien dire, canaliser !
- Notre enfant déborde d’énergie mais il n’a pas encore trouvé le chemin de la sublimation.
- Ce qui est sublime, c’est qu’il ne fait que vétiller et folichonner ! Je te rappelle qu’on a dû le retirer de l’école parce qu’il avait commencer à ébousiner la petite voisine et qu’il avait appris à toute la classe les mots « caca » et « boudin » !
- Il est quand même surprenant que, de nos jours, ce deuxième crime soit jugé plus grave que le premier !
- Mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir en faire ? Un rudenteur de colonnes Morris ? Un japonneur de poupées de salon ? Il serait capable de leur faire leur affaire, ce simili-zoophile !
Il retourne le dessin, mais ne semble pas convaincu du résultat non plus. Quoique…
- On ne peut pas le ramener à la maternité ? Est-ce qu’on nous l’a warranté, au moins ? On pourrait se faire rembourser du prix qu’il valait à la naissance ?
- Léo, tu dis n’importe quoi. Et puis tu devrais arrêter de licher autant de schnaps. Tu es encore plus moiti d’alcool que cette feuille de papier ne l’est d’encre. D’ailleurs, tu interprètes mal. Ce qu’il faut regarder, ce n’est pas le blanc, c’est la partie violette. Le petit y a vu deux dames de la société qui se font des révérences.
- La partie violette ? La partie violette ? Des révérences ? Ah ben zut, alors, c’est vrai ! J’ai été bien zibé, dis donc ! J’avais pas vu !
Du coup, le père est pris d’un doute.
- Où est-ce qu’il est, d’ailleurs ? On n’entend plus rien ! Il est pas encore en train de faire une connerie, au moins ? Gottlieb ! Gottlieb !
- Je suis là, papa !
- Mais qu’est-ce que tu fais là, malheureux, avec ta bouteille d’encre et cette plume d’oie ? Mon Dieu, Anna Maria ! Viens voir la catastrophe ! Cet enfant a complètement salopé ma partition de la Symphonie des jouets avec sa putain d’encre violette ! Il m’a foutu des pattes de mouches partout !
- Des pattes de mouche avec une plume d’oie ? » s’étonne la mère.
- Je ne l’ai pas salopée, Papounet chéri. J’ai juste chiadé un peu le changement de tonalité vers le si mineur du deuxième mouvement et ajouté un contrepoint de flûte avec des septièmes sur le passage avec crécelles.
- Petit crétin ! Je vais te donner du martinet pour t’apprendre à respecter le bien d’autrui. Viens-là, Schweinhund, sors des toilettes !
- Arrête, Léopold, veux-tu ? s’interpose la mère. C’est peut-être là un signe insigne du destin. Dis-moi Wolfie, est-ce que ça te plaîrait plus tard de devenir musicien comme papa ?
- Oh oui Maman ! J’adore chier des pizzicati et dégueler des ornementations pour des soprani à gros seins !
- Eh bien moi vivant, proteste le père, cela n’arrivera jamais ! Mon fils intermittent du spectacle ? Musicien à la solde de tous ces rois et archevêques emperruqués ? Non ! Ca suffit d’un, dans la famille. Il n’y a pas d’avenir dans ce job, crois-moi et tu feras autre chose comme boulot, mon fils, je te le garantis. Aussi vrai que je m’appelle Leopold Mozart !
"tâche toi-même ! " (Rsylvie)
Cette consigne
m’a ravie haut plus 0 point.
-« Pst sylvie
fais attention, l’orthographe »
J’suis une artiste moâ, alors l’ortaugraffe je n’en ai que cure.
Je godronne de milles couleurs la page blanche.
Je liche la surface de douceurs empreintes de gouttelettes nacrées.
J’houssine de mes pinceaux la matière.
Je vétille à tout vent,,,,, et la magie opère.
Mais cela suffi, je n’ai pas à warranter sur ce que je fais.
D’ailleurs je ne vais pas m’ébousiner la voix pour te plaire,,,,
Laisses-moi et va croupionner ailleurs !
-« je vois
mAdame crée, alors faut pas déranger mAdame,
,,,,, et bien soit, expliques nous ta créativité
puisque M0dame se queute à grands coups de j’me la pette !
Et saches, juste entre nous,
Que moi, j’aurais croupiotter et non croupionner.
et tac » !
-« hola là,
mais t’es complètement zibée toi.
T’es grave tarmacadamisée du bocal.
Moi qu’avais l’intention de t’issir mon œuvre une fois terminée
J’vais pas urgé, et paloter tranquillement dans mon coin.
Tu vas bien finir par japonner ta bonne humeur,
le temps d’partager une théière odorante et tu oringueras mon amitié.
tiens d’ailleurs il est sec,
c’est pour toi ».
-« merci
comme c’est beau
on d’irait une vraie.
Pourtant c’était pas gagné… ta façon de disposer ça et là les couleurs
Et la douceur du pliage, De tes doigts
délicatement posés sur la feuille, caressant la texture colorisée
je croyais que tu faisais mine de savoir ce que tu faisais afin de m’épater ».
-« non, j’avoue
humblement n’y être pour rien.
J’ai pas folichonné beaucoup.
C’est juste le mariage des couleurs entr’elles
La magie de l’instant ».
-« Mais t’as drageonné un peu,
Tu l’as fait exprès ou quand même » ?
………-« non, vraiment
j’te moitirais pas »………….
-« Mais qui t’a dit que j’aimais follement les orchidées ?
…………….
Suis-je bête ! Bien sur que tu savais,
Tu es mon amie ».
Lui (Papistache)
Seul
à sa table de travail, Pierre veille. Lui, jadis auteur fécond,
sourire las et yeux fatigués, espère que sa muse, angelot peint par
Raphaël, animera sa plume. 
Hélas, ce soir, comme tous les soirs depuis cet autre soir, de l’âme de Pierre ne sortent que volutes ectoplasmiques.
Indigentes pensées que l‘obscurité souligne.
Le néon brutal de sa lampe l’accable. Il est las. Las et vieux et triste. La nuit s’infiltre en lui. Elle pèse sur ses épaules. Pierre veille.
L’encre
qui se refuse à aligner trois mots coule sur la feuille immaculée.
Miroir de son âme ravagée. Vide intersidéral de sa pensée asséchée.
Pierre veille. Aucune idée ne lui vient. Bol immense qui grouillait
jadis. Bol vide et creux qu’il liche en vain et sur
les parois duquel il ne trouve plus un atome divin. Cette matière qu’il
croyait infinie, ce jus qui irriguait la moindre de ses soirées, nuque
penchée sur son travail. Pierre devient la nuit. Nuit de Pierre. Son
dos est raide, raide est sa fin.
Qu’une fois, une fois seulement, il retrouve la grâce qui l’animait du temps d‘avant, d‘avant sa solitude et son veuvage. Du temps où, auteur prolixe, il vétillait à l’envi. Elle est là pourtant. Sa muse est là, mais regardez, elle noue sa gorge.
Pierrot pathétique à la tête surmontée d’une raie moqueuse.
Que d’une trique arrachée à la haie vive, elle lui houssine une fois encore et l’âme et les joues ! Rien ! Pinocchio debout, dressé mais dérisoire et enveloppé d’ombre et de nuit.
Le simulacre écarte ses ailes et d’un sourire édenté fait cascader son rire. Pinocchio, coiffé du poisson-requin, sent venir la flamme qui le réduira en cendres.
Noir
et obscur destin de Pierre sans sa Colombine. Crachent leur venin les
vieilles qui pèsent sur ses épaules. Morve qui coule en filets gras sur
son cou. Pierre redresse la tête et n’écrit plus. Sa muse s’est tue. Du
temps où féconde sa pensée drageonneait en mille directions, il lui suffisait d’attraper une bribe et la magie opérait. Voyez le désert de son imagination tarie.
La cheminée du volcan ne crache plus qu’un souffle
d’air corrompu. Pierre n’écrira plus. Déjà son souvenir se disperse. On
l'a oublié. Il s'est oublié. Elle l'a oublié...
Traces (Brigou)

![]()
Un étonnant papillon léger et
aérien flotte dans les airs, il s’amuse comme un folichon à licher quelques
gouttes de miel dans les fleurs.
Qui aimerait s’accrocher à
ses ailes pour se poser de cœur en cœur entre la terre et le ciel ? Qui
aimerait franchir la clôture et découvrir le monde ?
![]()

A l’aurore sur la plage, la
mer a déposé ce merveilleux coquillage coloré. Modeste et sans prix, il s’est
transformé en une porcelaine japonnée que l’eau a sculpté et poli jour après
jour. Celle-ci semble nous inviter à un voyage…
Tu es mon autre (MAP & Val)
.
Toi, tu es mon autre.
Indissociables, nous sommes.
Inséparables nous demeurerons.
Tu es moi. Ou… suis-je toi ? Tu sais mes désirs refoulés. Tu perçois et comprends mes fantasmes contenus.
.
Tu es mon autre, et pourtant, nous communiquons si peu…
Tu me fais des signes amicaux et discrets que je ne traduis pas toujours bien.
Tu es présent dans tous mes rêves. Tu te glisses dans mes mots, dans mes phrases, dans certains de mes gestes.
.
Tu es mon autre. Tu te faufiles habilement dans mon quotidien, tu me fais commettre des impairs que je nomme mes lacunes.
.
Notre relation ne saurait être polluée par tout ce qui corrompt celles entre les individus. Notre union est pure, sans mensonge. Je suis à toi dans ma nudité parfaite. Je ne peux rien te cacher. Tu sais tout. Et tu es le seul, au fond. Tu en sais tellement plus que moi…
.
Tu es mon autre. Tu ne tolères aucune censure. Toute confidence t’est due, et je te la livre de gré ou de force.
.
Tu es mon autre. Infiniment. Et j’aimerais te comprendre comme moi tu me comprends. Et j’aimerais être à ton écoute, et t’offrir une oreille attentive et une attention sans limite.
.
Tu es mon autre. Je ne rêve que de te recevoir, de t’accueillir et te de prendre tel que tu es.
Je ne te jugerai pas.
.
Tu es mon autre. Tu es le moi immense que je cherche en vain à toucher du doigt.
Je sais déjà qu’un jour, je viendrai te chercher. Je fouillerai en toi jusqu’à ce que j’y lise comme dans un livre ouvert.
.
Dès lors, j’apprendrai à conjuguer tes désirs et les miens, et à les accorder. Enfin, nous regarderons dans la même direction, toi et moi, en frères aimants et inséparables.
.
Tu es mon autre. Tu es mon inconscient.
.
Et pour l'oubli des verbes imposés, ce n'est pas ma faute mais la tienne: un acte manqué!
.











