Mesdames et messieurs les jurés du jury (pas forcément du Jura), nous sommes ici réunis pour juger ma cliente, pour le meilleur et, espérons-le, sans le pire.

 

Car, avouons-le, ma cliente a commis un crime de nabot minable... mais avant de la pendre haut et court et de sortir le goudron et les plumes, considérez plutôt ceci: condamner ma cliente serait en fait un crime condamnable.

 

Car ma cliente est une femme admirable. Une femme à la beauté sans égal et à l’intelligence sans pareil, mais surtout, une femme à l’esprit vif et à l’humour contagieux.

Sa popularité en est la preuve flagrante. Ma cliente n’est pas n’importe qui! En deux mots, ma cliente, c’est quelqu’un!

 

En vérité, je vous le dis: ma cliente est humaine. Et, bien sûr, personne n’est parfait...

Même si ma cliente est fort proche de la perfection, il lui arrive aussi de faire des erreurs de jugement – espérons qu’il n’y en aura pas d’autres aujourd’hui!

 

En somme, comme vous l’aurez compris, ma cliente a décidé de se représenter elle-même. Donc, je suis ma cliente, et ma cliente, c’est bibi... et comme vous le savez, le client a toujours raison!

 

Je vous laisser méditer là-dessus.